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est sensible, & que quand celle-ci -neTest plus, l’iris aussi demeure immobile,malgré qu’elle soir directement frappéepar la lumière. D abord il n’est pas sûrque l’iris naisse de la choroïde , & il n’estpas vrai que celle-ci soit tiílue de nerfs ,parce que les ciliaires qui vont s’entre-lacer dans l’iris, n’entrent pas dans lacomposition de la choroïde j mais la tou-chent feulement en passant entr’elle &_la sclérotique, & enfin le vrai organede la vue n’est pas dans la choroïde ,mais dans la rétine. Mais quand mémeon scroit d’accord que la vue réside dansla choroïde , il ne s’enfuivroit pourtantpas que l’iris sain n’est pas affecté par lalumière, parce que, quand la choroïdeest dérangée , il faut que l’iris , que l’onsuppose sa production le soit aussi , ou en-tièrement, ou dans ses parties nerveuses.
Après tout cela , & beaucoup d’au-tres réflexions, il me paroît encore in-décis fi l’iris, dans son état naturel, estirritable ou non par l’effet de la lumière( De fenfib. & irrltMl. epi/î. Bon. 1757 )•J’étois confirmé dans mon doute par l’au-torité du savant M. Laghi , qui méme ,après les expériences contraires de M. deHaller , a soutenu , aussi-bien que Zim-merman , Witt & Mekel , & tous lesanatomistes, qu’elle est irritable. J'envoulus donc rechercher la vérité par lesexpériences suivantes , dont je ne feraiqu’un récit abrégé , en laissant aux autresle soin d’en tirer les conséquences qui ce-pendant me paroistent décisives.
Je fis un cône ou cartouche de papier,dont l'ouverture du côté de la pointen’excédoit pas une demi-ligne de Paris ;je le teignis, de noir au-dehors & au-dedans , pour qu’il absorbât la lumière ,& qu’il ne fût pas transparent ; ce qui au-ioit pu gâter l’expérience. Au plus largeorifice , ou à la base de ce cône , je collaisâpier en travers qui débordoic de touscotes, teint aussi en noir , avec une ou-verture de même largeur que la barre ducône , d par laquelle la lumière pouvoirímtrer librement. A. l’orifice plus largej’approchai une bougie, do façon que lesrayons pouvoient directement passer partt peut trou x 2 c parvessir jusqu’à l’gejl,
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fans que la lumière éparse à l’entour, in-terceptée par le papier transversal , pût yparvenir de méme : ainsi, non-seule-ment l’œil , mais toute la tête del’ani-mal , restoit dans l’obscurité , Lc ne pou-voir recevoir d’autres rayons que ceux quisortoient par le petit trou de la pointe.J’avois exprès apprivoisé un chat, sur l’irisduquel je fis tomber les, vifs rayons quis’échappoient à travers la petite ouverture.Tout en bon état qu’étoit Tiris , & par-faitement susceptible de ses mouvemensordinaires x il ne se remua aucunementdans toutes les reprises innombrables queje répétai cet essai : il parut toujours éga-lement immobile , dans telle de ses par-ties que je fisse tomber les rayons , &méme en leur faisant parcourir , avecgrande célérité , son contour. Mais lors-. que la lumière tomboit sur la prunelle ,l’iris se contractoit soudain , & toujoursil en arrivoit de même. Quand je diri—geois la lumière à la prunelle , je prenoisgarde qu’il n’en tombât aucun rayon socl’iris. La prunelle étoit ordinairementlarge de deux lignes , & le faisceau derayons pas plus d’une demi-ligne. Cetteexpérience , plusieurs fois répétée & tou-jours constante , prouve évidemment yscion moi , que l’iris est mis en mouve-ment par cette feule partie de lumière quipastè à travers la prunelle , Lc va au fondde l’ceil , & non par la lumière extérieurequi frappe l’iris , quelque sain & en boaétat qu’il soit.
Mais comme le premier cône étoitgrand , & en conséquence mal - aisé àmanier , j’en substituai un autre d’un usageplus facile & plus sûr : c’étoit un côneplus court, plus large de base , de cartonléger , avec une bande à fa base du mémecarton , sor laquelle étoit posée la bougie ydont la meche répondoit juste au grandorifice. Le trou d’en haut n’étoit pas pluslarge que de trois quarts de ligne. Aveccette petite machine, très-aisée à manier *j’ai répété plusieurs fois les mêmes expé-riences , & j’ai fait tomber les rayons furtoute la largeur de l’iris, sens toucher dla prunelle. Elle ne se contractoit jamais ,si ce n’est quand les rayons sortoient pairhasard des bornes de l’iris > & paffoieu»