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Tome vingt-neuvième.
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ifrafurels, qù’ìl avoir eu d’Ëliubéth Bjunt.

:<J1 est aujourd'hui p o fié dé par les delcen-rians de Charles de Lénox , fils Rature!du roi Charles II. à qui ce prince I’avoitdonné. Ce duché est tres — considérable ,le bourg a droit d’envoyer deux dépu-tés au parlement. -Long. 15. 40. Ut. $4.

5 Richemond , ( Gé’og. moà. ) grandbourg d’Angleterre dans le Surrey à 7milles de Londres. Le roi y jouit d’unepetite Lc charmante maison de plaisance ,décorée d’un parc qui est enclos de murs,

6í de jardins en boulingrins de la plusgrande beauté. Qu’il est agréable, quandle cancer commence à rougir des rayonsdu soleil , de quitter la «ville de Londresensevelie dans la fumée , & de venir res-pirer l’aimable fraîcheur à Ricbemani ,monter fur une de ses hauteurs , parcou-rir d’un coup-d’œil ses plaines émaîlléesde mille couleurs tranchantes , & passantde plaisirs en plaisirs , fe peindre les tré-sors de Pautomne à travers les riches voi-les qui semblent vouloir berner nos re-gards curieux 1 ( D. J.)

RICHESSE, f.s. ( Philofoph . morele.)ce mot s’emploie plus généralement aupluriel ; mais les idées qu’il présente àlesprit varient, relativement!à I’applica-tion qu’on en fait. Lorsqu’on s’en sertpour désigner les biens des citoyens, soitacquis , soit patrimoniaux , il signifie opu-lence, terme qui exprime non la jouis-sance , mais la possession d’une infinité dechoses superflues, fur un petit nombre de•r.écefîàires. On dit aussi tous les jours lesrichesses d’un royaume, d’une républi-que , &c.' & alors , l’idée de luxe & deíuperfluités que nous offroit le mot de-richesses , appliqué aux biens des ci-toyens , difparoît : & ce terme ne re-prefente plus que le produit de l’indus-trie, du commerce , tant intérieur qu’ex-térieur, des différens corps politiquesrie 1 administration interne & externe desprincipaux membres qui le constituent ■ &enfin de faction simultanée de plusieurscauses physiques & morales qu’il seroitfrop long d’indiquer ici, mais dont onpeut dire que Pestet, quoique lent 6c in-sensible., n’est pas moins réel.

Tome XXIX.

R I C ÎTÒT

Ï1 paroît par ce que je riens de dire ,qu’on peut envisager les riclujses sous uneinfinité de points de vue différens -, del’obfervation desqusls il résultera néces-sairement des vérités différentes , maistoujours analogues aux rapports dans les-quels on considérera les richesses.

Cette derniere réflexion conduit à uneautre ; c’est que Pexarnen , la discussion& la solution des différentes questions depolitique & de morale, tant incidentesque fondamentales , que Pon peut propo-ser fur cette matière aussi importante quecompliquée & mal éclaircie, doivent faireun des principaux objets des médicationsde l’homme d’état 6c du philosophe. Maiscela seul seroit la matière d’un livre très-étendu ; & dans un ouvrage de la naturede l’Encyclopédie, on ne doit trouver furce sujet que les principes qui serviroier.tde base à l’édifìce.

Laissant donc au politique le soin d’ex-pdser ici des vues neuves , urilès & pro-fondes , & d’en déduire quelques consé-quences applicables à des cas donnés, jeme bornerai à envisager ici les richessesen moraliste. Pour cet effet, j’examineraidans cet article une question à laquelle ilne paroît pas que les Philosophes aientfait jufqu’ici beaucoup d’attention, quoi-qu’elle les intéresse plus directement queles autres hommes. En effet, il s’agit desavoir i°. si un des effets nécessaires desrichesses n’est pas de détourner ceux quiles possedent de la recherche de la vérité.

2°. Si elles n’entraînent pas infaillible-ment après elles la corruption des mœurs,en inspirant du dégoût ou de l’indifférencepour tout ce qui n’a point pour objet lajouissance des plaisirs des sens, & la sa-tisfaction de mille petites passions qui avi-listènt l’ame , & la privent de toute so»énergie.

, 3 *' Enfin , si un homme riche qui veutvivre, bon & vertueux , & s’élever enmëme tems à la contemplation de? cho-ses intellectuelles, & à l’investigation descauses des phénomènes & de leurs effets,peut prendre un parti plus sage & plussûr, que d’imiter l’exemple de Cratès ,de Diogene, de Pémocrite & d’Anaxa-gore.

Ç.c