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Exposition du systême du monde / par P. S. Laplace
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DU SYSTEME DU MONDE. i 7 5

Dans le mouvement dun point sollicité par des forces quelcon-ques , la variation de la force vive est égale à deux fois la somme(les produits de la masse du point, par chacune des forces accéléra-trices multipliées respectivement par les quantités élémentairesdont le point savance vers leurs origines. Dans le mouvement dunsystème quelconque , le double de la somme de tous ces produits,est la variation de la force vive du système.

Concevons que dans le mouvement du système, tous les corpssoient au même instant dans la position il seroit en équilibreen vertu des forces accélératrices qui laniment ; la variation de laforce vive y sera nulle, par le principe des vitesses virtuelles ; laforce vive sera donc alors à son maximum ou à son minimum. Si lesystème nétoit mu que par une seule de ses oscillations simples ;les corps en partant de la situation déquilibre, tendroient à yrevenir si léquilibre est stable; leur vitesse diminueroit donc àmesure quils sen éloigneroient, et par conséquent la force viveseroit dans cette position, un maximum ; mais elle seroit unminimum , si léquilibre nétant pas stable, les corps en séloignantde la position qui est relative à cet état, tendoient à sen écarterdavantage. De- on peut conclure que si la force vive est cons-tamment un maximum lorsque les corps parviennent au mêmeinstant à la position de léquilibre, quelle que soit dailleurs leurvitesse, léquilibre est stable; et quau contraire, il na ni stabilitéabsolue, ni stabilité relative, si la force vive dans cette position dusystème, est constamment un minimum.

Enfin, on a vu dans le second chapitre, que la somme des inté-grales du produit de chaque force finie du système, par lélémentde sa direction , somme qui dans létat déquilibre, est nulle, est unminimum dans létat de mouvement. Cest en cela que consiste leprincipe de la moindre action, principe qui diffère de ceux dumouvement uniforme du centre de gravité, delà conservation desaires et des forces vives, en ce que ces principes sont de véritablesintégrales des équations différentielles du mouvement des corps; auLieu que celui de la moindre action, nest quune combinaison sin-gulière de ces mêmes équations.

On doit faire une remarque importante sur létendue de ces divers