Band 
Tome vingt-neuvième.
Seite
377
JPEG-Download
 

ROM

Le mot Rumcìie est composé Je runì, &du mot grec î\>m , comme qui diroit laRomanie greque ; mais la Romanie est or-dinairement restrainte au gouvernementdu Beglcrbçg de ce pays ; gouvernementqui ne s’étend ni fur la Hongrie , ni furles îles de l’Archipel, ni méme fur la Mo-rée, qui fait une partie du revenu de lavalideh , c’est-à-dire de la sultane merede l’empereur. Ce pays feroit fertile enblé & en pâturages , fi les Turcs fe don-noient la peine de le cultiver ; les Grecsy font en grand nombre.

Le hacha de Rumélie ou Romanie , estle dix-huitième entre les gouvernemensbeglerbegs, & le plus considérable gou-vernement des Turcs en Europ#. II four-nit au bachaun million cent mille alpres derevenu. Ce bacha fait fa résidence à Sosie ,& a fous lui vingt-quatrefangiacs. ( D. J. )ROMANO , ( Geog. mod. ) ville d’í-talie , dans la partie orientale du Ber-gamafque , fur une petite rivière qui couleentre le Serio & l’Oglio. Cette ville faitun bon commerce en blé. ( D. J.)

ROMANOW , ( Gcog. mod. ) ville del’empire rustìen , dans le duché de Jé-roslaxv , fur la gauche du Volga , au-def-íus de Jéroílaw. {D. J. )

ROMANS , ( Gcog. mod. ) petite villede France , dans une belle plaine du Dau-phine , fur l’Ifere , à 3 lieues du Rhône ,à xo au fud-ouest de Grenoble , & à 112de Paris. Elle doit son origine à un mo-nastère fondé dans le ix siecle , qui a étésécularisé , & dont la mente abbatiale aété unie à l’archevêché de Vienne. II ya dans cette ville une abbaye de filles ,ordre de Ctteaux , fondée en 1^32 , &plusieurs couvens de religieux. Romans estun gouvernement particulier du gouver-nement militaire de Dauphiné. Long. 22.43. Lit. 4H 7. {D. J. )

Les guerres civiles de religion ont pres-que ruiné cette ville. Elle est assez mar-chande ; il y a pluíieurs moulins & ma-nufactures pour la foie, qui occupent beau-coup de bras. On remarque un calvairemodelé fur celui de Jérusalem, par Roman& Bolffìn , qui avoient fait le voyage dela Terre-Sainte. François I. y mit la pre-mière pierre en 1Ç20,

Tome XXIX,

ROM 37 7

L’églife collégiale de S. Barnard futfondée en abbaye au commencement duneuvième siecle , par Barnard , archevê-que de Vienne , fous la dépendance im-médiate du siégé de Rome , d’où la villeprit le nom de Roman ; elle fut séculariséeau dixieme siecle. Le sacristain est la seuledignité : il y a 14 chanoines. D’autresdisent que Barnard acheta , fur les bordsde l’Ifere , un terrein inculte d’une dameappelîée Romana , d’où ce lieu prit lenom de Roman.

Quoi qu’il en soit, le fondateur y mou-rut en 842 , & y fut inhumé. II est connudans notre histoire pour avoir pris part àla révolte des enfans de Louis le Débon-naire , & avoir été déposé au concile deThionville pour fa prévarication contreson roi. Mais après une absence de qrn-tre ans, il obtint sa grâce de la clémencede l’empereur , rentra dans son siégé , &répara la faute par une pénitence écla-tante qui l’a fait mettre au nombre desSaints. C’est à fa sollicitation que le fa-meux Agobard, de Lyon , son ami ,composa'le traité de la dignité' du sa-cerdoce.

On garde dans les archives de cetteville un billet de Louis XI, de 3C0 li-vres , qui lui furent prêtées par les habi-tans , lorfqu’il n’étoit que dauphin , &dans la disgrâce de son pere.

Humbert V, général des Dominicainsen 1254, mort à Lyon simple religieuxen 1277 , étoit né à Romans. C’étoit unsavant théologien * qui a composé plu-sieurs ouvrages qu’on ne lit plus.

Le fameux général de Lalli , qui acommandé dans l’Inde , & laisté prendrePondichéri par les Anglois , & qui aété décapité à Paris, étoit né à Romans,(G. )

ROMARIN, f. m. ( Hìfl. nat. Botan. )rofmarlnus ; genre de plante à fleur mo-nopétale labiée ; la levre supérieure estfendue en deux parties , dr recourbée enarriéré ; elle a des étamines crochues : lalevre inférieure est divisée en trois par-ties dont celle du milieu est concave com-me une cuiller. Le calice de cette fleura deux ou trois pointes. Le pistil fort duI calice ; il est attaché comme un c'.ou à

B b b