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Tome vingt-neuvième.
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& sor. palais fut l’asyle de tous les hommesinstruits quipasterent d’Athénes à Rome.

Sylla fit couper les arbres du lycée &des jardins d’acade'mies , pour en cons-truire des machines de guerre; mais aumilieu du tumulte des armes, il veilla àla conservation de la bibliothèque d’Apel-licon de Teïos.

Ennius embrassa la doctrine de Pytha-gore ; elle plut aussi à Nigidius Figulus.'Celui-ci s'appliqua à l’étude des Mathé-matiques & de l’Astronomie. 11 écrivitdes animaux, des augures, des vents.

Marins Brutus préféra le Platonisme &la doctrine de la premiere académie , àtoutes.îes autres maniérés de philosopherqui lui étoient également connues ; maisil vécut en stoïcien.

Cicéron , qui avoit été proscrit par lestriumvirs avec M. Térentius Varron, leplus savant des Romains , inscrit celui-cidans la classe des sectateurs de l’ancienneacadémie. Il dit de lui : tu atatem patriœ ,tu defcriptiones tetnporum , tu factotumjura , tu facerdotum , tu domefticam, tubellìcam disciplìnam , tu fedem regionum& locotum , tu omnium dìvinarum huma-natumque nomina , généra , officia , causasaperuifli ; plutimumque poetis noflris omni-noque latinis & littetis luminis attulifii& verbis , atque ipfe varium & elegansomni fere numéro poema fecijìi ; Fbilofo-pbiamque multisque locis inchoafii , ad im-pellendum fatis , ad docendum patum.

M. Pison se montra plutôt péripatéticienqu’académicien dans son ouvrage, de finibusbonotum & malotum.

Cicéron fut alternativement péripaté-ticien , stoïcien, platonicien & sceptique.II étudia la Philosophie comme un moyensans lequel il étoit impossible de se dis-tinguer dans Paît oratoire; & Part ora-toire , comme un moyen fans lequel iln’y avolt point de dignité à obtenir dansla république. Sa vie fut pusillanime , &fa mort héroïque.

Le peuple que son éloquence avoit sisouvent rassemblé aux rostres, vit aumême endroit ses mains exposées à côtéde fa tête. L'existence de ces dieux im-mortels , qu’il atteste avec tant d’emphase§c de véhémence dans ses harangues pu-

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bliques , lui fut très-suspecte dans so»cabinet.

Quintus Lucilius Balbus fit honneurà la secte stoïcienne.

Lucain a dit de Caton d’Utique :

Hi mores, hœc duri immota CatorùsSella fuit ; fervare modum , finemque tenere,Naturamque fequi , patrìamque impendere vitamìNec fibi , fed totì genitum fe credere mundo ;

Huic epulœ , viciffe f amen , magnìque pénatesSummcviJse hyementefío ; pretìofaque veflis,Hirtam membra super Romani more quirìtìsInduxijse togam , Venirisque huic maximus usus ,Progenies. Urbi paterest, urbique marìtus.

Justitia cul t or, rìgïdi servator honesti,

In commune bonus, nullofque Catonìs in allusSubrepfit, partemque tulìt fibi nata voluptas.

Ce caractère où il y a plus d’idées quede poésie , plus de force que de nombre& d’harmonie , est celui du stoïcien par-fait. II mourut entre Apollonide & Dé-métrius , en disant à ces philosophes :" Ou détruisez les principes que vous» rn’avez inspirés, ou permettez que je» meure ».

Andror.icus de Rhodes suivit la philo-sophie d’Aristote.

Cicéron envoya son fils à Athènes,fous le péripatéticien Cratippus.

Torquatus , Velleius, Atticus, Papi-rius , Paitus, Verrius, Albutius, Pison,Pansa , Fabius Câlins , & beaucoup d’au-tres hommes célébrés embrassèrent l’E-picuréisme.

Lucrèce chanta la doctrine d’Epicure.Virgile, Varius , Horace‘écrivirent &vécurent en épicuriens.

Ovide ne fut attaché à aucun système.II les connut presque tous, & ne retintd’aucun que ce qui prêtoit des charmesà la fiction.

Manilius , Lucain & Perse penchèrentvers le Stoïcisme.

Séneque inscrit le nom de Tite-Liveparmi les Philosophes ‘en général.

Tacite fut stoïcien ; Strabon aristoté-licien ; Mécene épicurien; Cneius Julius& Thraseas stoïciens ; Helvidius Prisonsprit le même manteau.

Auguste appella auprès de lui les Phi-losophes.

Tibere n’eut point d’averíìon pour eux,