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Tome vingt-neuvième.
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La couleur noire de la choroïde dansl’homme est très-favorable à ce sentiment :ìe principal organe semble demander quefaction de la lumière se termine sur luiauffi-tôt qu’elíe y arrive; or, il est cer-tain que la couleur noire absorbe tousies rayons, & n’en réfléchit aucun, &il semble aussi qu’i'l est nécessaire quefaction de la lumière soit plus forte surí’organe de la vue que par-tout ailleurs :or il est certain que la lumière étant reçue& absorbée dans un corps noir , doit ex-citer une plus grande vibration que danstout autre corps ; & de-là il s’enfuit queles corps noirs sont plutôt allumés par lesverres ardens que les corps blancs. Voyez,

Noirceur.

La situation de la choroïde derriereîa rétine est une autre circonstance à con-sidérer. M. Mery ayant observé la mêmeposition d’un organe principal derrièreun organe médiat dans les autres sens ,en trouva une heureuse analogie. Ainsi,Tépiderme sur la peau est l’organe moyendu toucher ; mais la peau qui est dessousest le principal organe. La même choseest observée pour le nez , les oreilles, &c.

La re'tìne semble néanmoins être uneforte de second organe médiat, qui sertà briser Pimpression trop vive de la lu-mière sur la choroïde , ou à îa conserver.II faut ajouter à cela que la rétine estinsensible, comme tirant son origine dela substance médullaire du cerveau qui Testaussi ; & la choroïde au-contraire est très-feníible , comme tirant son origine deîa pie-mere, qui est certainement sen-sible à un degré éminent. Voyez, Nerf& PlE-MERE. Ce dernier argument pa-rodiant douteux, M. Mery s’engagea deîe prouver ; 'ce qu’il fit devant l’acadtmieroyale , où il montra que le nerf optiquen’est pas composé de fibres comme le fontles autres nerfs ; mais que c’est feulementune foire de moelle renfermée dans unoinal duquel il eft aisé de la séparer CetteírruCtuie du nerf optique, inconnue jus-qu ici, fait voir que la rétine peut n’êtrepas une membrane , mais feulement unedilatation de moelle enfermée entre deuxrnemoranes, & une moelle , qui paroîtîietre pas une substance propre au siégé

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de îa sensation. Peut-être la rétine ne sert-ellé qu’à filtrer les esprits nécessaires pourfaction de la vue; car la vibration parlaquelle la sensation est effectuée , doitse faire sur une partie plus solide , plusferme , & plus susceptible d’ur.e forte &vive impression.

Ruyfoh assure à la page io de son secondtrésor , qu’il a quelquefois remarqué furla rétine des ondes contre les loix de lanature; il les représente dans la figure 19de la 16 e . table , qui est la fuite de ík13'. lettre problématique. Mais fi ce favanç.homme, dit M. Petit le médecin , eûtcoupé quantité d'yeux en deux hémisphè-res , il auroit presque toujours trouvé lamême disposition à la rétine dans ceuxqui ont été gardés deux 011 trois jours ;car cette membrane fuit les mouvemensque l’on fait faire à î’humeur vitrée. E ccomme il n’est presque pas possible osdiviser un œil en deux hémisphères fansdéranger l’hurheur vitrée , îa rétine sedérange aussi , & il s’y forme des plis6e des ondes que l’on peut effacer, enremettant îa rétine dans son extensionnaturelle. II faut prendre beaucoup deprécautions en coupant l’œil ; si l’on veutéviter ce dérangement , l’œil doit êtrefrais, fans quoi on doit trouver ces ondespresque toutes les fois qu’on coups un œiltransversalement, à moins que l’œil n’aittrempé dans quelque liqueur. Hift. de Ca-caácmie des Sciences , anne'e 1716. ( /). J.)

Dissertation fur sirritabilité de s iris ,dans laquelle on démontré par des expé-riences curieuses , que la feule partie delumière qui frappe U rétine > met l’irisen mouvement.

On observe dans les yeux un singulierphénomène. La lumière fait souffrir beau-coup de changement à l’iris, qui cependantreste toujours immobile , par tel autrecorps qu’il soit piqué. On ne croiroit pasun pareil phénomène, s’il n'écoit avérépar l’expérience. Toutes les parties mus-culaires de la machine animale se retirentou trémoussent , quel que soit le corpsqui les frappe. La singularité d’une telleobservation m’a fait naître l’envie del’examiner. Mais auparavant il faut éclair-cir la nature du fait,

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