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Tome vingt-neuvième.
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quelques-uns croyoient pourtant que lesanciens bâtimens écoìent plus Tains , oudu moins plus commodes pour le peuple,parce que les rues étant plus étroites, lahauteur des maisons garantiíToit des rayonsdu soleil , qui ne tròuvoient plusd’obfìaclepar la maniéré dont on venoit de bâtir.

II nous reste quelques descriptions dula ville de Rome(a), telle qu’elle se trouvoitvers le siecle des empereurs Valentiniens& Valens ; & dans ce tems-là elle étoitpartagée en quatorze.régions, dont nousavons une delcription attribuée.à Pi Vic-tor. Voyez, Région de Rome. C’estun article qui fer c de supplément à celui-

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ci, & qui nous met en état de passerà la description de Rome moderne.

Quant aux autres détails qui concernentl’ancienne Rome , on les trouvera dans ceDictionnaire fous leurs divers articles par-ticuliers ; il seroit superflu d’en faire icil’énumération. Je passe à Kome moderne,la ville, du monde qui intéresse le plusla curiosité. ( Le chevalier de J A u~c o u R T. )

Rome moderne , ( Gc'oçr. moi. ) c’est ■toujours la plus fameuse ville de l’univers ,quoique l’empire romain soit détruit. Onsait qu’elle est située-sur le Tibre, en-viron à 155 lieues de Turin, à zoo de

S (a) Montaigne disoit “ qu’on ne voyoit rien de Rome que le ciel fous lequel elle avoit esté assise ,» tk le plant de son gite ; que cette science qu’il en avoit, estoit une science abstraite & contemplative ,,, de laquelle il n’y avoit rien qui tumbat. sous les sens ; que cens qui disoient qu’on y voioit au moins„ las ruines de Rome , en disoient trop: car les ruines d-une si épouvantable'machine > rapporteraient» • plus d'honneur &> de révérence à fa mémoire ; ce n’étoit rien que son sépulcre. Le monde ; ennemi» de ía longue domination , avoit premièrement brisé St fracassé toutes les pieces de ce corps admi-„ table ; St parce qu’encore tout mort , renversé, desfiguré, il lui faisoit horreur , il en avoit ense-« veli la ruine mesures; que ces petites montres de fa ruine qui paressent encore au-dessus la bierre» c’estoit la fortune qui les avoit conservées pour le tesmoignage de cette grandeur infinie que tant» de siécles , tant de feux, la conjuration du monde réitérée à tant de fois à ía ruine n’avoit peu uni-» verfalement elteindre ; mais qu’iì estoit vraifamblable que ces mambres desvifagés qui en festoient ,.» c’estoient les moins dignes, & que la furie des ennemis de cette gloire immortelle , les avoit portés„ premièrement à ruiner ce qu’il y avoit de plus beau Sc de plus digne. Que les bastiments de cette» Rome bastarde qu’on aloit .asture atachant à ces masures- antiques , quoiqu’ils eussent de quoy ravir» en admiration nos siécles présents, lui íaisoient resouvenir proprement des nids que les moineaux» & les corneilles vont suspendant en France aus voûtes & parois des ég'iscs que les Huguenots» viennent d’y démolir. Encore cr.eignoit-il a voir Tespace qu’occupe ce tumbeau qu’on ne le recor.-» nut pas-tout & que la sépulture ne sut elle-messsies pour la'pluspart ensevelie ; que cela , de voir une» si chetiíve descharge comme de rrrorceaus de tuiles &. pots cassés estre anciennement arrivée à un» monceau de grandeur si*exc-essive (C’est le monte Testaceo.) qu’il égale en hauteur & largeur plu-n sieurs naturelles montaignes ( car il le comparoit en hauteur à la Motte de Ourson & l’estimcit dou-« ble en largeur.! c’estoit une expresse ordonnance des destinées , pour faire fautif au monde leurn conspiration à la.gloire & prééminance de cette ville , par un si nouveau & extraordinaire tesmcíi-,> gnage de ía grandeur. II diíoit ne pouvoir aisément faire convenir , vu le peu d’espace & de lieu» que tiennent aucun de ces sept monts , &' notamment le plus fi metix , corne le Cafilolin & le Pulatin ,» qu’il y ranjat un si grand nombre d'édifiees. A voir feulement ce qui reste du temple de la» Paix, le long du Forum Romanum, duquel on voit encores la chute toute vifve , comme d’unen grande Montaigne, dissipée en pluíieurs horribles rochiers, il ne semble que deux tels ' bastiments« peussent terúr en toute l’espace du mont du capitole , où il y avoit bien 23 ou 30 temples-, outre.» plusieurs maisons privées.-

» Mais à la vérité plusieurs conjectures qu’on -prent de-la peinture de cette ville ancienne , n'on t» guiere de verisimilitude ; son plant mesmes estant infiniment changé de forme, aucuns de ces vallonsn estant comblés , voire dans les lieux les plus bas qui y fussent , comme, pour exemple , au lieu» de Velabrum , qui, pour ía bassesse, recevait l’esgout <le la ville & avoit un lac , s’estant esiévé» des mons de la hauteur des autres mons naturels oui sont autour de-là ; ce qui fie faisoit par le tas” & monceaux des ruines de . ces grands bustimens. Ét le Monte Savello n’est'autre chose que la ruine” d’un partie du íéatre de Marcellns. IL croioit qu’un antien Romain ne sçauróìt reconnoistre l’affiette“ -de sa ville quand il la verroit. II est iouvent avenu qu’après avoir fouillé bien avant en terre , on ne« venoit qu’à’ rencontrer la teste d’une fort haute colonne , qui estoit encore en pied au-dessous.-

” On n’y cherche point d’autres íondémens- aus maisons que des vielles masures vu voûtes, comme" ->1 s’en voit au-dessous de toutes les caves ni encore l’appui du fondement ancien : ni d’un mur qui” soit en son assiette, mais fur les brisures rnesmes des vieux bastimsns, comme la fortune les a logés” en sc dissipant, ils ont planté le pied de leurs palais nouveaux , comme fus de gros lopins de» •rochieiís fermes & assurés. II'est aisé à voir que plusieurs rues sent à plus de trente piixls prose h*

'aur.dèffous de..celle, d-a.-ce.tte .kevre, a -