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Tome vingt-neuvième.
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gularité de ses opinions, naquit à Rìom ,enrradansla congrégation de l’oratoire eni 66 z, fut obligéd’ensortir en 1671, & mou-rut en 1709. II publia en 1696 , un traitesur la Trinité, dans lequel il déclame con-tre le système des théologiens scolastiques,& en établit un qui l’a fait soupçonner defavoriser le trithéisme. Ses autres ouvra-ges font i°. la vie de S. Amable. 2 0 . desremarques fur Virgile , fur Homere &fur le style poétique de l’Ecriture : 3 0 . desmémoires contre l’histoire ecclésiastique deTillemont: 4 0 . une critique du Téléma-que de M. l’Archevêque de Cambrai. Tousces ouvrages pèchent moins par l’érudi-tion , que par la satyre , le manque degoût & de jugement.

Sirmond ( Jacques ) , jésuite , né à Rìomen 1559 , mourut à Paris au college deClermont en 1651, âgé de 92. ans. C’étoitl’un des plus érudits & des plus aimableshommes de son siecle. II devint confes-seur de Louis XIII. & se conduisit à lacour avec tant de prudence dans ce postedélicat, qu’il n’y donna jamais à personnele moindre sujet de plainte. Renfermé dansles bornes de son ministère, il continuases études , ne se mêla d’aucune affairetemporelle , & ne demanda qu’un petitbénéfice pour M. de Lalande son neveu ,sur lequel il fut contesté. Le pape le pré-féra à tous les savans d’Italie pour faireîa préface de la collection des conciles. Sesnombreux ouvrages furent très-estimés ,& font très-peu lus. II est vrai qu’on arecueilli à Paris en 1696 en 5 vol. m-fol.les seuls opuscules du pere Sirmond furdifféientes matières, mais à peine !e con-sulte-t-on aujourd’hui dans les bibliothè-ques publiques qui en ont fait l’acquisi-tion ; cependant son style est concis, &il traite ses sujets avec beaucoup de choix ,inexactitude & d’érudition.

Toustée {Dom Antoine-Augufìin ), dela congrégation de S. Maur , né à Rìomen 1677, mourut en 1718 à S. Germaindes Près ap: ès avoir achevé une nouvelleédition des couvres de S. Cyrille de Jéru-salem , que dom Prudent Maran a publiéeà Paris 1720 , iti-fol. ( Le Chevalier seJaucourt.)

RIO-NEGRO , ( Géog. mod. ) grande

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rivíere de l’Amérique méridionale, qui com-munique avec l’Orinoque. M. de Lille lafait courir du nord au sud ; mais il setrompe ; elle vient de l’ouest , & courtà l’est en inclinant un peu vers le sud.Rio-Negro entre si parallèlement dansl’Amazone , qu’on la prendroit pour unbras de l’Amazone séparé par une île. Long.3x9 30. lat. 3.

Les Portugais fréquentent cette rivieredepuis plus d’un siecle , & ont bâti unfort fur son bord septentrionnal, à f en-droit le plus étroit qui est de 1203 toises,à 3. 9. de latit. Ils y font un grand com-merce d’esclaves, & ils doivent le fairedans les limites prescrites par les loix dePortugal, qui ne permettent de priver dela liberté que celui dont on rend la con-dition meilleure , en le faisant esclave :Cels font ces malheureux captifs destinés âla mort , & à servir de pâture à leursennemis parmi les nations qui font dansce barbare usage. C’est par cette raisonque le camp volant de la riviere Noireporte le nom de troupe de rachat ; ce campvolant pénétré chaque année plus avantdans les terres, ou remonte plus haut lariviere.

Toute la partie découverte des bords deRio-Negro , est peuplée de missions por-tugaises fous la direction des mêmes re-ligieux du mont Carmel. Quand on a re-monté pendant quinze jours, trois semaines& plus la riviere Noire, on la trouve encoreplus large qu’àson embouchure, à cause dugrand nombre d’îles & de lacs qu’elle forme.L’ancienne carte de M. de Liste est plusexacte à cet égard que la nouvelle. Danstout cet intervalle le terrdn des bordsest élevé , & n’est jamais inondé; le boisy est moins fourré , & c’est un pays toutdifférent de celui des bords de l’Amazone.(D. J.) .

RIO-RÉAL , {Géog. mod.) riviere d’A-mérique méridionale , au Brésil. Elle sé-pare la capitainerie de la baie de celle deSeregippe , & se jette dans la mer, auxconfins de ces deux capitaineries. {D. J.)

RIO-S.-ANDRE , {Géog. mod.) riviered’Afrique dans la Guinée , entre le capde Palmes & celui de trois pointes. Elledonne son nom à la côte voisine, jusqu’i