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Tome vingt-neuvième.
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à cause de la compression des nerfs de lamoelle de l’épine qui se diílribuent â cesorganes ; que par conséquent dans leursdifférentes contractions , ils font couFberles os ; de même qu’une corde attachéeà i’cxtrémité du tronc d’un jeune arbrel’obligeroit de se courber à mesure qu’ilcroîtroit.

On a fait quelques obje-ctions à ce sys-tème que M. Petit adopte dans son traitédes maladies des os ; mais à la réfutationde ces objections , par laquelle il prouveque la courbure des os dépend de la con-traction des muscles , il ajoute que fansleur mollesse Us ne pourroient te cour-ber. M. Petit explique la courbure de cha-que os en particulier par la contraction desmuscles qui s’y attachent, la pesanteur ducorps & leur courbure naturelle , troiscauses qui ne peuvent agir qu’autant queles os seront mous.

La mollesse des os étant la cause oc-casionnelle de leur courbure, il faut re-chercher la cause de cette mollesse dansl’altération des humeurs nourricières, quine peut être produite que par le mau-vais usage des choses non - naturelles.Voyez , Choses non-naturelles.

Les causes primitives qui paroissentpouvoir agir fur les enfans en altérantleurs humeurs, peuvent se réduire à cinq ;savoir, les régions & les climats dífïe-rens, les dents qui doivent sortir ou quisortent, les vers auxquels ils font sujets ,le vice du lait & des autres alimens , &le changement de nourriture quand on lessevré. M. Petit explique fort au long com-ment ccs différentes causes contribuentau vice des humeurs, qui détruisant laconsistance naturelle des sucs nourriciers ,produit la mollesse des' os. L’actìon desmuscles & la pesanteur naturelle du corpsagistent principalement sur sépine à causede ía courbure naturelle ; les nerfs de lamoelle de l’épine font comprimés , &c’est à cette compression qu’on peut at-tribuer tous les phénomènes qu’on remar-que dans cette maladie. M. Petit répondà toutes les objections qu’on peut fairecontre fa théorie ; &: cet auteur finit Par-tiels de rhaclùtìs , en disant que s’il s’estétendu beaucoup plus fur les causes &

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fur l’-expîication des symptômes que furles formules, c’est qu’il est persuadé queles maladies qui font bien connues indi-quent elles - mêmes le remede qui leurconvient. On voit par ce qui a été dit,qu’on peut prévenir cette maladie en pre-nant autant qu’il est possible des précau-tions contre les causes qui la produisent,& qu’on peut la pallier & la guérir mêmeentièrement, en s’attachant à bien dis-cerner la cause pour la combattre par lesmoyens que le régime & les remedesfournissent contre elle. ( T )

RHACOLE , f. f. ( Médec. ) relâche-ment de la peau du scrotum , sans qu’ily ait des corps contenus ; indispositionqui défigure la partie.

RHADAMANTHE , ( Mytbol. ) Rh«-damanthus ; un des Prois juges des enfers,frété de Minos , fils de Jupiter & d’Eu-rope. II s’acquit la réputation d’un princed’une grande vertu. Après s’êcre établidans quelqu’une des îles de l’Archipelfur les côtes d’Asie , il y gagna tous lescœurs paf la sagesse de son gouverne-ment. Son équité & son amour pour lajustice lui valurent l’honneur d’être undes juges des enfers , où on lui donnapour son partage les Asiatiques & lesAfriquains. C’est lui , dit Virgile, quipréside au tartare , où il exerce un pou-voir formidable ; c’est lui qui informedes fautes , & qui les punit ; il forceles coupables de révéler enx-mêmes leshorreurs de leur vie , d’avouer les cri-mes dont ils onc vainement joui , & dontils ont différé l’expiation jusqu’à l’heuredu trépas :

Gnoffìus hccc Rhadamanthus habet durisìma relu*Cafligatque auditque dolos , fubìgitque faterì ,

Qjiez quis apud superas , furto lœtatus inaniDistuht in scrum commijjk piacula mortem.

JE neid. hb. Fl.

Cependant le poéve n’offre RhadamA*‘tbe que comme un juge éclairé qui in-flige des peines ; & au hasard de dé-plaire à Auguste , il ne s’est pas contentede jetter des fleurs fur la tombe de Ca-ton , il le peint à la place de Rhd*“nuinthe , donnant seul des loix aux heu-reux habitans des champs élysées :

ì. Secretosque pios his dantem jura Calonem.