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férentes sortes de machines faites de car-ton , de baleine, d’étain , Pour re-mettre les os tortues dans leur dnechonnaturelle , on se sert de botines defer blanc pour redresser les jambes, onmet auffi en usage une croix de fer pourcomprimer les épaules, lorsque les en-fans deviennent bossus. Vtycz, fig. 2..PI. VI.
Les bains froids fervent aussi dans cettemaladie ; ce qu’il faut faire éprouver auxenfans avant que les nœuds soient abso-lument formés, & pendant les mois deMai & de Juin , en les tenant deux outrois secondes dans l’eau à chaque im-mersion.
Quelques-uns se servent de liniment derum, eau-de-vie tirée du sucre, & d’huilede palme ; & d’autreí d’emplâtres de mi-nium & d’oxicroceum que l’on appliquefur le dos, de sorte que l’on en couvrel’épine entiere. On se sert aussi de fric-tions fur tout lé corps, que l’on fait avecun linge chaud devant le feu , sur-tout àla partie affligée ; l’huile de limaçon est en-core sort bonne pour cette maladie. On tirel’huile de ces animaux en les pilant & lessuspendant dans un sac de flanelle, & onenduit les membres & l’épine du dos dumalade avec cette huile. Tout ce qui vientd’étre dit est traduit de Chambers. On acru devoir conserver ce qu’on pense enAngleterre d’une maladie qui y est très-commune , & qui paroît y avoir pris sonorigine il y a une centaine d’années.
Le rhachitis est une maladie particu-lière aux enfans, qui coníiste dans unamaigrissement de toutes les parties /ducorps au - dessous de la tête, dans unecourbure de l’épine & de la plupart desos longs , dans un gonflement des épi-physcs & des os spongieux , dans lesnœuds qui sc forment à leurs articula-tions , dans une dépression des côtes dont
es extrémités paroissent nouées , dansun rétrécissement de la poitrine , & dansun épuisement & une espece de rétré-cissement des os des îles & des omopla-tes , pendant que la tête est fort grosse& que le visage est plein & vermeil Leventre est gonflé & tendu , parce que lesoie St la rate sont d’un volume conlidé-
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table. On remarque que les enfans qui ensont attaqués, mangent beaucoup , &qu’ils ont l’esprit plus vif & plus péné-trant que les autres ; & enfin , quand onouvre ceux qui en meurent, on trouveque les poumons adhérons à la plevre fontlivides , skirrheux , remplis d’abseès , &presque toutes les glandes conglobées ,gonflées d’une lymphe épaisse.
Glisson , fameux médecin anglois, pré-tend que la courbure des os arrive par !amême raison qu’un épi de blé se courbedu côté du soleil, ou qu’une planche, dupapier , un livre & autres choses sembla-bles se courbent du côté du feu , parceque le soleil ou le feu enleve quelques-unes des parties humides qui se rencon-trent dans les pores- de la surface oppo-sée ; ce qui fait à l’égard de ces surfacesce que seroient. plusieurs coins de boisque l’on mettroit dans les séparations despierres qui composent une colonne ; car fitous les coins croient du même côté , lepilier ou la colonne se courberoit du côtéopposé.
Voulant faire T application de cet exem-ple à la courbure des os , il dit qu’ils secourbent lorsque la nourriture se porte enplus grande abondance d’un côté que d’au-tre ; parce qu’un côté venant à s’enfler ,& à croître considérablement, oblige lasurface opposée à se courber : c’est pourcette raison que le même auteur ordonnede frotter le côté courbé d’huile péné-trante & de linges chauds, pour rappellesla nourriture dans cette partie, & faireentrer dans ces pores des particules nour-ricières pour allonger ces fibres ; & pourfavoriser cet ester , il veut qu’on appliquedes ban dages & des attelles aux côtés op-posés à la courbure.
Ce système de Glisson a été réfuté parplusieurs auteurs. On ne connoît aucunecause qui puisse produire une distributioninégale de la nourriture dans quelque os ;& l'on voit que , contre cette opinion ,les os se courbent du côté où ils devroientrecevoir le plus de nourriture.
Mayoxv propose un système tout diffé-rent , où il dit que dans le rhachîtis, lescordes tendineuses & les muscles font des-séchés ôt raccourcis faute de nourriture ,