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Tome vingt-neuvième.
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haut, (a) lequel se divise en plusieurs bran-ches à I’extrémité. Ses feuilles font largesde 12 à 18 pouces , d’un verd fonce , &dentelées dans les bords ; le fruit croît in-différemment fur toutes les branches. II estd’une figure elliptique de la longueur de 6à 8 pouces, & couvert d’une ecorce rude;il naît séparément, & non en grappe. Songoût approche de celui d’un cul d arti-chaud , & sa texture en est peu differente;il s’actendrit & jaunit en mûrissant, ac-quiert de l’eau , ■ de la saveur , une odeuragréable , qui tient de celle de la peche ;on regarde ce fruit comme tres-propre a laguérison du scorbut muriatique. Les Angloisl’appellent bread-fruit. Lûlord-Anfonen adonné la description & la figure dans sesvoyages. ( D. J.)

RIMAILLEUR , f. m. ( Littérature. )auteur médiocre ou mauvais qui rimefans génie & fans goût. Ce terme lèprend toujours en mauvaise part.. AinsiRousseau dit dans une de les épigram-mes :

Griphon rimailleur subalterneVante Siphon le barbouilleur iEt Siphon peintre de taverneVante Griphon le rimailleur.

RIME, f. f. ( Poésie franç. ) la rime ,ainsi que les fiefs & les duels , doit sonorigine à la barbarie de nos ancêtres. Lespeuples dont descendent les nations mo-dernes & qui envahirent l’empire romain ,avoient déja leurs poètes, quoique bar-bares , íorsqu’ils rétablirent dans les Gau-les & dans d’autres provinces de l’em-

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pire. Comme les langues dans lesquellesces poètes fans étude composoient n’J-toient point assez cultivées pour être ma-niées suivant les réglés du métré, com-me elles ne donnoient pas lieu à tenterde le faire, ils trouvèrent qu’il y auroitde la grâce â terminer par le même ibírdeux parties du discours qui fussent con-sécutives ou relatives & d’une égale éten-due. Ce même son final, répété au boucd’un certain nombre de syllabes, failbicune espece d’agrément, & il marquoiequelque cadence dans les vers. C’est ap-paremment de cette maniéré que la rimes’est établie.

Dans les contrées envahies par les bar-bares , il s’est formé un nouveau peuplecomposé du mélange de ces nouveaux ve-nus & des anciens habitans. Les usagesde la nation dominante ont prévalu enplusieurs choses, & principalement dansla langue commune qui s’ess formée decelle que parloiene les nouveaux venus.Par exemple , la langue qui se formadans les Gaules, où les anciens habitansparîoient communément latin quand lesFrancs s’y vinrent établir, ne conservaque les mots dérivés du latin. La syntaxede cette langue se forma très-différentede la syntaxe de la langue latirrfe. En unmot, la langue naissante se vit asservie árimer ses vers , & la rime passa mêmedans la langue latine , dont i’ufage s’étoitconservé parmi un certain monde. De-làvient qu’au vii j. fiecle les vers léonins, quifont des vers rimés comme nos vers fran-

( a ) Cet^arbre est de la grandeur d’un pommier ou d’un noyer. La figure' de fa feuille tient decelle du chere & plus encore de celle du figuier. Le fruit de cet arbre a la figure d’une citrouille ; il estun peu ovale & ordinairement de la grosseur de la tête d’un enfant. On mange ce fruit coupé entranches ; orgie fait rôtir fur le gril, ce qui fair des elpeces de gâteaux. A Sumatra on est dans l’u-so^e de taire secher ces fruits coupés en.morceaux pour les garder; & on ley mange avec la vian-de , comme. 1 on mange du pain ordinaire.

Communément on fait cuire le rima dans un bouillon à la viande , comme on y fait cuire desnavets. Souvent auffi l’on mange le rima frit avec de l’hnile dans la poêle.

TiPu* n ■ L nourriture commune des habitans des illes Mariînnes, des Moluoties &

des 1 hilippmes. C est en général une forte & bonne nourriture qui sustente & rassasie promptement'.Elle est particulièrement convenable aux gens de travail. Elle fortifie ceux qui ont le ventre libre ,tans les echautter. '

II est pal le du rima dans le . voyage autour du monde du lord Anson. Nous le mangions , y est-ildit, au lieu de pain , & generalement tout le monde le préférois à cette nourriture ; de façon quependant notre ìéiour dans liíle de linian, on ne distribua point de pain k Féqulpage.*

Ce fruit doit etre mange lorsqu il a acquis toute fa grosseur; mais encore un peu Verd. On pré-*tend que lorsqu il est trop mûr, ou qu’il commence à jaunir, il eiimal sain . & qu’il cawso la dyCfteiiterie (-í4r/ du Boulanger r AX. Malquin*}