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miere de lune. I! compare ensuite î’efpaceéclairé par le rayon primitif, & le largechamp qu’il occupe quand il est éparpillé &raréfié , & il mesure ainsi Tune & î’autrelumière. Mais qui est-ce qui peut dire quela lumière agit fur les corps avec une forceproportionnée à sa quantité ; qu’en raisonégale elle éclaire les objets? On peut encoremoins mesurer la sensation réveillée dansl’œil par ses rayons , n’y ayant aucune re-lation entre la lumière & faction d’un nerfqui sent dans le cerveau. On doit observerqu’à peu de distance du foyer du miroirardent, on restent à peine la chaleur de lalumière tn plaçant la main fur les rayons,& le thermomètre fait à peine le plus petitmouvement, pendant que dans !e foyertout se fond , se brûle & Te vitrifie dans unmoment. Si ia proportion supposée exifloit,la force devroit s’accroître en raison del’approche du foyer , & pourtant elle s’ac-croît sans mesure. Si donc la lumière dusoleil accroît fa force beaucoup plus qu’enproportion de ses rayons , je ne fau roisdéterminer combien elle est plus forte quela lumière de la lune ; mais elle Test tou-jours beaucoup plus que ce qui a été fi*épar le calcul énoncé. Eh ! que pourroit-ondire de !a sensation fur la rétine , & desobjets plus ou moins clairs pendant le jourou pendant la nuit ? II ne faut pas confon-dre ici quatre choses absolument séparées ,les rayons en petite ou grande quantité ,forts oufoibles , les objets clairs ou obscurs,îa vue bonne ou mauvaise.
Keponse aux objections. On démontre aufjìque lu respiration & l éternununt sonttous des mouvement volontaires.
II ne suffit pas d’avoir démontré les vé-rités établies, il faut résoudre les dif-ficultés qui, ourroienc être faites avec quel-que apparence de raison. On pourroit op-poser que la prunelle rétrecie à une grandelumière , & dilatée à une petite , donneà croire que le rétrécissement est son étatviolent , puisque , pour qu’il s’ensuìve ,
?! faut une foi ce violente & extérieure,pendant que la dilatation , qui arrive parla privation de la lumière , doit être sonétat naturel : mais on prend ici pour causece qui n’est que simple occasion, 11 arrive
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que îa prunelle se dilate quand la îumierïest foible , parce que i’animal veut voir ,& il a éprouvé par l’expérience , qu’il luifaut élargir îa prunelle. II lésait & il l’a faitun nombre infini de fois depuis son enfance,,de façon que cela lui est devenu un mouve-ment d’habitude auquel il s’est accoutumé,par un long exercice , dans le besoincontinuel de voir. Si la lumière est tropfoible pour bien voir , il faut dilater laprunelle & en recevoir une plus grandequantité. 11 est vrai que l’animal en ignoreia raison physique , mais il voit p 1 us clairenfailânt ainsi , & cela lui suffit. Trop delumière occasionne au contraire deuxmaux ; un sentiment de douleur dans larétine , & la vue confuse : ainsi !a pru-nelle se rétrécit pour éviter la douleur oupour mieux voir.
Une autre difficulté naît de ce que notisvoyons la prunelle très-dilatée dans lesmorts & dans les animaux tués depuis peu :elie est alois si large , qu’à peine apper-çoit- on l ins. Cela pourroit faire croireque l’érat naturel de la prunelle est fa di-latation & non son étrécissement ; car lamort , entraînant le dernier repos de tousles mouvemens , paroît par-là dissoudretoute contraction violente , en forte quetout retombe dans son état nature! dsrepos. Premièrement ce fait n’est pas tou-jours aussi vrai qu’on le raconte. J’ai déjavu le contraire fur plusieurs animaux ; &Winsto'v avoir déja remarqué , dans lescadavres humains, la prunelle médiocre-ment rétrecie, quelquefois beaucoup , maisjamais dil. t’e. Ces observations ont étédéja citée.* par Mcrgagni pour les opposerà M. Meiy. J ai moi même observ ' que lesprunelles des morts de maladie étoientpour la pl ’part r 'trecies , dilatées dans utspetit nombre, & da’s les autres ni dila-t es ni rétrécies. Riais quand même lesprunelles de tous les cadavres feraientd datées, je répondrais avec Morgagni ,que !a prunelle Jargie des morts, ne prouvepas la dilatation naturelle , comme lespaupières qui restent ouvertes après îedécès, ne prouvent pas qu’une force ani-male les tienne ouvertes pendant la vie,
& on n’en conclut jamais que ce soitleur état naturel 3 car on siut d’aillcuxç