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Tome vingt-neuvième.
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accompagné de chaleur & de douleur ; dansles ïbtimes séreux , nous pensons que la sai-gnée peut aussi y être utile.

On doit donc éviter de se mettre en lesmains de ces mauvais praticiens , de cestimides médecins , qui pour épargner lesang de leur malade , ou dans la crainted’afíbiblir la poitrine , comme ils disent ,se gardent bien de saigner dans les rhumes ,& lai lient durer des années entieres desrhumes qu’une légere saignée suivie d’unpurgatif & de quelques atténuans , eûtguéri tout-à-coup.

11 ne faut pas moins redouter la pra-tique douce & la médecine emmiellée deces médecins huileux , qui ne connaissentque les huiles d’amandes douces & de 3:n ,les sirops de guimauve & de diacode danstous les rhumes , qui n’ordonnent que descaïmans , SPcjui n’ont jamais su employerles remedes atténuans dans les rhumes quinaissent cependant pour la plupart de laviscosité de shumeur bronchique. Cesassassins ne font pas moins coupables queceux qui emploient des remedes violonsà tout propos ; les huileux & les remed.esadoiìciífans & incralfans étant de vraispoisons dans le rhume , qui a pour causele relâchement des bronches , l’épaississe-ment du sang , l’obstruction des tuyauxbronchiques.

Ainsi la pratique doit varier autant dansle rhume , que les causes qui l’ont produit.I! est bon quelquefois d’employer les bé-chiques expectorans ; d’autres fois les su -dorisiques , les alkalis volatils , les sels vo-latils huileux , & souvent les vésicatoiresles ventouses appliquées entre les épaulesont guéri des rhumes séreux , invétérés &incurables par toute autre voie.

Remarquez ici sur-tout qu’il arrive desrhumes par répaiffissement des humeurs ,par le dessèchement des fibres. C’est ce quise voit dans ceux qui combattent à toutinstant Cous les éten dards de Vénus, ou quisacrifient très-souvent à Bucchus. Dans cescas les remedes doivent être bien ménagés ;la dicte restaurante est le plus grand secours.

Comme on rencontre par-toi.t des per-sonnes qui cherchent des remedes formuléspour le rhumes , nous allons en marqueriei quelques-uns.

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Looch commun adottcijfant. Prenezsirop de guimauve , de 1 huile d’amandesdouces , de chaque une once ; du blancde baleine dissout dans l’huile ci-dessus,un gros : mêlez le tout emfemble pour unlooch á prendre dans le rhume avec tons,par cuillerée ; & le laissant fondre dans labouche, il atténue , il fait cracher ; ilconvient dansla toux avec chaleur modérée,dans la difficulté de cracher.

Looch antì-d(lbmatìque , bon dans Itrhume avec sérosité. Prenez d u sirop d’ery-sinuim , de lierre terrestre , de l’oxyme!scillitique , de chacun une once ; du blancde baleine dissout dans l’huile , un gros ;de poudre d’iris de Florence , de feuillesd’hyssope séchées , de chaque un scrupule;mêlez le tout pour un looch à prendre parcuillerée dans le rhume avec trop de séro-sité , dans l’épaississement de l’humeurbronchique. Voyez, POTION HUILEU-SE , Bechiques , Alterans , EX-PECTORAIS , PERIPNEUMONIE.

Opiat restaurant dans le rhume. Prenezdes poudres defeuillesde scordium, dliys-sope , de sauge , de mélisse & de cataireséchées, de chaque trois gros ; de con-fection alkerrnes, demi-once ; d’extratde genievre & d’absinthe , de chacun tegros ; de sirop de karabé & de roses simpb,de chaque une once & demie : faites (j«tout un opiat dont on donnera au malacetrois gros par jour dans les rhumes atfíexpectoration lente , fans ardeur ni feï- rfaiguë.

On ordonnera par-dessus chaque, ®verre de lait coupé avec l’eau d’orge. t fyCatarre & Toux. ' .

Rhume de cerveau , ( Méáecrnla génération trop abondante de la wucoMnasale , & son changement morbiMordinairement en une humeur ternie &acre , quelquefois plus épaisse , accom? 1 'gnée d’une légere inflammation des narwftde mal de tête , & de fout le corpssouvent d une légere fievre , s’ a PF e ®rhume de cerveau dans le langage on* 1naire. ^

La suppression de la matière de |Jsensible transpiration déposée à la ue®brane du nez , paroît fournir la plusg 1311abondance de cette humeur.