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are antre convexe des deux côtés , oefaçon que le foyer ou la réunion des rayonsfortoit tout juste hors de la pointe du cône.La lumière y étoit il vive , qu'on ne pou-voir pas l’endurer fans douleur , de façonque le chat entroit en fureur & eífayoitde iréechapper toutes les fois que je fai-fois tomber cette lumière fur fa prunelle.Je fis avec cette machine les mêmes expé-riences que ci-destus , & je vis constam-ment que la lumière qui atteint le fondde l’œil , est la feule qui fait rétrécir laprunelle , & que quand la lumière frap-poit î’iris , la prunelle étoit immobile ,& l’animaí ne donnoit aucune marque desensation douloureuse. La même chosearriva , quand je fis usage d’une petitelentille de microscope adaptée à la pointed’un cône, laquelle donnoit un petit foyer,mais d’une lumière très-vive & perçante.
J’ai répété toute cettelongue fuite d’ex-périences en me servant de la lumière dusoleil , introduite dans une chambre parun seul petit trou. Les effets font lesmêmes > si ce n’est que les mouvemensde la prunelle font plus grands qu’à la lu-mière de la bougie.
Ce que j’ai essayé fur le chat, l’a étéaussi fut un chien & fur les yeux de quel-ques-uns de mes amis , & les observa-tions & les résultats ont toujours été lesmêmes.
Je crois être en droit de conclure fansexception que l’iris n’est pas irritable patla plus vive lumière extérieure , maisqu’il fe meut uniquement, quand la lu-mière par la prunelle va jufqu’au fond del’œil : & puisque le crystallin , l’humeurvitrée , & tout ce que la lumière ren-contre fur fa route jufqu'à la rétine estincapable de sensibilité & d’irritabilité , ondoit auífi convenir que tous les mouve-inens de l’iris qui fe remarquent en con-séquence de la lumière, naissent de sonaction fur, J’intime organe de la vue.
Ces vérités que j’ai établies par despreuves diiectes & décisives , concou-rent admirablement à expliquer plusieursmaladies singulières de l’œil , maladiesqu on n a -as íu connoisre à fond jufqu’àprcient, ix qui font même inexplicablesúans 1 ancienne hypothèse far les mouve-
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mens de î’iris ; aussi ces mêmes maladiespeuvent servir à confirmer de plus en plusles vérités que je viens d’établir. C’est unfait aítèz connu , que dans les amaurofesou gouttes sereines, quand le principe dumal réside dans le nerf optique, l’iris perdtoute forte de mouvement, de façon queles chirurgiens admettent son immobilitépour indice certain du dérangement deí’organe de la vue. Dans les cataractes aussiquand le mal réside dans le crystallin , laprunelle perd un peu de son mouvement,& elle fe perd en proportion de la plusgrande dilatation de l’opacité fur le crys-tallin ; aussi quand l’humeur vitrée fetrouble par le glaucome (maladie très-grave de l’œil ), l'iris reste en partie &fort souvent entièrement immobile. Sidonc la prunelle n’est pas mise en mouve-ment par cette lumière qui frappe l’iris ,mais fe rétrécit 011 s’élargit par le moyendes rayons qui parviennent jufqu’à l’or-gane de la vue , qui est capable d’irritabi-lité , il en faut nécessairement conclureque dans l’arnaurosis , quand la rétine ou.le nerf optique font affectés , elle doitrester immobile. De même dans les cata-ractes , moindre est la lumière qui peutparvenir au fond de l’œil, moindre doitêtre son mouvement ; mais plus le crystal-lin devient opaque , moins de lumière peuttrouver passage , ainsi l’iris doit en consé-quence être moins mobile. Dans le glau-come , fi toute l’humeur vitrée devientopaque , l’iris devient immobile ; car toutpassage est bouché aux rayons de la lu-mière , ou s’il en paste encore quelques-uns , elle fe ment aussi en proportion :ainsi les mouvemens des prunelles doiventêtre proportionnés , & à la sensibilité quireste dans l’organe , & à la quantité delumière qui peut parvenir jufqu’au fond del’œil.
De f état naturel de l’iris , & de la pro-duction des mouvemens dans {"iris , parla lumière qui frappe la rétine.
Lo. fque la rétine est frappée par lalumière , on voit l’iris fe mouvoir , & laprunelle fe rétrécir à la lumière trop vive,& s’élargir iì elle .est moindre. 11 y a doncJ une cause de ce mouvement & de ccttû