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diphtongue des mots avec tout ce quifuit, rendent un méme son ; exemple :
Espoir , ? Heureux,
Devoir. 5 Honteux.
Rimes croisées , c’est Iorsqu’on entre-lace les vers des deux especes, un mas-culin après un féminin , ou deux mas-culins de méme rime entre deux fémininsqui riment ensemble. L’ode, le rondeau ,le sonnet, la balade , se composent à rimescroife'es.
Rimes mêlées , c’esl lorsque dans lemélange des vers, on ne garde d’au-tres réglés que celle de ne pas mettrede fuite plus de deux vers masculins, ouplus de deux féminins. Les fables , lesmadrigaux , les chansons, quelques idil-les , certaines pieces de théâtre , lesopéra , les cantates , &c. sont composésde rimes mêlées. La répétition de la mêmeconsonnance, loin d’être vicieuse dansles rimes mêlées , y jette pour l’ordinairede l'agrément.
Rimes plates , c’est lorsque les versde mêmes rimes se suivent par couples,deux masculins & deux féminins. La co-médie ,1’églogue & l’élégie , se compo-sent à rimes plates. Pour le poème épiqu e& la tragédie , ils sont nécestairementassujettis à cette ordonnance de vers. 11faut avoir soin d’éviter la fréquente ré-pétition des mêmes rimes , qui feroientune monotonie désagréable.
Rimes unijsonnes , rimes qui ont lemême son. L’orthographe différente nerend point la rime défectueuse , quandle son est le même à la fin des mots.Ainsi les rimes suivantes & autres sembla-bles , sont régulières. Amant , moment ;départ , hasard ; champêtre , connoìtre ;sang , flanc ; aime , extrême.
Tout conspire à la fois à troubler men repos,
Et je me plains ici du moindre de mes maux.
Au reste M. l’abbé Maílîeu prétendque le plus ancien morceau de poésierimé qu’il y ait dans toute l’Europe ,est la traduction ou le poème de la gr*ce,composé par Afrid , religieux de Vistèm-bourg , qui vivoit vers le milieu du neu-vième fîecle ; c’est du franc touc pur,
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auquel nous n’entendons plus rien. (D. J.)
Rime, onsous-entend longue,(Marine.)commandement à l’équipage d’une cha-loupe , de prendre beaucoup d’eau avecles pelles de rames, & de tirer longue-ment dessus ces rames.
Rime bonne, ou Bonne rime ,
( Marine. ) commandement aux matelotsdu dernier banc d’une chaloupe , de vo-guer ou de ramer comme il faut.
RIMEUR , f. m. ( Littéral. ) écrivainqui rime ou qui compose des vers ri-més. Ce terme n’est guere uisité qu’enPoésie, où il est synonyme à poète, &se prend ordinairement en bonne part ,à moins qu’il ne soit restraint & déter-miné par quelque épithete de blâme.Ainsi M. Despréaux a dit qu’ApollonVoulant pouffer à bout tous les rimeurs srançoisInventa du sonnet les rigoureuses loix.
Et ailleurs ,
Gardei-vous d'imiter ce rimeur furieux j
où il s’agit de Charles du Perler , un desmeilleurs poètes latins & srançois quenous ayons eu.
RIMINI , ( Gébgr. mod. ) en latin Ari-mìnum , ville d’Italie dans l’état de I’E-glise & dans la Romagne , située à l’em-bouchure de la Marecchia dans la merAdriatique, à 2.5 milles au sud-est deRavenne , & 20 milles au nord-ouest dePesaro. Long. 30. 15. lat. suivant deSPlaces, 43. 39. 28.
Cette ville étoit anciennement dans lepays des Sénonois d’Italie , & devint en-suite colonie romaine. Tite - Live , liv.XXVII. la met au nombre des dix-huiccolonies qui aífisterent la république deRome dans le tems des prospérités d’An-nibal. II parort qu’elle étoit chérie desRomains par les beaux restes d’antiquitéqui s’y voyent encore. Auguste y fit bâ-tir le magnifique pont fur lequel onpasse la Marecchia. II joignit à Riminìla voie Flaminienne avec la voie Emi-lienne. Tibere contribua de son côtéà la construction de ce pont , c’est-à-dire qu’il le finit. Les autres antiquités deRi mini sont les ruines d’un amphithéâtre,celles d’un arc triomphal érigé pour Au-guste , & la tour de briques, qui étoitle phare de l’ancien port ; mais la met