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Robe DE REPAS , ( Antiq. Rom. ) lesConvives se rendoient à !a sortie du bainavec une robe qui ne servoit qu’à cela ,& qu’ils appelloient veftis canatoria , tri-cliniaria , convi-valis. Elle étoit pour leplus souvent blanche , sur-tout dans lesjours de quelque solemnité ; & c’étoit aussi-bien chez les Romains que chez les Orien-taux , une indiscrétion punissable , de seprésenter dans la salle d u festin , sans cetterobe. Cicéron fait un crime à Vaticiniusd’y être venu en habit noir , quoique lerepas se donnât à l’occafion d’une céré-monie funebre. II compare cet ennemiodieux à une furie qui vient inopinémentrépandre une idée funeste dans l’esprit detoute 1 a distance : Atque illui etiam frireex te cupio, quo concilio aut quâ mentefccerìs , ut in epulo Q. Arriì fa.mlUa.rismei cum tog.î pullâ accumberes ?... cumtot hominum milita, .... cum ipfe epulidominus O. Arrius albattts effet ; tu in tem-flurn caftons tecum C. Fidulo atrato, ceteris-que tuisfuriis funefittm ìntulifti.
Capirolin raconte aussi que Maximin lefils , encore jeune , ayant été invité à latable de l’empereur Alexandre Sévere, &n’ayant point d’habit de table , on lui endonna un de la gard s-robe de î’empereur.Pareille chose étoit arrivée autrefois àSeptime Sévere encore particulier , sui-vant le rapport de Spartien.
Cet habillement étoit une espece de dra-perie qui ne tenoit presque rien , commeil parort dans les marbres , & qui étoitpourtant différente d ri pallium des Grecs.Martial reproche à Lucus d’en avoir plusd’une fois remporté chez lui deux au lieud’une , de la maison où il avoit soupé.
Et teílus lanìs sape duabus abit. ( D. J.)
Robe triomphale , ( Antiq. Rom. ) 'toga trhmpbalis ; robe particulière des Ro-mains, reservée pour le triomphe. Tacitedans les annales nous en fournit une preuvecertaine , quand il dit, que dans les joursdu cirque, Néron portoit la robe triom-phale , & Britannicus la simple robe desjeunes, pour faire connoître par cette dif-férence d’habits , les emplois & les dignitésqu’on leur préparoit. Plutarque raconte_de Karius, que ce romain, fi fameux par
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les evenemens de fa vie , oubliant fa nait-fance , parut un jour en public avec larobe triomphale ; mais s’apperçevant que 'esénat désapprouvent sa vanité , il sorti: pourquitter sa robe, & revint avec la prétexte.
Dans la fuite , Pompée eut le privilègede pouvoir porter la robe triomphale auxlpectacles , distinction qui n’avoit été ac-cordée qu’au seul Paul Emile avant lui.Dion & Velleïusprétendent même, quePompée ne se servit qu’une seule fois decette prérogative.
La robetriomphale est appellée dans quel-ques auteurs, togula palmata , parcequ’on,y repréfentoit apparemment des palmes ,symbole de la victoire. Cicéron nommecerte robe togula picta, robe peinte , pictaveftis considérât aurum ; on représenta de- 'puis fur cette robe , des personnages faitsâ l'aiguille, comme on le voit dans diffé-rens endroits de Claudien , dans Cho-rippus, lib. I. mim. ij. & dans ce passagede Juvénal , fat. 6.
Illic barbarìcas ftexá cervìce phalanges,
Occisos reges subjeSlasque ordìne gentes ,
PiSlor acu tenuì multâformaverat arte.
Enfin , les empereurs romains avilirentla distinction éclatante de cette robe > enaccordant à leurs favoris , soitqu’il eustenttriomphé ou non , la permission de laporter. (D- J.)
ROBES-NEUVES , ( Hlfi. de France. )on nom moi t ainsi dans le douzième &treizième siecle , les habits que nos roisdonnoient suivant l’usage à leurs officiers ,au tems des grandes fêtes , comme à lafete de Noël. ( JJ. J.)
Robe d’une coquille , ( Conchyl.)c’est la couverture ou la superficie de lacoquille , après qu’on a levé l’épiderme.{D. J.)
Robe , en terme de Blondier , c’est uneenveloppe de carte ou de parchemin donton entoure le fuseau pour ne point salirla piece qu’on travaille.
ROBE , ( Jardinage. ) on dit la robed’un oignon , laquelle est à proprementparler , son enveloppe , sa pellicule.
Robe , ( Jiíare'chalerie. ) se dir dans.certaines occasions pour le poil en géné-ral. Par exemple , on dit du poil dq cheval;