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*de rogo , je demande ; c’est pour cela,,dit-on , que S. Grégoire le grand appelloitces distributions precaria , parce qu’oní îes demandoit pour les avoir. D’autres lefont venir du mot grec , qui signifiequelquefois du blé , parce que ce présentconsistoit anciennement dans une distri-bution de blé qu’on faisoitau peuple , auxsoldats , &c.
Les empereurs a voient coutume de dis-tribuer ces présens le premier jour de? Tannée , ou le jour de leur naiíïànce , ou«le jour de la fête de la ville où ils étoient ;, ; ies papes & les patriarches les distri-buoient dans la semaine de la paillon.L'usage de ces présens ou largesses , fut(introduit à Rome , par les tribuns du^peuple , qui vouloient par ce moyengagner la populace & la mettre dansleurs intérêts. Les empereurs te confor-. merent à cette coutume, & firent ausside pareilles distributions au peuple &même aux soldats , qui par cette raisonsont zppellés ftyttTspn par les auteurs grecsdu moyen âge. Voyez, CONGIAIRE &Donatif. Roga signifie aussi la payequ’on donne aux soldats. i
ROGALES , f. f. pi. ( Littérat. ) nom 'qu’on donnoit fous l’empire romain auxjours destinés aux distributions du prince.On appelloit aussi rogale le registre dansTequel on écrivoit les noms de ceux aux-quels la rogne ou donatif du prince , tedistribuoit , & où l’on nrarquoit auísi3 ’objet & la quantité de ce qu’on devoirleur donner. ( D. J.) "
ROGAT , f. m. terme de Jurisprud.ecclés. qui répond à-peu-près à ce qu’onrappelle en cour laïe , commission rogatoire.Voyez Rogatoire. ^ (
C’est une priere qu’un official ou antre■ juge d’églife , fait à un autre, pour qu’il“lui soit permis de faire ajourner un sujetd’un autre diocèse , par-devant l’ordinairedu réquérant, pour raison d’un mariagecommencé avec une personne domiciliéefdans le diocèse où il entend le faire ajour-ner. Celui à qui la lettre ou priere s’a-i dresse , n’est pas obligé d’y déférer.
ROGATlO legls , ( Hìfl. Rom. ) termequisignifioit dans la jurisprudence romaine,fia demande que faisoisnt les consuls ou
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les tribuns au peuple romain, lorsqutîsvouloient faire passer une loi. Voyez Loi.- Voici les termes dans lesquels on faifoitcette demande ; par exemple : voulez-vous ordonner qu’on fasse la guerre à Phi-lippe ? Le peuple répondoit : le peuple ro-main ordonne qu y on fasse la guerre à Phi-lippe , & cette réponse s’appelloit decre-tum , decret ou : résolution.
Le mot rogatio est souvent en usagepour exprimer le' decret même , & pourle distinguer du sénatus consulte , ou decretdu sénat. Voyez Se N ATM s co N-jS U ETE.
Souvent aussi rogatio est pris dans le mê-me sens que loi , parce qu’il n’y avoit pointde loix établies chez les Romains, quin’eussent été précédées de ces fortes dedemandes , autrement elles étoient nulles.
/ROGATIONS , f. f. pi .{Hìfl. ecclés.)prières publiques qui fe font dans l’égliíèromaine pendant les trois jours qui précé-dent immédiatement la fête de i’Áfcension.On les appelle ainsi à cause des prières& processions qu’on fait ces jours-làpour demander à Dieu la conservation desbiens de la terre , & on les consacreauísi par la pénitence & l’abstinence desviandes. Voyez Procession.
On rapporte l’institution des rogationsíS. Marnert, évêque de Vienne en Uau-phiné , qui, en 474 , selon quelques-uns,& en 468 , félon d’autres, assembla plu-sieurs évêques de la province pour implo-rer la miséricorde divine, pendant troisjours, & lui demander la cessation destremblemens de terre , & des ravagescausés par des bêtes féroces. Les jeunes& les prières de trois jours qui avoient faitcesser ces fléaux., furent continués depuiscomme un préservatif contre de pareillescalamités. Le concile d’Orléans , en 511,,ordonna que les rogations s’observeroientpar toute la France ; cet usage passa enEspagne vers le commencement du VIIsiécle ; mais les trois jours des rogationsdans ce pays , étoient le jeudi , le ven-dredi & le samedi après la Pentecôte.Elles ont été reçues plus tard en Italie yCharlemagne & Charles-le-Chauve firentdes loix pour défendre au peuple detravailler ces jours là , „& elles ont été
observées