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Tome vingt-neuvième.
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Maures dé)a disposés à cette expéditionpar le comte Julien , ie déterminèrent àî exécution de cette-entreprise , Ôt Muzalit embarquer douze mille hommes , íòusles ordres de Tarick Abincier , qu’il nom-ma général en chef de cette petite armée ,avec ordre de pouffer ses conquêtes enEspagne auffi loin qu’il lui leroit possible.Rodrigue raslèmbla toutes ses forces , &ne put se procurer qu’une petite armée ,à la tête de laquelle il couvrit autant qu’ilput son pays contre les courses des Sarra-zins, qui malgré lâ résistance du roi desViligoths , firent d’horribles ravages, &exercèrent, guidés par le comte Julien ,les plus grandes cruautés fur les habitans,la plupart désarmés & fans défense. Ce-pendant les hostilités de ces étrangersn’abcutiffantencore arien de décisif,Muzaenvoya de nouveaux secours à Tarick qui,comptant fur la supériorité de ses forces ,marcha contre les Vísigoths, raffemblésfous les drapeaux de leur souverain, leurlivra bataille , & remporta sur eux unevictoire si complette , qu’ils furent entiè-rement défaits. Animé par ce grand suc-cès , Muza , suivi d’une armée nombreuse& formidable , vint achever ce que songénéral avoir si heureusement commen-cé ; la fortune le seconda d’une maniéréencore plus marquée, en forte qu’en très-peu de tems , le renversement de la mo-narchie des Visigoths & la conquête del’Espagne j furent le prix de sa valeur. Al’égard de Rodrigue , quelques historiensaffurent que , trahi dès le commence-ment de la bataille que Tarick lui avoirlivrée , par Oppaz & les fils de Witiza ,qui passerent , suivis d’une foule de Visi-goths , du côté des Maures , battu & horsd’état de rappeller la fortune qui l'avoitabandonné , il alla se cacher dans un mo-nastère près de Mérida , d’où il se sauvaen Portugal , & alla finir ses jours dansun hermítage près de Vifcè. Quelquesautres écrivains, & Ferreras , fur-tout ,assurent , avec plus de vraisemblance,que , couvert de blessures , il se retiradu côté de Viscé , où peu de tems aprèsil mourut, soit des blessures qu’il avoirreçues, soit du chagrin que lui causa lafuneste révolution qui mit fit à son régné

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èc à la monarchie des Visigoths. On pensequ'il mourut vers la fin de l’année 710 :c’est à-peu-près touc ce qu'il y a de moinsinvraisemblable dans les relations , la plu-part fabuleuses , & toutes très-défectueu-ses , qui nous ont été transmises, au sujetdu régné de ce souverain. ( L. C. )

RÉMER , ( H fi. mod. ) c’est ainsique l’on nomme à Francfort sur le Mein ,l’hôtel- de-ville ; il est fameux dans toutel’Allemagne, parce qu’on y conserve labulle d’or de l’empereur Charles IV. quiest la loi fondamentale de l’ernpire ger-manique.

ROÉ- NEUG , ( Mesure de longueur )c’est la plus grande des mesures pour lèsdistances & les longueurs , qui soit d’u-sage dans le royaume de Siam ; c’est pro-prement la lieue siamoise , qui est d’en-viron deux mille toises de France. Voyagede Siam. ( D. J. )

ROER , prononcez, Roure , ( Ge'og.mod. ) nom de deux rivières d’Allemagne ;Pline au-deçà du Rhin , prend fa source ,aux confins du Luxembourg , mouille lesvilles de Gemund , Ruren & Juliers , &va se jetter dans la Meuse , à Ruremon-de ; l’autre , Roer , coule dans le cerclede Westphalie ; elle a fa source aux con-fins du comté de Waldeck , parcourt lecomté de la Marck , & se perd dans leRhin , à Duisbourg. ( D. J.)

ROETACES , ( Ge'og. anc. ) fleuved’Afie ; il couloir au voisinage de l’Ar-ménie , & c’étoit, selon Stabon , liv.XI. p. 500. un des fleuves navigables quise jettoient dans le Cyrus. ( D. J.)

R(EUX , ou LE Rœulx ; (Ge'og. mod.)petite ville des Pays-Basdans le Hainaut ,entre Soignoies au nord , & Binche aumidi. Cette petite ville fut érigée encomté par Charles-quint , en faveur de lamaison de Croy. Long. 21. 44. lat.50. 28. (D. J.)

ROGA, s.s. (Hifi.) étoit autrefoisun présent que les Augustes ou empereursfaisoient aux sénateurs, aux magistrats ,& même au peuple ; & que les papes oupatriarches faisoient à leur clergé. Voyez*Don.

Ce mot vient du latin errogare , don-ner , distribuer ; selon d’autres, il vient