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qi.i sont frappés d’une vive lumière , eniortant des ténèbres, éternuent quelque-fois , & au tems même d’Aristote , onavoir remarqué que quand on regardoitle soleil ou autre corps lumineux , on éter-nuoit aisément. On ne voudra pas, j es-pere , avoir recours avec Willis aux nerfsciliaires de l’iris, dérivés du même troncque ceux qui vont aux narines ; car quandla lumière ne parvient ou ne se sent pasfur la rétine , on n’éternue plus, commeil arrive aux aveugles par glaucome, gouttesereine, ou opacité de l’humeur cristal-line , malgré que la lumière frappe l'iris.M. Slop de Trente , mon respectable ami ,est un de ces hommes qui éternuent ,frappés par la lumière, même quelque-fois il fe tourne exprès vers le soleilpour le faire plus aisément , quand il ales narines irritées par quelque chose :à ma priere il s’appliqua fur les yeux unemachine qui couvroit seulement la pru-nelle , laissant l'iris exposé à la lumièredu soleil , & alors il n’éternuoit plus (a) ;& si l’éternument provenoit de l’irritationde l’iris, il auroit dû s’être réveillé routesles fois que je l’ai irrité fur les animauxavec des piquâtes d’aiguille , & mêmeavec les étincelles électriques ; ainsi donc,de ce qu’on n’éternue jamais si la rétinene sent pas , & de ce qu’il n’y a aucunecommunication de la rétine à l’iris , ilfaut en conclure que l’éternument est vo-lontaire. Si c’est donc le sentiment qui faitéternuer , car on n’éternue plus , quand onne sent plus, il faut que ce soit la volontéqui nous détermine à éternuer ; & quandon le fait par l’occasion de la lumière , i! sefait peut-être sur la rétine une impressionanalogue en quelque sorte à celle quefont les odeurs fur les narines ; & Meckelmême , tout persuadé qu’il est de l’hy-pothese contraire , en doute dans ce cas.
^ Il est d ailleurs prouvé que la rétinen . a r aucune communication avec l’iris •ainsi la lumière ne peut être cause ,
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mais seulement occasion de l'éternument ;donc la vraie cause est la volonté. Onéternue , si on ressent de l’irritation dansles narines ; à peine cette sensation im-portune est-elle ceíTée , qu’on perd auHl'envie d’éternuer. On sait parexpéiiencele moyen de chasser des narines ce qu!nous inquiété par un souffle impétueux;ainsi on dilate la poitrine pour recevoirbeaucoup d’air; on abaisse le diaphragme,on éternue ensuite tant que dure le cha-touillement dans le nez : on peut mêmesupprimer l’éternument quand il est com-mencé , en réveillant un nouveau senti-ment qui surmonte la premiere irritation ,on n’a qu'à comprimer les deux anglesdes yeux vers les narines , ou les frot-ter rudement, l’inspiration commencées’arréte , les côtes s’abaissent peu-à-peu ,& le diaphragme remonte à fa place fansaucune violente expulsion d’air & fansla contraction des muscles de la poitrine& d u bas-ventre ; que si l’éternumener/étoit qu’un consensus méchanique de cesnerfs, toute la pression des doigts neferoit jamais que les muscles de la poi-trine ne se retirassent, parce que en com-primant le nez quand le choc des nerfsest déja arrivé , on n’arrête pas le fluidenerveux de façon qu’il n’accoure pas auxmuscles ordinaires.
L’éternument ressemble aux autresmouvemens volontaires, & est différentdes chocs méchaniques qui se font im-médiatement sur le nerf ou sur la fibre,parce que les muscles se contractent & serelâchent soudain ; mais dans le cas de l’é-ternument on voitau contraire la poitrineélevée peu-à-peu par les muscles fe sou-tenir ainsi quelque tems ; & l’homme re-prenant nouvelle haleine, on voit la poi-trine s’élever encore jusqu’â la plus forteinspiration ; & les muscles ne fe relâchentpas plutôt , que la poitrine soudain re-tombe , & la même chose arrive au dia-phragme ; & voilà précisément le moyen de
n ^’ ar °' etra . n 8 e que Mârtm Schook ait soutenu dans son ouvrage D c sternuta'ione , Amfl. 1664 ,nnrinp. T^íPn 6 * 611111601 a u . m l? re k font parce qu’elle va directement frapper la membranesoleil narre'nni U í tC . autel l r des ’falauies des femmes paroît supposer aussi qu’on éternue souvent autom.lí P /. 229 ) a unuere â'appe si raenwrano interne des narines. {.Traitédes maladies da femmes ,
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