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„ d’être sans cesse en butte à la mífere &>1 à.Penvie ? Plût anx dieux que ceux qui„ recherchent les richesses avec tant d’em-» prestement interrogeassent les riches» fur leur fort, certainement ils cesse-» roient bientôt dedeíìrer les richesses »!Adjice quotidìanas jollicitttdines , qua promvdo habendi qnemque difcruciant. Majoretormento pecunia pojfidetur , quant qustri-tur.... At felicem illum homìnes , & di-vïtem vacant , &. confequi optant > quan-tum Mie pojjldet. Fateor. Quid ergo ? Tuttllos esse conàitionis pejorïs exìflimas , quantqui habent & miferiant & invidiam ? Usi-nant qui divitias appetituri ejfent cum dívì-tìbus delìberarent Profecto 'vota mu-
taient. ( c )
Que l’on fasse réflexion que celui quiparle dans ces passages est un philosophequi poífédoit des biens immenses , in n li-mer am pecuniam , comme il le dit lui-même dans Tacite , annal, lib ; XIV. cap.liij. & l’on sentira alors de quel poids unpareil aveu doit être dans fa bouche.
Mais consultons, si l’on veut, d’autresautorités : voyons ce que les auteurs lesplus graves & les plus judicieux ont penséde l’influence des richesses fur les mœurs,& des avantages de la pauvreté. « Ge n’est>y pas, difoit Diogene , pour avoir de>3 quoi vivre simplement, avec des her-« bages & des fruits , qu’on cherche à*> s'emparer du gouvernement d!un état ,n qu’on saccage des villes , qu’on fait la>y guerre aux étrangers , ou même à ses3 > concitoyens ; mais pour manger des33 viandes exquises , & pour couvrir fa33 table de mets délicieux 33. Diogene s ty-■rannos , & fubversores urbiumbellaque'veloftilia , vel civìlìa , non pro fimplici victu«lerumpomcrumqtte ,fedpro carnium & epu-larum delìciis , adferit excitait. Diogen.apud Hieronym. adv. Joviniam. lib. IL-fag. 77. A. tom. 11 . edit. Bafil.
Jùstin faisant la.description dés mœursdes anciens Scythes, dit qusils méprisentfor & l’argent, autant que les autres hora-
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| mes em font passionnés, & que c’est atíimépris qu’ils font de ces vils métaux , ainsiqu’à leur maniéré de vivre simple & fru-gale , qu’il faut attribuer l’innocence-& la.*pureté dé leurs mœurs , parce que neconnoissant point les richesses , ils n’ontque faire de convoiter le bien d’autrui.Aurttm & argentum perinde adspernanturacreliqui mortales adpetunt. Latte & nielle
vefeuntur . Héc continent] a il lis morum
quoque justifiant indidit. Nihil alienum con -cupifcentibus. Quippe ibidem divitìarumcupido ejl , ubi & usus. Justin. hist, lib.11 . cap. ij. num. 8 & sequent.
Zenon le stoïcien ne penfoit pas plus
. favorablement des richesses ; car ayantappris que le vaisseau fur lequel étoienttous ses biens , avoir fait naufrage , il ne*témoigna aucun regret de cette perte,au contraire. " La fortune veut , dit-if33 aussi-tôt, que je puisse philosopher plus33 tranquillement». Nunciato naufragio,Zeno nofier , cum omnia sua andiret sub-msrfa , lûbet , inquìt , me fortuna exf>e-dìtiùs fhilofophari. Apud Senec. de t r an-quill. anirni. cap. xvj.
33 Je m’étonne , difoit Lucrèce de>3 Gonfague à Hortensio Laudo , qu’étar.p33 aussi savant que vous l’êtes -, & con-» noisiànt aussi bien les vicissitudes & I®33 train des choses humaines , vous vous» attristiez aussi excessivement de votre» pauvreté. Ne savez-vous pas que la vie» des pauvres ressemble à ceux qui co-» toyent le rivage avec un doux vent,
33 far.s perdre de vue la terre , & celle de?33 riches à ceux qui navigenten pleine mer;33- Ceux-ci ne peuvent prendre terre,
33 quelque envie qu’ils en aient : ceux-U'33 viennent à bord quand ils veulent »•'Ejsendo voi perfona dotta ; e tanto bineesperta ne i-mondani c a ft ; mimaravigh*che di fi firana maniera vi attrifirate per l*povertd ; quasi non sappiate la vit a deipO'veri essor fiinile ad ana navigations psP. il lito •; e quella de riccln , non esser dtp"rente .da coloro che fi ritrovano in m*'
(c) Voyc{ encore fa xiv. lettre vers la fin, où il rapporte une fort bonne pensée d’Epicure ; &joignez-y deux beaux íragmens de Philemon, qui se trouvent dans le recueil de le Clerc, «««•
, ,pag. 3Si édit. Amfîel. 170 9. .