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remplies d’un bois moelleux Sc blanchâtre.Les feuilles qui ont un pied & demi delong, fur huit ou neuf lignes de large , en-veloppent les nœuds de ces tiges par unegaine velue ; car le reste est liste , verd-gai,plié en gouttière, à fond blanc. Le panni-culc ou le bouquet des fleurs est blanchâtre,soyeux, semblable à celui des autres roseaux.Les gens du pays taillent les tiges de cesroseaux pour écrire ; mais les traits qu’ilsen forment font très-grostiers, Sc n/appro-chent pas de la beauté des caractères quenous faisons avec nos plumes. {D. J.)
Roseau, ou Baguette d’EzÉchiel,
( Théologie.) Mesure dont il est parlé dansl’écriture , Sc que les auteurs modernescroient répondre à un pied onze pouces,Sc un tiers de pouce d’Angleterre. Voyt £Mesure.
C’est dans le chapitre xi. d’Ezéchiel, cùil s agit de cette mesure : Dieu y montreen vision à ce prophète la rééducation fu-ture de la ville de Jérusalem , Sc lui faitd abord voir un homme qui tenoit en mainun roseau ou baguette , pour mesurer les di-mensions que devoir avoir cette nouvelle 'ville , & calamus mensurce in. manu ejus. Lalongueur de cette mesure semble être dé-terminée au verset f , & in manu viri cala-mus mensurce sex cubitorum & palmo. Or, endonnant à la coudée 18 pouces, & à lapalme un peu plus de trois pouces, selon ‘1 « calcul le plus ordinaire, ce roseau auroitété une mesure de neuf pieds trois poucesquelques lignes ; ce qui est fort différent dece qu’avance ici M. Chambers. D’ailleurs ,le prophète ajoute que cet homme dont ileut la vision , prit avec son roseau les me-sures des maisons, des murs, des portes dela ville , &c ., Sc dit qu’il mesura la largeurde chaque maison, calarno uno , Sc la hau-teur calamouno. Or, il seroit ridicule de nedonner à une maison qu’un pied onze pou-ces & un tiers de pouce en tout sens. Ilest vrai quelles ne fer oient pas beaucoupplus exhaussées ni plus spacieuses , en nedonnant à ce roseau que neuf à dix pieds ;mais encore cela, seroit-il plus supportable.Que si on met la coudée à 11 pouces, commecelle de Memphis, Sc la palme à propor-tion , on aura près d’onze pieds tant enhauteur cju’en largeur ; ce qui sussu au
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moins pour faire une chambre un peu com-mode. Nous ne donnons ceci que commeune conjecture, mais beaucoup plus vrai-semblable que celle de M. Chambers, furce roseau ou baguette d 3 Ezéchiel.
Roseaux , ( Architeclure. ) ornemensen forme de cannes ou bâtons , dont onremplit jusqu’au tiers les cannelures des co-lonnes rudentées. ( D. J.)
Roseau , en terme de Bateur d 3 or , estune moitié de roseau de mer extrêmementaiguisée par le moyen d’un verre, dont onse sert pour couper les feuilles d’or qui sentminces jusqu’à un certain point.
Roseau, en terme de vergetier ; cesont les franges ou les barbes d une forted’hcibe groste Sc haute qu’on trouve dansles étangs Sc autres endroits marécageux ,& qu’on appelle roseau : elle n'est pointpropre à être employée quand elle est enfleur.
ROSÉE , f. f. ( Phyfiq. ) météore aqueuxque l’on peut distinguer en trois especes ;lavoir, la rosée qui s'éleve de la terre dansl'air, la rosée qui retombe de l'air , Sc enfinla rosée que l’on apperçoit fous la forme degouttes fur les feuilles des arbres Sc desplantes. Parcourons ces trois especes. i°. Larosée s’éleve de la terre par faction du soleil,pendant les mois de l’été ; le soleil ne pro-duit pas ces effets du premier coup, maisinsensiblement; car aufíi-tot qu’il paroit audessus de l’horizon, il commence à échauf-fer la terre Sc y darde ses rayons , Sc fachaleur continue de s’introduire plus pro-fondément , jusqu’à une ou deux heuresaprès son coucher ; c'est alors que la cha-leur commence à s’arrêter, Sc qu’elle com-mence à remonter insensiblement.
On peut rassembler la rosée , en mettantle soir sur la tente, ou un peu au dessus,des plaques de métal non polies , ou degrands disques de verre. Si, après qu’il aFait un jour fort chaud , on place ces pla-ques dans un endroit qui ait été bien éclairédu soleil, la vapeur qui s’éleve de la terrese portera contre la surface inférieure Sc s’y,attachera, & si on les pose un peu obli-quement sur la terre, la rosée s’écouleravers le bout inférieur, laistant après elle lestraces qui marquent la route qu’elle a prise ;si au contraire on place les plaques dans un