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Jorfqu’il frappe agréablement les yeux ,tju’il a une belle robe.
Robe , ( Mesure de liquides.) en Es-pagne la robe fait huit sommes , la sommequatre quarteaux. Les vingt - huit robesíbnt une pipe ; la botte est de trenterobes , & la robe peso vingt - huit livres.Savary. ( D. J. )
Robe , ( Mamtf. de tabac. ) ee font lesplus grandes feuilles de tabac que l’ondestine à mettre les dernieres fur le tabacqu’on file , pour le parer & donner plusde consistance à la corde. Savary. ( D. J.)
ROBER , v. act. terme de Chapelier ;c’eíì enlever le poil d’un chapeau de castoravec la peau de chien marin. Autrefoison ne fie fervoit que de la pierre - poncepour cet usage , ce qu’on appelloit poncer’,maïs depuis que la maniéré de rober estpaflee d’Angleterre en France , on neponce presque plus les chapeaux. Les ha-biles fabriquans estiment que les peaux dechiens marins affinent davantage que laponce. Diítionn. de Commerce. ( D. J.)
Rober , le ( Ge'og. mod. ) rivíere d’Al-lemagne qui coule dans l’archevêché deTreves , & qui fie jette dans la Moselle àTrêves mêmes ; c’est VErubrus, ou \‘E-rubris d’Ausone. ( D. J.)
ROBERT, dit le Bref, ( Histoire d'Al-lemagne.') électeur Palatin , XXVe. em-pereur depuis Conrad I, né en 1352 deRobert Tenace & de Béatrice de Sicile ,élu empereur en 1401 On peut voir àVarticle VENCESIAS , par quelles vicissi-tudes , par quels motifs les papes parvin-rent à faire déposer ce prince. Robert eutbeaucoup de part à cette révolution. Onprétend même qu’il n’avoit donné fa voixpour la dégradation du monarque, queparce qu’il s’étoit flatté qu’on l’éliroit àfa place. Les électeurs de fa faction luipréférèrent cependant Frédéric de Bruns-wick ; mais celui-ci ayant été assassiné,Robert n’eut plus de concurrent. II fit,lors de son sacre , les plus hautes promes-ses , & n’en put tenir aucune. Son régné,qui devoit rendre à la couronne impérialeson premier lustre , acheva de la ternir.Ses prédécesseurs avoient conservé le droitde haute-justice dans les terres de plu-sieurs seigneurs ; Robert le leur céda par
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des privilèges particuliers. On compte aunombre des événemens mémorables de sonfiecle , une bataille qu’il perdit prés du lacde Garde , dans une expédition qu’il avoitentreprise en Italie , sur la priere du papeBoniface IX. Robert avoit les ralens d’ungrand général ; mais , outre qu’il fut trahipar les Florentins, ses alliés , il fut très-mal secondé par les princes d’Allemagnequi désapprouvoient cette expédition. Lepape , les rois d’Aragon , de Sicile &d’Angleterre qui lui avoient fourni des se-cours , reçurent avec peine la nouvellede ces revers. Ils avoient eu pour objet1 affoiblissement de la maison d’Orléans &de celle des ducs de Milan. Robert mouruten 141O, après un régné de vingt-septans. II en avoit soixante-dix. Ses étatshéréditaires furent partagés entre Mat-thieu , Jean , Nicolas & Robert , sesfils, qui font les tiges des différentes bran-ches de la maison Palatine. II prenoit dansses titres celui d ’avoue' de la cour de Rome.Les empereurs , autrefois rois d’Italie &juges souverains des papes, étoient obli-gés pour lors de se contenter de ce titremodeste. (M — y.)
Robert , ( Hìft. de France.) fils deHugues Capet, couronné roi de Francedu vivant de son pere , ne fut qu’unfantôme de roi tant que Hugues vécut ;mais après la mort de ce prince , en 996,il prit les rênes du gouvernement ; il avoitépousé Berthe , sa parente ; le pape 1 *ex-communia : les foudres du vatican étoientalors F effroi de l’univers ; l’amour mêmen’osoit les braver ; le prince rompit avecson épouse , pour se réconcilier avec lepape ; Berthe fut répudiée , & Constancefille de Guillaume , comte de Provence ,partagea le trône & la couche de Robert .Ce prince , après la mort de Henri, sononcle , réunit le duché de Bourgogne àla couronne de France , malgré les effortsde Landri, comte de Nevers. Pour com-plaire à la cour de Rome il fie brûlerquelques Manichéens , en 102.2 , oubliantque ía cruauté sembloit donner quelquevraisemblance à l’erreur de ces malheu-reux qui croyoient à fexistence d’un mau-vais principe. II fit des pèlerinages ; c’étqit' la manie de ce tems , où l’on sembloit
ignorer