ROM
tifannes établissoient leur honteux com-Du grand cirque en allant à l’éghíede S. George, on voie les ruines du palaisdes empereurs, appell èpalazzo maggiere.11 occupoit presque tout le mont Pala-tin. L’église de S. Anaslase qui est sur cemont, étoit autrefois le temple de Nep-tune. Près de-!à étoit le temple de Jant/s-qttadnfrons , parce qu’il y avoit quatreportes, & trois niches dans chaque facede quarré ; ce qu’on peut prendre pourles quatre saisons, & pour les douze moisde l’année. L’eau du Tibre couloir jadisprès de l’église de saint George , & onappelloit ce bras de riviere velatum , àcause que l’on y pastoit en bateau avecune petite voile dans un vent favorable ;on va de-là à l’église ronde de saint Théo-dore, qui à ce qu’on croit, étoit ancien-nement le temple de Rémus & de Ro-mulus. II faut peu monter pour aller àl’hópital de Notre-Dame de Consolation ,qu’on prétend avoir été dans l’antiquitéle temple de Vesta.
L’église de Saniïa-Maria-Liberatriceest au pié du mont palatin , près de l’en-droit nommé locus curcìis. Ce fut là ques’ouvrit un gouffre d’où sortoit une puan-teur insupportable , & qui ne se refermaqu’aprês que Curtius, chevalier romain ,s’y fut précipité à cheval pour le bien defa patrie.
En tournant à droite, on trouve lejardin Farnèse. II est rempli de jets d’eau& de grottes , & au-dessus font des lieuxde promenade , d’où l’on découvre legrand cirque. En continuant de marcherà droite , on arrive à Tare triomphal deTitus ; il fut érigé pour le triomphe de ceprince , après la prise de Jérusalem. Cetarc est sur-tout remarquable par ses bas-reliefs, qui représentent le candélabre, latable , les trompettes du grand jubilé , &quelques vaiííeaux qui furent apportés dutemple ; cet arc est dans la rue sacrée ,au pié du mont Palatin.
Le temple de la Pace , c’est-à-dire dela Paix , n’est pas loin du campo Vaccìno,mais on n’en voit plus que des ruines ,quoique ce fut un des plus superbes édificesde Rome. Vespafien 1 avoit élevé, & y
ROM 389
avoit mis les dépouilles du temple de Jéru-salem. Voyez, Temple de la Paix.
Plus avant est l’église de saint Laurentm Mìranda , c’étoit anciennement untemple que l’empereur Antonin dédia àl’impératrice t aniline son épouse, dontil ne put jamais faire une honnête femmependant fa vie ; le vestibule de cette égliseest magnifique.
Le capitule moderne est bâti sur les rui-nes de l’ancien capitule ; tout y est pleinde pieces antiques , dont la descriptionferoit un volume. II suffira de dire ici qu’ony remarque la louve de bronze qui alaiteRémus & Romulus ; les quatre grandsreliefs représentant plusieurs traits de l’hif-toire de Marc-Aurele ; la couronne ros-eraie du consul Duillius , qui eut le pre-mier dans Rome l’honneur du triomphenaval ; le Courier qui s’arracha une épinedu pié , après avoir apporté de bonnesnouvelles au sénat , ayant mieux aimésouffrir de grandes douleurs dans sonvoyage , que de retarder la joie publique ;les bustes de Cicéron & de Virgile ; lesquatre anciennes mesures romaines , unepour l’huile , une autre pour le grain , &deux autres pour le vin ; la nourrice deNéron qui le tient par la main ; la déessedu silence ; le dieu Pan ; les trois Furies ;une statue de César avec sa cuirassé ; unestatue d’Auguste ; celle de Castor & dePollux ; les débris des colonnes d’Apollon,de Domitien , & de Commode ; le lionqui dévore un cheval ; les trophées quequelques-uns disent être de Trajan , &les autres de Marius. Les deux chevauxde marbre qui se voient dans la place ducapitule, ont été enlevés du théâtre dePompée ; & la statue équestre de bronzeque l’on voit dans le même lieu , y futmise par Paul III. On croit que c’est lastatue de Marc-Aurele.
Pour ce qui est du millìarium , oucolonne milliaire du capitule. Voyez Mil-LIAIRE.
On monte ensuite au palais de saintMarc , qui appartient à la république deVenise , & où logent les ambassadeursqu’elle tient à la cour de Rome. Du pa-lais de saint Marc on va au mont Quirinal,appelle présentement Monte - cavallo ,