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Tome vingt-neuvième.
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RHO

tjuí commence par un bout sort mince,& finie par une grosse têt|.

Tel est ce vers d’Homere :

íi panas Árpíií'i\ ■ptttpuytns o’A/Sfsí' alpin.

ou celui-ci d’Aufone :

Spts Dcus aternœ flationis conciliator.

RHOPALOSIS , f. m. ( Med. anc. )î>WA»«-ir ; état des cheveux, consistanten ce qu’ils se mêlent & se collent lesuns aux autres. 11 ne faut pas confondrece fimple entrelacement des cheveux ,exprimé par le mot grec rhopalofis , avecla plique , maladie épidémique & singu-lière en Pologne , où les cheveux collésforment un spectacle monstrueux , répan-dent du sang quand ils se rompent, ouqu’on les coupe , & où le malade est at-taqué de grands maux de tête , & courtquelquefois risque de la vie. ( D. J. )

RHOPOGRAPHE , s. m. ( Peint. )peintre qui ne fait que de petits sujets ,des animaux , des plantes, &c. Ce motvient du grec /«a --5 , ramentarìa , raclu-res , petites branches , & ypaçv , je peins.

RHO S, ( G'ogr. anc. ) peuples deScythie. Ils habitoient au septentrion dumont Taurus , selon Cédrene & Curo-palate, cités par Ortélius, qui croie quece font les mêmes que les Ruflì. (D. J.)

RHOSCHAC , ( Geog. mod. ) en latindu moyen âge Rbofagum, bourg de Suisse,dans le domaine de l’abbaye S. Gall, fur-ie bord du Lac de Constance, vis-àvis-de Lindav, dans une agréable situation& un terroir fertile en vins. Ce bourg•est si grand qu'il peut aller de pair avecplusieurs bonnes villes. Dans le dixiemesiécle l’empereur Othon lui donna les pri-vilèges de foire , de péage & de monnoie.II s’y fait beaucoup de commerce engrains, bétail, toiles & vin. ( D. J. )

J RHOSOLOGIA, ( Ge'og. anc. j villede la Galatie. Ptolomée, lib. V. c . iv. ladonne aux Tectofages, & la marque en-tre Finz^éla & Sitrmalìa. Simler croie quec’est la même ville que l'itinéraire d’An-tonin appelle Orfologiacum ànns un en-droit , & dans un autre Rosologiacion. Cetitinéraire la marque fur la route de Cons-tantinople à Antioche , entre Corbe-îieunca & Afpona, à iz milles de la

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premiers, & à 31 milles de la seconde.

(D. J.)

RHOSPHODUSA, ( Ge'og. anc.) îledu golfe Carcinite, selon Pline, lib. IF.c. xïij. Pin et prétend que le nom moderneestSaiina. ( D. J.)

RHOSTJS , ( Géog. anc. ) Selon Pto-lomée, lib. F. c. xv. ville de la Syrie oude la Cilicie, fur le golfe Issique, entrele fleuve Issus & Séleucie. Derrière cetteville étoient les monts Rosii ; entre cesmontagnes & le mont Taurus, étoit lecol nommé porta Syra , parce que c’é-toit l’entrée de la Syrie. Le mont Rhô fusest aujourd’hui Cabo-Gatigir. ( D. J. )

RHOTANUM , {Geog. anc.) fleuvede file de Corse. Ptolomée , lib. 111. c. ij.place l’embouchure de ce fleuve fur !acôte orientale , entre Faleria colonia & laport de Diane. Léander prétend que c'elìaujourd’hui îe Tavignani. ( D. J. )

RHUBARBE, f. f. ( Botan. exot. ) Lavraie rhubarbe , ou celle de la Chine , estune racine que l’on nous apporte en mor-ceaux assez gros, légers , inégaux, de lalongueur de quatre , cinq ou six pouces ,& de la grosseur de trois à quatre. Elleest jaune ou un peu brune en - dehors,de couleur de safran en-dedans , jaspéecomme la noix muscade, un peu fon-gueuse , d’un goût tirant sur î'âcre amer ,& un peu astringent ; d’une odeur aro-matique , & foiblement désagréable. Ellecroît â la ( hine. II faut choisir soigneu-sement celle qui est nouvelle , qui n’estpoint cariée, pourrie, ni noire , quidonne la couleur de safran à I’eau , &qui laisse quelque chose de visqueux & degluant sur la langue.

Muntingius, dans son Histoire des plan-tes dfAngleterre , a donné une descriptionde la rhubarbe , sous le nom de rhabarbarumlanuginosum , five Upatum chinnefe lon-gìfolium ; mais il n’avoit pas vu cetteplante , non plus que Matchiol, dont ila emprunté la description & la figure quil’accompagne , sur les rélations des mar-chands qui apportoient cette racine de laChine.

II est fort étrange parmi le grand nom-bre d’Européens qui depuis un sieclevonttous les ans dans ce pays-là , que per~