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Tome vingt-neuvième.
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nare :d gis uni e facile gît t dr la f une innrra , e condur la'nave d fìcuro luogo ; edgli altri e sommamente difficile. ( d ) .

Anaxagore avoir donc raison de direque les conditions qui paroissent les moinsheureuses, font celles qui le font le plus ,

& qu'il ne falloir pas chercher parmi lesgens riches & environnés d’honneurs, lespersonnes qui goûtent la félicité , maisparmi ceux qui cultivent un peu de terre,ou qui Rappliquent aux sciences fans am-bition. Nec parurn prtidenter , Anaxagorasinternganti cuidant qnifnam ejfet beatus :ne m t , inquit, ex bis quos tufelices exiflr jmas : se d cum in illo repeties , qui d te ex.miferis conflare creditur. Non erit ille divi-tiis & honoribus abundans : se d aut cxigtiiunis , aut non ambitioffi dottrina fidelis acpertìnax cultor , in seceffiu qudm in frontebeatior. Valet. Maxim. lìb. FIL cap. ìj,tuitn. 9> in extern, cit. Bœl. ubi ìnfra.

Finissons par un beau passage de Pla-ton : « il est impossible , dit expressé->- ment ce philosophe., d’étre .tout en-" semble fort riche & fort honnête hom-r> me. Or comme il n’y a point de véri-if table & solide bonheur sans la vertu ,o les riches ne peuvent pas être réelle-»■ ment heureux n. Plate , de legib. lìb, F.pag. 742. E. é'743- A B, tom. 11 . edit..Menr. Steph. an. 1578. Voyez, aussi fa hui-tième lettre écrite aux parens & aux amisde Dion, tom. 111 . opp. pâg. 355. C..edit. cit.

Telle est à cet égard la doctrine cortf-

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tante des poètes, des philosophes, des-historiens & des orateurs , dont le sens 3.été le plus droit. Tous ont traité de fous &insensés ceux qui faisant consister le sou-verain bien dans la possession des richesses ,mettent le plaisir du gain au-dessus desautres, & méprisent celui qui revient de-l’étude des sciences, à moins que ce nesoit un moyen d’amasser de l’argent: tousont préféré une honnête pauvreté à cesfaux biens par lesquels l’aveugle & follecupidité des hommes se laisse éblouirtous enfin ont regardé les richesses commeune pierre d’achoppement. Pour moi,je l’avoue , plus j’y réfléchis , & plus jdfuis convaincu que ce ne fut point, com-me le prétend íáustèment Barbeyrac (c) ,.par ostentation , ni par un désintéressementmal entendu , qu’Anaxagore &Démocritese dépouillèrent de leurs biens , mais qu’au -contraire , ils agirent en cela fort sage-ment , & en philosophes qui savoient qu’ál'égard des choses par lesquelles il est austìfacile que dangereux de íe laisser corrom-pre , le parti le plus sûr est toujours dese mettre dans Impossibilité absolue d’enabuser.

En effet, tant de soins , d’inquiétudes& de chagrins , tant de petits intérêts(/) dans la discussion desquels il n'arriveque trop (g) souvent que l’on soit in-juste , & que l'on fasse beaucoup de mal,même sans le savoir , & sans être mé-chant ; tant de circonstances où l’éclat dela fortune & le faste de l’opulence met-

< d) Lettere délia signera Lucretia Gonfagua , pag- 21 s > édition de Venise , ann.

(O Dans fa préface fur le grand ouvrage de Puffendorf, §. 19 , pag. 66, edit a Amst. 1734.tom. 1 . Voyex ce que je dis contre cet auteur dans la note de la page 21p.

(/) Qui terre a , guerre a , dit le proverbe : cet adage trivial est une vérité si evidente , qu’ìlieroit aussi absurde d’en nier la certitude, qu'inutile d’entreprendre de la prouver. Au reste , ce nesont pas seulement ceux .dont les richesses consistent en fonds áe terre , qui font fans cesse exposés àdes querelles &. à des procès. C’est le fort ordinaire & inévitable de tous les riches, de quelquenature que soient leurs biens. Aussi Ct-iton se plaignoit-ìl à Socrate qu’il étoit bien mal-aifé à un hommequi veut conserver son hien de vivre dans Athènes; « car il y a des gens , disoit-il, qui viennent» me iairedes_ procès fans que jeleur aye iamais fait aucun tort; mais feulement parce qu’ils savent” qtte ] atmerots mieux leur donner quelque argent, • que de m’embarrasser dans les affaires ». VoyezUs choses mémorables de Socrate, liv. II. vers fa fin & conférez, ee que dit M. Rousseau de Geneve 'dans son Emile , hv. IV. pag. 164, 165 , édit. de Hollande.

(? ) Qu a. tam f esta dies, ut cesses pwdere funemPerfid'tam, fraudes , atque omnì ex crhnìns lucrum.' '

Qiiesftum a & partos glaàio , vei pïxide nummostKari quippe boni . Numéro vix funt totìdetn 3 quot

....... ..... . Thebarum porta , vel diviûs ostia Nilu Tuvenaì, fat. ,-r. vf. 23. & feqq. Ce:

lotte Un ici j sans le savoir , i'hiítoire des moeurs de la plupart des riches.