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Exposition du systême du monde / par P. S. Laplace
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i 7 o EXPOSITION

ils arriveront donc tous au même instant à cette position, etils oscilleront de la même manière quun pendule simple. MaisrFétat de dérangement que nous venons de supposer au système,nest pas unique. Si lon éloigne un des corps, de sa position déqui-libre , et que lon cherche les positions des autres corps, qui satisfontaux conditions précédentes ; on parvient à une équation dun degréégal au nombre des corps du système, mobiles entreqx; ; ce quidonne autant doscillations simples, quilya de ces corps. Concevonsau système, la première de ces oscillations; et à un instant quel-conque, éloignons par la pensée, tous les corps de leur position,proportionnellement aux quantités relatives à la seconde oscillationsimple. En vertu de la coexistence des oscillations, le systèmeoscillera par rapport aux états successifs quil auroit eus par la pre-mière oscillation simple, comme il auroit oscillé par la secondeseule, autour de son état déquilibre ; son mouvement sera doncformé des deux premières oscillations simples. On peut semblable-ment combiner avec ce mouvement, la troisième oscillation sim-ple ; et en continuant ainsi de combiner toutes ces oscillations , dela manière la plus générale, on représentera tous les mouveinenspossibles du système.

De- résulte un moyen facile de reconnoître la stabilité absoluede son équilibre. Si dans toutes les positions relatives à chaqueoscillation simple, les forces qui sollicitent les corps, tendent à lesramener à létat déquilibre, cet état sera stable : il ne le sera pas,ou il naura quune stabilité relative, si dans quelquune de cespositions, les forces tendent à en éloigner les corps.

Il est visible que cette manière denvisager les mouvemens très-petits dun système, peut sétendre aux fluides eux-mêmes dont lesoscillations sont le résultat doscillations simples existantes à-la-fois,et souvent en nombre infini.

On a un exemple sensible de la coexistence des oscillations très-petites , dans les ondes. Quand on agite légèrement un point de lasurface dune eau stagnante, on voit des ondes circulaires se formeret sétendre autour de lui. En agitant la surface dans un autre point,de nouvelles ondes se forment et se mêlent aux premières ; elles sesuperposent à la surface agitée par les premières ondes, comme elles