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des articles pour limiter le pouvoir del’intendant - général des finances commispar l’empereur. La nomination aux gran-des pre'latures devoir appartenir aux états& au souverain ; mais à cette conditionque ceux qui seroient nommés par ce der-nier ne pourroient entrer dans íe conseilde la nation. Cette capitulation fait con-,noître l’état de la Hongrie par rapport àses rois. Cependant l’archiduc Matthiasméditoit une révolution. L’empereur sonfrere Pavoit souvent employé , soit enFlandre où il falloit retenir les états qui,en secouant le joug de l’Espagne , auroientpu se détacher de l’Empire , soit en Hon-grie dans les guerres contre les Turcs.Matthias, peu satisfait d’être le seconddans l’Empire , afpiroit à supplanter sonfrere : comme lieutenant - général , il luiavoit été facile de gagner les gens deguerre ; il les avoit flattés par tout ce quipouvoir les séduire. Battori, vaivode deTransilvanie , qui tantôt prenoit le partide s Turcs, tantôt celui des Allemands ,mais dont l’inconflance étoit compenséepar des ralens supérieurs , embrassa sonparti. Fier de ce nouvel cilié , assuré deî’.indination des proteflans d’Autrichequ’ilflattoit d’une entiere liberté de conscience,il fit soulever la Hongrie , mécontente dece que l’empereur élevoit des Allemandsaux principales charges , & s’approcha dela Bohême qu’il piétendoit engager dansfa révolte. Les états de Bohême ne man-quèrent pas de choisir cet instant de crisepour arracher de nouveaux privilèges. Ilsparvinrent à exclure , le clergé catholiquedes affaires civiles, & á déclarer nullestoutes les acquisitions que les prêtres dela communion romaine pourroient faire.Les proteflans dévoient être admis' danstoutes les charges. Ces concessions étoientconsidérables, mais l’empereur ne pouvoirs’y refuser , sans s’exposer à perdre touteson autorité dans ce royaume qui se ressou-venois encore qu’il avoir été libre sur lechoix d s ses maîtres. Cependant son frereMatthias s’apprêtoit á soutenir fa révolte.L’empereur, qui craignoit les fuites d’uneguerre civile , & dont Matthias étoit !eplus proche héritier, consentir à partagerwu. trône sur lequel la nature
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í’appelleroit bientôt. Rodolphe étoit d’u n •en-fanté délicate , & il approchoit de sa fin.
II céda à Matthias la couronne de Hon-grie , l’archiduché d’Autriche & le mar-quisat de Moravie , & ne se réserva de sesétats héréditaires que la Bohême & laSilésie. C’étoit moins se dépouiller d’unbien , que se débarrasser d’un fardeau.L’Autriche étoit en armes, & demandoitune liberté de conscience qu’il ne pouvoicpermette sans s’exposer à l’indignarion dela cour de Rome , & il falloit consentir àrappelles les Allemands qui occupoient enHongrie des places importantes. II ne luirestoir donc que l’alternarive ou de mé-contenter les impériaux & le pape , ou derévolter les Hongrois : d’ailleurs les em-barras se multiplioient en Allemagne. Lv.succession de Clevet , de Berg & de Ili-bers , ouverte par la mort de Jean-Guil-laume , comte de la Match & de Ra-vensbourg , mettoit aux prises deux puil-sans partis qu’il avoit long-rems pacifiés ^& qui , ayant repris les armes , parois-soient prêts â ruiner ì’Empire. Rodolphesir un acte d’auforiré qu’il crut propre àrétablir le calme , en íc'ciuestrant les étatsqui formoient l’objet de la contestation11 en saisir Leopold son cousin , auquel ildonna le titre de commissaire impérial dansces provinces ; mais cette fermeté attira,fur lui tout le péril. Les prétc-ndans , dont -les principaux étoient les princes de Nuu-bourg & de Brandebourg, soutenus par •sélecteur Palatin Frédéric IV, se réu-nirent ; & oubliant pour l’instant leursdroits à l’égard les uns des autres , ils im-plorèrent le secours d’Henri 1^ , roi deFrance , &: le héros de son ficelé , pourchasser Leopold qui avoit fixé dans Juliersle siégé de son gouvernement. Alors 1 Al-lemagne fut partagée en deux grandesfactions ;. Tiine , . composée des princescatholiques , fulvoit !e parti de l’empe-reur. Les chefs de certe ligue étoient Ma-ximilien , duc de Bavière , les électeursecclésiastiques & tous les princes de lacommunion romaine. Cette faction pritle nom de ligue catholique : elle futfortifiée par deux princes proteflans quicroient sélecteur de Saxe, un des préren-dans, &. le landgrave deHtffe-Daimstad, .