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ligne & obliquement, devant, derrière,à côte , lorfqu’il ne trouve point d’obs-tacles qui l’arrêtent. II ne fait qu'un pasà la fois, à moins qu’ií ne faute ; voyez,Saut : pour lors il peut fauter deuxcases feulement de son côté , ou de celuide la dame ; car le faut de trois casesn’est plus usité.
Quand le roi faute de son côté , ilprend la place de son chevalier , & fa tourfe place auprès de lui à la case de son fou.
Si c’est du côté de la dame qu’il faute ,il prend la place de son fou , & la tour dece côte prend la case de la dame.
11 y a cinq choses au jeu des échecs quiempêchent le roi de fauter : i°. s’il fetrouve quelque piece entre lui & la tour ;2.0. quand cette tour a changé déplacé;3°. Si le roi est obligé de sortir de fa place ;4°. s’il est en échec, & $°. lorsque lacase au-deslus de laquelle il veut fauter,est une de quelque piece de son ennemi,qui pourroit le faire échec en pastànt.Quoiqu’!! soit permis aux rois de fe re-muer de tous côtés , ils ne peuvent néan-moins jamais fe joindre ; il faut qu’il aitau moins une case de distance entre eux :& quand chaque roi est en marche, ilprend , si bon lui semble, toutes les piecesqui fe rencontrent dans son chemin.
ROIDE , adj. ( Gram. ) qu’on ne peutfléchir. On dit un bâton , un bois roide ;un ressort roide ; un cadavre roide ; unmembre roide de froid; un escalier roide ,alors roide fe prend pour droit & difficileà monter ; une montagne roide ; un ca-ractère dur & roide ; un style roide ; unevoix roide.
Roide , ( Mare'cbal ) fe dit du colfk des jambes du cheval ; du col quandle cavalier ne peut le faire plier , & desjambes , lorsqu’elles font si fatiguées, qu’àpeine peut-il les plier un peu en marchant.
ROIDEUR, f. f. ( Gram. ) inflexibi-lité d’une chose dont il est difficile dedéranger la direction des parties fur falongueur. On dit la raideur d’une lame ,d’ur. fléau , d’une branche ; & au figuré,la raideur de son esprit, de son caractère,de fa voix , &e.
ROIO R » v. act. ( Gram . ) être ourendre roide. Les muscles fe raidissent
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dans les passions violentes. L’aìr humideraidit, les cordes tendues ; il seroidit contrel’évidence. II faut souvent se raidir contrele torrent général , contre les passions.Il est naturel à l’homme , que la naturea créé libre , de fe raidir contre l’autoriré ;c’est la raison qui lui en fait connoîtreles avantages , qui le soumet au poids dela chaîne , & qui l’empêche dé la secouer.
ROINE-BLANCHÉ, {tìifl. de France)on appelloit autrefois roines-blanches lesreines veuves , ou à cause de leur coëf-fure blanche , ou en mémoire de Blanchede Castille , veuve de Louis VIII. &de Blanche d’Evreux , veuve de Philippede Valois. ( D. J.)
ROIOC , f. m. ( Hifl. nat. Bot.) genrede plante à fleur monopétale, en formed’entonnoir, profondément découpée, &placée fur de petits embryons réunis defaçon qu’ils ont la forme d’une petite tête:l’ombilic de chaque embryon est attachecomme un clou à la partie inférieure dela fleur. L’embryon devient dans la fuiteun fruit mol & anguleux , qui renfermeune semence dure & anguleuse. Les fruitsdu roioc font réunis en un corps rondqui restèmble à un péleton. Plumier,nova plant. amer. généra. Voyez, PLANTE.
ROISË , f. f. ( Gram. ) dans la basselatinité, rothorium rouìffoir en quelque»provinces, & rotbeur en d’autres, estune fosse où l’on met pourrir à demi lechanvre, afin que la filasse puisse s’endétacher. L’action de telle eau que cesoit suffit pour opérer cette pourriture;il est même des pays où l’on fe contentecl’expofer le chanvre à la rosée ; ce quifans doute étoit autrefois l’ufage le plusgénéral, puisque, suivant les étimologif-tes, rouis dérive à rore.
Dans le pays où l’impression de la ro-sée ne suffit pas, on y supplée eu y lais-sant séjourner le chanvre dans des eauxmortes , mais les plus claires qu’il soitpossible de les choisir. Ce séjour est dehuit jours, plus ou moins , selon que lachaleur plus ou moins grande accéléréplus ou moins la pourriture du chanvre.
Le choix des eaux mortes pour cetteopération , n’est pas une preuve que leseaux vives ne lui convinssent autantfie