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sonne n’ait tâché de connoître exactementune plante dont on use tous les jours ,ct qui est d’un grand revenu. La des-cription du P. Parennin, quoique fortVantée dans {'histoire de s académie desSciences, ann. 1726, laisse beaucoup dechoses à désirer , n’est même qu’une co-pie de ce que le P. Michel Boym enavoir publié dans fa flora finenfis , im-primée à Vienne en Autriche en 1656in - fol.
Selon la relation de ces deux peresjésuites , le thai-hoam , ou la rhubarbe ,croît en plusieurs endroits de la Chine ;la meilleure est celle de Tie - chou en jcelle qui vient dans la province de Xaníi& dans le royaume de Thibet, lui estfort inférieure. II en croît aussi ailleurs,mais dont on ne fait ici nul usage.
La tige de la plante est semblable auxpetits bambous , elle est vuide & très-caíìânte ; fa hauteur est de trois ou qua-tre piés, & fa couleur d’un violet obs-cur. Dans la seconde lune , c’est-à-direau mois de Mars, elle pousse des feuilleslongues , épaisses, quatre à quatre furune même queue , & posées en se re-gardant ; ses fleurs font de couleur jaune ,& quelquefois violette. A la cinquièmelune , elles produisent une petite semencenoire , de la grosseur d'un grain de millet.A la huitième lune , on arrache la plante ,dont la racine est grosse & longue. Cellequi est la plus pelante , & la plus mar-brée en-dedans , est la meilleure.
Cette racine est d’une nature qui lafend trcs—difficile à sécher. Les Chinois ,ípiès savoir arrachée & nettoyée , lacoupent en morceaux d’un ou de deuxpouces, & la font sécher sur de grandestables de pierre , fous lesquelles ils allu-ment du feu ; ils tournent & retournentces tronçons jusqu’à ce qu’ils soient biensecs. Comme cette opération ne suffit paspour cn chasser toute shunudité , ils fontun trou à chaque morceau de racine ,puis ils enfilent tous ces morceaux enforme de chapelet, pour les suspendre àla plus forte ardeur du soleil , jusqu’à cequ’ils soient en état d’être conservés fansdanger de se corrompre.
L’biver est le meilleur tems pour tirer
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la rhubarbe de la terre, avant que lesfeuilles vertes commencent à pousser,parce qu’aîors le suc & la vertu sont con-centrés dans la racine. Si on la tire dela terre pendant l’été , ou dans le temsqu’elle pousse des feuilles vertes, non-seulement elle n’est pas encore mûre,& n’a point de suc jaune , ni des vei-nes rouges, mais elle est très-légere,& par conséquent n’approche point dela perfection de celle que l’on retireen hiver.
On apportoit autrefois la rhubarbe de laChine par la Tartarie à Oîmuz ct à Alex,de-là à Alexandrie, & enfin à Venise,Les Portugais l’apportoient fur leurs vais-seaux de la ville de Canton , qui est unport célébré où se tient un marché de laChine. Les Egyptiens l’apportoient aullià Alexandrie par la Tartarie ; présente-ment on nous l’apporte de Moscovie , carelle croît abondamment dans cette partiede la Chine qui est voisine de la Tarta-rie. Les petites variétés de couleur qu’ontrouve dans la rhubarbe qui vient direc-tement de Moscovie , d’avec la rbubítbtqui nous arrive par le commerce des In-des orientales , ne procedent que de ceque celle de Moscovie est plus nouvelle;car elle prend, en la gardant, la mêmecouleur , la même consistance & le mêmegoût que celle qu’on reçoit par mer.
On a envoyé de Moscovie en Franceune plante nommée par M. de Justieti,rhabarbarum folio cblotigo , crifpo, unit-lato , flabellis jparfis . Cette même planteavoit déja été envoyée du même pays ei>Angleterre , pour être la vraie rhuhibtde la Chine , & M. Raud la nomma,lapatbtm bardant folio undulato, gl^ruLa maniéré dont cette plante fructifie, f altjuger que c’est une véritable espece «rhubarbe de la Chine ; car non-seulementelle a été envoyée pour telle, mars e»'core les graines de cette plante, sem-blables à celles de la vraie rhubarbe $M. Vandermonde , docteur en Médecine,avoit envoyée de la Chine , ne perm^*ter.t pas d’en douter : ajoutez que b ygure; des racines de ces deux plantes ,couleur , I’odeur & le goût, s° rtl Tjcette opinion. On a élevé la plantes