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er (.r) in cadhuna cofa 6 cum om perero in quáqueuna causa jìcquomodo homo persera: un cas-cune cose si cum om per
dreit scn fradre salvar dist in odhectum suum fratrcm salvare d.bet in hocdreid son frère salver dist en oqnid il me akresi fazet & ab Ludherqui d ìlle mt alterumfic facerct & abLotbarìoqui il me altreíl fàscet & a Lothaire
nul plaid nunquam peindrai qui , meonnul lump huit um nunquam prenderoquodyneonul plaie nonques prendrai qui , par mon
vol, ciít meon fradre Iíarle in damno.sit.voile,eccistì meo fratri Karlo in damno fitvoil,acist mon frere Karle en dam sein.
C’est-à-dire : " Pour l’amour de Dieu ,„ & pour Je peuple chrétien en notre„ commun salut de ce jour en avant au-,, tant que Dieu m’en donne le savoir &,, le pouvoir , je déclare que je sauveraia mon frere Charles, ci-présent, & lui„ ferai en aide dans chaque chose ( ainsi„ qu’un homme selon la justice doit sau-t> ver son frere ) en tout ce qu’il seroit,, de la même maniéré pour moi, & que„ je ne ferai avec Lothaire aucun accord» qui par ma volonté porteroit préjudicei> à mon frere Charles ci-présent.
Serment des seigneurs françois sujets deCharles le Chauve. La premìere lignefontient les paroles du serment ; la se-conde Vinterprétation latine , & la troi-sième le françois du xij. fiecle ,
Si Lodhuigs fagrament que son fradreSi Ludovicus sacramentum quod suus fraterSi Louis le Sagrement que son frere
Karlo jurât, conservât , & Karlus meosKarlus jurât , conservât , & Karlus meusKarle jure , conserve , 6t. Karles rpon
fendra de fuo part non Jos tanit , si josenior de sua parte non illud teneret, fi egosennor de sue part ne lo tanist, si je
returnar non lint pois , ne jo , neretornare non ìllum inde pojfum nec ego necretourner ne lent pois, ne je ,ne
ROM
neuîs cui jo returnar int pois , in nulfanullus quem ego retornare inde pojfum in nullenuls cui je retourner ent pois, en nul.
aindha contra Loduwig non li (b) juer.adjuto contra Ludovicum non ìlli suera.aïnde contre Louis nun li ferai.
C’est-à-dire : " Si Louis observe le fer»
» ment que son frere Charles lui jure ,
,, & que Charles, monseigneur de sa parc,» ne le tint point, si je ne puis détour-,, ner Charles de ce violentent, ni moi,
» ni aucuns de ceux que je ne puis dé-„ tourner , ne ferons en aide à Charles>, contre Louis.
On voit par cet exemple que la langueromane avoit déja autant de rapport avecle françois auquel il a donné naissance ,qu’avec le latin dont il fortuit. Quoique,les expressions en soient latines, la syn-taxe Vie l’est pas; & l’on fait qu’une lan-gue est aussi distinguée d’une autre par íasyn axe que par son vocabulaire, Mein. del’acad. des InÇc. tom. XVII. & XXVI*in-tf.iD.J.)
_ ROMANESQUE , adj. ( Gram.) quitient du roman. 11 se dit des choses &des personnes. Une passion romanesque ;des idées romanesques ; une tête roma -nesque ; un tour romanesque ; un ouvrageromanesque.
Romanesque , f. f. forte de danse.Voyez. Gaillarde.
ROMANIE , ( Ge'og. mod. ) ou Rom S*lie, ou Rumélie , province de la Turquieeuropéenne , bornée au nord par la Bul-garie , au midi par l’Archipel & la mecde Marmora , au levant par la mer Noi-re , & au couchant par la Macédoine.
Autrefois par la Romanie on entendoitgénéralement , comme l’a remarqué Sel-den , tout le pays que poíTédoient les em*pereurs grecs , soit dans l’Europe , foiedans I’Asie ou dans l’Afrique. Présente-»ment le mot de Romanie désigne en gé-néral tout ce que les Turcs post'edent enEurope , & particulièrement la Thrace ,la Bulgarie , la Macédoine , la Thessa-lie , la Grt'ce & quelques autres contrées.
(a) Je lis er pour ero , au lieu de &.
(4) M. Ducange lit ./w pour futro t au lieu de juer ou cysà