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Tome vingt-neuvième.
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-2. R É T

L’illustre baron de Halter a démontréle premier, par des expériences qui nelaissent pas de doute , que l’ouverturede la prunelle ne change jamais, quelleque soit Pirriration qu’on fait souffrir àl’iris , soit avec des aiguilles, soit avectel autre corps pointu, ou liqueur acre& piquante que ce soit, c’est-à-dire,l’iris ne s’allonge ni ne se contracte. IIa annoncé cette vérité dans une disser-tation fur les parties sensibles & irrita-bles , pleine de découvertes très-utiles.( Dissertât, fur la senfibïl. ) J’ai aussi vouluessayer les mêmes expériences fur plusieursdifférons animaux, & je fuis parvenu, non-seulement à toucher l’iris avec Paiguille,comme il avoir fait, après avoir percéla cornée , mais j’ai de plus ôté entiè-rement la cornée , de façon que l’iris estrelié à découvert. Je n’ai apperçu aucunmouvement dans la prunelle , après avoirpiqué l’iris dans toute fa largeur avecune pointe fer, & même apiès y avoiramené des étincelles électriques avec uneépingle qui le touchoit,. soit immédiate-ment , soit à travers de la cornée. II nefaut pas croire que Piris perde tout mou-vement quand la cornée est ôtée , & quel’humeur aqueuse est écoulée , quoiqu’i!soit vrai qu’elle ne se meut pas alors avecfa vivacité ordinaire, & que même alorsla prunelle se contracte ; & Piris élargi,plus flasque & moins régulier de contour ,«'appuie fur la lentille crystalline ; mais,malgré tout cela, elle ne perd pas pourlong-tems fa mobilité, & elle est sujetteà s’élargir & se rétrécir par Pimpreffionde la* lumière.

Le savant Haller conclut, d’après sesexpériences, que Piris n’est pas irritablepar l’effet de la lumière ; & pour appuyerson opinion , il observe que quand le nerfoptique a perdu toute sensation , le mou-vement cesse dans la prunelle , même àfaction de la lumière. Mais des expériencesmême d’Haller , Zimmerman avoit tiréune toute autre conséquence ; il dit quede ce que Piris est insensible à la piquûred’une aiguille , on ne peut pas déduireà la rigueur qu’eile ne puisse être irritéepar la lumière , & que peut-être pouria coçuactçr il faut ce corps-ià, & pas

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d’autre. Dissertât, de irritabil.

Les raisons de M. Zimmerman sonCréellement si fortes, qu’elles laissent in-décise la question, si Piris est irritableou non par Paction même de la lumière.

Mais d’ailleurs il ne paroît pas quePargument de Piris , immobile par la pa-ralysie du nerf optique, ou par quelquemaladie de la re'tine , soit bien convain-cant , puisque le savant anatomiste Mec-kel supposoit que dans le glaucome &dans les maladies de la re'tine , Piris étoicincapable de mouvement, â cause dudérangement ou maladie des nerfs ci Pai-res. Qui oseroit assurer que la maladiede la rétine ou de Phumeur vitrée , nepeut aussi changer Pétat de Piris ? Cesparties font très-délicates & trés-voisinesentre elles, & de pareils accidens arri-vent aussi dans d'autres maladies. Peut-être que la sensibilité de la rétine est né-cessaire , pour que Piris se meuve quandelle est frappée par la lumière, commele sang des artères est nécessaire dans lesmuscles , pour remuer leurs fibres dansle mouvement volontaire, fans que ce-pendant ce sang en soit la cause , puis-qu’il ne fait que mettre le muscle enétat de se contracter selon la volonté dePhomme ; de même la sensibilité pourroitêtre nécessaire dans la rétine & dans lenerf optique, pour mettre Piris en étatd'être remué parla lumière , de façon quela sensibilité ceíïànt dans les deux pre-miers , Piris aussi n’en soit plus susceptible.

Les mêmes raisons qui font douter sil’iris faine & dans son état naturel , estirritable par l’attouchement immédiat dela lumière , peuvent aussi servir contreM. Mariotte & contre les, partisans deson opinion ( Voyez, les Ouvrages de Ma-riotte , édit. d'Hol. le Cat). IÍ croit quePiris est une production ou allongementde la choroïde ; que celle-ci est un tissude filamens nerveux ç que ces filamensfont à Piris & qu’elle en est composée.11 suppose même que la membrane cho-roïde est P organe de la vue , que Pamau-rosis ou goutte sereine, & les maladiesde la rétine & du nerf optique, fontvraiment des maladies de la choroïde çque flirts- le- meut, parcs que la çhoroïda