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Tome vingt-neuvième.
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La ville de Riom a été le berceau dequelques personnes illustres par leur savoirou par leur esprit.

Grégoire de Tours {Géorgius-FlorentinsGregorius), est le premier donc il fautparler , à cause de son ancienneté. Onfa nommé Grégoire de Fours, par ce qu’ilfut évêque de cette ville en 573. On ena fait un saint, parce qu’il a lui-mêmeécrit plusieurs livres des miracles dessaints , parce qu’il s’opposa courageuse-ment aux projets de Ch.lpéric & de Fré-dégcnde: enfin parce qu’il fut lié d’amitiéavec S. Grégoire le grand , & qu’il vintà Rome visiter le tombeau des apôtres.II est moi t en $ 95. Dom Ruinard a donnéla meilleure édition de ses ouvrages en1699 ; mais le seul qui soit utile , est sonhistoire de France en dix livres, de-puis 1 ’établiflement d u Chistianifme dansles Gaules , jusqu'à l’an ^95. Cette his-toire contient des faits importans, quoi-que le style en soit dur & grossier, &que fauteur soit extrêmement simple &crédule. On a remarqué qu’il s’est trompéen plusieurs points , & que plusieurs deses passages veulent être corrigés. Sonsilence fur le miracle de la sainte am-poule est une forte objection contre lacertitude de ce miracle, parce qu’il n’étoitpas homme à l’oublier. II est encore bond’obferver qu’on l’obligea de se disculperpar serment, d’avoir mal parlé de la reineFrédégonde.

Genebrard ( Gilbert) , religieux de C!u-gny, & qui devint archevêque d’Aix en1591 , étoit un des fa vans hommes duxvi sieele. II mourut à Sémur en 1597 ,à 60 ans. On a de lui plusieurs ouvra-ges , & entr’autres une traduction fran-çoise de Josephe. Il a publié en latin unechronologie sacrée , un commentaire surles pseaumes, plusieurs opuscules des rab-bins , trois livres fur la Trinité , & untraité pour soutenir les élections des évê-ques par le clergé Sr par le peuple , con-tre la nomination du roi. Ce derniertraité sit un grand bruit par le mauvaisesprit qui engagea sauteur à le mettre aujour. C’étoi; un livre injurieux aux droitsde l’église gallicane , & le parlement deProvence le condamna à être brûlé, OnTome XXIX,

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fait que Genebrard avoir embrassé quelquetems auparavant le parti de la ligue, &qu’il ne cessoit dans ses sermons de dé-clamer avec fureur contre Henri IV. Ilvomissoit , dit le journal de l’Etoile , au-tant d’injures contre ce prince , qu’uneharangere en colere. Enfin , pour le pein-dre en deux mots , avec M. de Thon,c’étoit un homme plus réglé dans íà vieque dans ses écrits, & plus laborieuxque sage. Son style se ressent de son ca-ractère; il est dur & rempli d’épithetes.

Courtin ( Antoine de ) , sécretaire descommandemens de la reine Christine deSuede, naquit à Riom en 16x2. CharlesGustave le fit son envoyé extraordinaireen France ; & après le décès de ce mo-narque , Colbert nomma M. Courtin ré-sident de France vers les princes du nord.II mourut à Paris en 1685. On lui doitla premiere traduction françoise du truite'de la guerre & de la paix de Grotius ;mais celle de M. Barbeyrac l’a fait tomberdans l’oubli.

Danchet ( Antoine ) , poète françois ,naquit à Riom en 1671 , devint membrede l’académie des inscriptions en 1706 ,de l’académie Françoise en 1712 , &mourut à Paris en 1748, généralementaimé & estimé. Ce qui fait l’éloge deson cœur, c’est qu’étant poète par goût& comme par état , il ne s’est jamaispermis des vers satyriques contre person-ne , quoiqu’il ait été souvent blessé destraits de la malignité. Cet auteur aimablea fait plusieurs tragédies foibles, & abeaucoup travaillé pour le théâtre del’opéra ; las pieces qu’il a données en cegenre se font soutenues à l’aide du mu-sicien. Toutes ses œuvres ont été recueil-lies & imprimées à Paris en ryçi, enquatre vol. in-i 2. II est fauteur des versjntitules les cinq sens :

T entends la voix d'Eg'é, quel plaisir souverain !

Je respire son air & son parfum divin :

Je la vois , à mes yeux Venus mime s'expose ;

Je cueille le lis de son sein ;

Je goûte le baiser sur ses lèvres de rose.

Si s ai bien compté par rr.es doigts ,

{Car pour moncccur le nombre en est extrême)

Voilà tous les cinq sens ravis tous à la fois yJe ne parle pas dusixième.

Faydít {Pierre), connu par la sin-I i