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Tome vingt-neuvième.
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pas susceptibles d’im nouveau mouve-ment , & il n’y auroit pas à s’étonner siî’on ne réuísissoit pas. Mais on ne peutpas assurer par-là qu’il soit absolument im-possible de les mouvoir à notre fantaisie,& de vaincre ainsi cette habitude invé-térée.

Ainsi pour forcer les Stahliens au silen-ce , il ne suffit pas de dire que nous nesavons ou nous ne pouvons faire certainsmouvemens malgré tous nos efforts , &qu’ainsi les organes ne dépendent pas dela volonté. On répondra toujours qu’onn’a pas pris Phabitude d’exercer ces orga-nes à d’autres mouvemens , qu’à ceuxauxquels ils ont été dressés par un usagecontinuel, & qu’il n’y a pas à s’étonner ;en conséquence si l’on ne réuffit pas à ré-primer les mouvemens ordinaires, ou àen faire de nouveaux , on pourroit , jecrois , établir une réglé nouvelle pourdistinguer les mouvemens involontaires ,& de pure nécessité de la vie, de ceuxqui font spontanés & de Pâme. On faitgénéralement que tous les muscles quifont les mouvemens volontaires , se reti-rent iorsqu’on pique ou qu’on preste leursnerfs. Le cœur , au contraire , les intes-tins & la vesse ne se meuvent aucune-ment si on pique leurs nerfs , ou si l’onirrite & si l’on perce avec des aiguilles lecerveau & la moelle de l’épine , comme,je l’ai souvent essayé. L’ame pour mou-voir les organes met en œuvre les nerfs ,& le fluide très-fubtil qui les remplit ;elle s’en servirok ainsi , & dans le cœur& dans les viscères , si c’étoit elle qui lesmît en mouvement , & leurs nerfs étantstimulés, ils devroient fe remuer ; ils ne lefont pas, donc leur mouvement est pure-ment méchanique , n’est pas arbitraire &moins encore habituel. II est aussi trés-sûrue les viscères ne font pas mus par leuide nerveux , comme les autres mus-cles , puifqu’ils ne font remués ni par !avolonté ni par la piquûre du nerf; ainsidonc les parties en général qui font entié-rement indépendantes de Pâme, ou n’ontpas de nerfs, ou font organisées de façonque les nerfs qui s’y trouvent font incapa-bles d’y produire aucun mouvement. Cesvjíçepes ç'tant fpurcís de fibres irritables

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devront fe mouvoir par leur forme & parles choses externes qui les touchent & lespiquent, quelque différentes qu’elles soientdu fluide nerveux ; ainsi l’urine fait rétré-cir la vessie ; Pestomac & les intestinsfont mus par les alimens , & le sang desventricules fait battre le cœur.

Je crois donc que les animaux en bonétat de santé n’ont aucun organe remuépar mouvement méchanique, & qui puiflèdans le même tems servir à 3a volonté,11 ne faut oublier les savans physiciens( Stïoemio , Boerhaiv; , Ambèrger , Mar-tin Ludwig , Zìnn. ) & leurs différentesopinions fur la respiration ; les uns ontimaginé qu’après l’expiration, ies espritsanimaux forçoient les muscles à fairePinspiration ; les autres ont attribué ceteffet à d’autres causes. Mais de toutefaçon, si la respiration étoit involontai-re , après l’expiration on devroít repren-dre haleine malgré foi-même ; car Pâmene peut pas empêcher le cours des mou-vemens nécessairement produits par uitchoc méchanique , comme ils le feroient,selon l’hypothese de ces savans. On peutvoir , quand on voudra, la vérité de ceque 'savanes ; on n’a qu’à piquet quelquemuscle volontaire ou le nerf qui y abou-tit , nous avons alors beau vouloir le con-tenir , il faut que le muscle s’y retiremême malgré nous. Le muscle enfin nepeut ne se pas mouvoir toutes les foisquale fluide nerveux fe met dans un étattel que la contraction doive s’ensuivre;on voit cela dans les convulsions qu’onne peut pas supprimer ; & quand il ar-rive qu’on les retient, cela provient dece qu’elles font si foibles & si languis-santes , que les muscles qui s’oppoí'ençpar des mouvemens contraires , préva-lent , forcés par la volonté d’agir plusefficacement où il y a plus de besoin dsrésistance La convulsion alors ne cessepas , parce que le fluide qui la réveilleest retenu, mais parce qu’aiiieurs lesforces qui suffisent à supprimer la con-vulsion se sont accrues. C’est un fait sûrqu’après l’expiration, tous les musclesqui doivent dilater la poitrine restent re-,âchés, mous & cédans, & on ne dé-couvre en eux aucun effort de se cos»