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Tome vingt-neuvième.
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f EsqdHn , par Servius TullinS ; CO quioccasionna le nom célébré de Scpt'tcollis ,qu’on donna à cette ville , à cause dessept collines fur lesquelles elle écoit bâtie.

Une des causes de fa prospérité , c’estque ses rois furent tous de grands per-sonnages ; on ne trouve point ailleurs ,dans les histoires , une fuite non-inter-ronipue de tels hommes d’état, •& de telscapitaines, comme M. de Montesquieu.Ta remarqué le premier. Les ouvrages quiont donné & qui donnent encore au-jourd’hui la plus haute idée de ía puis-sance , ont été faits fous les rois. On peutvoir I étonnement de Denis d’Halicarnastè,Ant. r m. I. III. fur les égouts faits parTarquin ; & ces égouts subsistent encore.

On fait que quelques années avant ledésastre de Rome par les Gaulois , lestribuns du peuple avoient voulu partagerle sénat & le gouvernement de la ré-publique entre les deux villes de VéïesLc de Rome ; après le saccageaient de cettederniere, les mêmes tribuns pensèrent àfaire abandonner tout-à-fait Rome détrui-te, â transporter à Véïes le siégé de l’état,& à en faire la feule capitale. Le peuplesembloit assez disposé à prendre ce parti,mais Camille l’emporta fur la faction destribuns, & d’un consentement unanime,,il fut arrêté qu’on rétabliroit la villede Rome.

On rebâtit les temples furies mêmesfondemens ; ensuite on répara les ruines ,- des maisons particulières ; le trésor publicy contribua du sien , & les édilesfurent chargés de régler & de hâter lesouvrages; on fit marché avec des en-trepreneurs , qui s’obligerent d’édifier lesmaisons dans Tannée ; le trésor publicfournit la charpente & le baudeau pourcouvrir les toits; il y eut ordre â tousles propriétaires des campagnes, d’ylaisserfouir des carrières, & de souffrir qu’onen enlevât gratuitement les pierres. Enfintous les Romains mirent la main à T oeu-vre , & nul ne fut exempt des travaux ;précédemment les égouts publics ne p as-soient que fous les rues ; on bâtit alors in-différemment fur leurs voûtes qui servirentde fondemens , & par-là les égouts eurentieurs cours, fous les maisons p^rticuUeres,

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' Cependant la précipitation fit -tort ála seconde construction de Rom r; les ruesdemeurèrent étroites & mal alignées ; ilest vrai que fur la fin de la république,& fur-rout fous Auguste , Rome étant de-venue la capitale du monde , la magni-ficence augmenta dans les temples, dansles palais, & dans les maisons des citoyens;mais cette nouvelle décoration ne réformapas les défauts du plan fur lequel on avoirrétabli la ville après fa premiers construc-tion : les choses changèrent bientôt après.

•L’incendie de Rome , qui dura fous lerégné de Néron fix jours & six nuits,la réduisit presque ey cendres, & de qua-torze quartiers de la ville, quatre feu-lement furent épargnés ; tous les foins ,dit Tacite, que fe donna í’empereur, pourle soulagement du peuple affligé , furentinutiles à fa réputation ; on l’accufa long-tems d’avoir été lui-même fauteur del'embraíbment. Quoi qu’il en soit, Néronfe servit des ruines de fa patrie pour faiteéclater fa magnificence ; il ordonna quefans garder Tordre ancien , ni laisser laliberté aux.particuliers de bâtir a leurfantaisie, comme ils avoient fait jufqu’alors,on tirât au cordeau de grandes rues , onélargît les places, on environnât les quar-í tiers de portiques que Tempereur fe char-gea de construire à fes dépens , commeaustì de faire enlever les démolitions &les décombres.

Le même Néron voulut que les maisonsfussent voûtées jusqu'à une certaine hau-teur , & bâties d’une pierre qui résisteau feu ; il prescrivit encore que les par-ticuliers ne tireroient point seau publi-que à leurs usages , afin que l’on eût desréservoirs auxquels on pourroit avoir re-cours en cas d’incendie , & que chaquemaison seroit séparée l une de l’autre fansun nuir mitoyen; il bâtit pour lui-mêmeun palais moins superbe par la ^dorure ,que le luxe avoir déja rendue commune ,que par les champs , les lacs, les forêts.,& les campagnes dont il étoit accompa-gné. On peut voir une courte descriptionde ce palais, au mot Maison dorée.

Les ordonnances de Tempereur, outrefutilité publique , apportèrent un embel-lissement particulier â la nouvelle .ville.;