ROS
alternativement , dont on orne les cours,grottes , fontaines , &c. On en fait aussi depierre & de marbre de diverses sortes.Daviler. ( D. J. )
Rose , en terme de Boutonnìer ; c’eft unornement dont le fond est de cartil'ane ,divisé en plusieurs branches formant autantde rayons , composés d 1 u n seul brin plié endeux , qui s’éloignent les uns des autres,à mesure qu’ils s’éloignent de leur centrecommun : les angles en font arrondis àpeu près comme ceux des feuilles d’unerose. La rose entre comme les pompons dansles différens ornemens que le boutonnierimagine.
Rose , en terme de Diamantaire , est undiamant plat , qui n’est taillé que fur latable. Voye[ Table.
Roses, ( Haute-Lijserie. )petites étoffesde foie, de laine Sc de sil, dont les façonsreprésentent des especes de r oses. Elles ont2.0 aunes un quart à 10 aunes Sc demie delongueur, fur un pied Sc demi & un poucede roi de largeur. Snvary. (D. J.)
Rose, terme de Luthier ; ce sont plusieurstrous qui représentent en quelque sorte lafigure dune rose , Sc qui íont au milieu dela table d'un instrumentde musique, commed’un luth, d’un clavecin, d'uneépinette, &c.{D. J.)
Rose-noble , ( Monnoie. ) monnoied’or, qui se fabrique en Hollande, Sc quiy a cours pour onze florins.
Rose , ( Serrur. ) ornement rond ,ovale ou à pans, qui se fait ou de tôle relevéepar feuilles, ou de fer contourné par com-partiment à jour. Il sert dans les dormansdes portes cintrées , & dans les panneauxde serrurerie. {D. J.)
Rose ou Rosette , ( Teinturier. ) c’estainsi que les teinturiers nomment unecertaine marque ronde de la grandeur d’unécu blanc,bleue, jaune ou d’autre couleur,que les teinturiers sont obligés de laitier aubout de chaque piece d’étoffe qu’ils teignent,pour faire connoître les couleurs qui leur ontservi de pied ou de fond , & faire voir quel’on y a employé les drogues Sc ingrédiensnécessaires pour les rendre de bon teint.Oici. de comm. {D. J.)
Rose ou Rosette , terme de Tourneur ;c ’est une sorte de cheville tournée, qui est
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grosse par un bout, & que l’on met à unrâtelier avec plusieurs autres pour servir àpendre des habits. ( D. J.)
Rose , f. f. r osa gentilitia , ( terme deBlason. ) meuble de Pécu en forme de rosede jardin ; elle paroît épanouie, avec unbouton au centre , quatre feuilles Sc cinqplus éloignées, avec cinq pointes qui imitentles épines entre les feuilles extérieures, &sont ordinairement fans tige. La rose Rap-pelle soutenue quand elle est figurée avec sg,! queue.
Les roses ont pour émail particulier legueules ; il y en a cependant de diversémaux.
Roses figées Sc feuillées , sont celles quiont des tiges Sc des feuilles, quelquefoisles pointes de la châsse sont d’un autre émailque les feuilles.
Les roses désignent le printemps.
De Nollant de Limbeuf, en Normandie :d’argent à une steur-de-lis de gueules , accom-pagnée de trois roses de même.
De Rofcoet du Mené , en Bretagne :d’argent à trois roses de gueules , feuillées (ttigées de finople. ( G. D. L. T. )
Rose-croix , société des frères de la -,( Hisoire des impostures humaines. ) sociétéimaginaire, & néanmoins célébré par lesfauííes conjectures qu’elle a fait naître. '
Ce fut en 1610 , qu’on commença àentendre parler de cette société chimérique,dont on n’a découvert ni trace, ni vestige.Ce qu’il y a de plaisant, c’est que dès-lorsles paracelsistes , les alchymistes, Sc autresgens de cet ordre, prétendirent en être ,parce qu’il s’agifloit des sciences occultes Sccabalistiques , & chacun d’eux attribuoitaux freres de la rose-croix Ce s opinions par-ticulières. Les éloges qu’ils firent des freresde la rose-croix aigrirent quelques hommespieux , & les porterent à intenter toutessortes d’accusations contre cette société, del’existence de laquelle ils auroient dû préaìa*blement s’assurer.
Cependant on débitoit hautement qu’ilparoifloit une illustre société, jusque-làcachée, & qui devoir son origine à ChristianRosencreuz. On ajoutoit que cet hommené en 1587, ayant sait le voyage de la Terre-Sainte, pour visiter le tombeau de J. C., avoireu à Damas des conférences avec les sagesGgg r