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Tome vingt-neuvième.
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ROS

c’est ainsi qu’on nomme par excellence, unerose , de ce métal, faite par un orfevre Ita-lien , enrichi de carats , & bénie par lepape, le quatrième dimanche du carême,pour en faire présent en certaines conjonc-tures , à quelque église, prince ou prin-celìe.

La coutume qu’a le pape de consacrerune rose d’or , le dimanche Icetare , Jérusa-lem , n’a pris son origine que dans le xi e .ou xije. siécle ; du moins n’en est-il pasparlé plutôt dans llristoire.

Jacques Picart, chanoine de S. Victorde Paris, dans ses notes fur l’histoire cP/an-gle terre , écrite par Guillaume de Neu-bourg, fur la fin du xije. siécle, nous donnel’extrait d’une lettre d’Alexandre III , àLouis le Jeune , roi de France , en luienvoyant la rose d’or ; « imitant (dit ce» pape au monarque ) la coutume de nos» ancêtres, de porter dans leurs mains une»» rose d’or , le dimanche Icetare , nous« avons cru ne pouvoir la présenter à per-« sonne qui la méritât mieux que votre» excellence, à cause de fa dévotion ex--- traordinaire pour Pégiife, & pour nous-» mêmes. ->

C’est ainsi qu’Alexandre III paya lesgrands honneurs que Louis le Jeune luiavoir rendus dans son voyage en France.Bientôt après, les papes changèrent cettegalanterie en acte d’autorité , par lequel endonnant la rose d’or aux souverains, ilstémoignoient ies reconnoître pour tels ; <kd’un autre côté , les souverains accepterentavec plaisir, de la part du saint-siégé, cetteelpece d’hommage. Urbain V donna ,en 1368 , la rose d’or à Jeanne, reine deSicile , préférablement au roi de Chypre.Eu 1418, Martin V consacra folemnelle-ment la rose d’or , & la fit porter fous undais superbe à Pempereur qui étoit alorsau lit. Les cardinaux , les archevêques &les évêques , accompagnés d’une foule depeuple, la lui préfenterent en pompe , &l’empereur s'étant fait mettre fur un trône ,la reçut avec beaucoup de dévotion aux yeuxde tout le public.

Henri VIII reçut aussi la rose d’or deJules II & de Léon X. Ce dernier pape neprévoyoit pas qu’un de ses parens Sc fuc-ceílèurs ( Jules de Médicis) qui prit le nom

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de Clément VII, s’aviferoit bientôt? aprèsd’excommunier ce même monarque , Scqu’il arriveroit de là , que toutes les rosesde la tiare pontificale feroient flétries enAngleterre. ( D. J . )

ROSEAU , f. m. ( Botan. ) genre deplante qui paroît ne différer du gramen Scdu chiendent que par la grandeur de fes tiges& de fes feuilles ; les Botanistes en comp-tent plusieurs efpeces, dont les deux prin-cipales ou communes font le roseau de ma-rais , arundo vulgaris , Jìve phragmites Dio f-coridis , I. R. H. 52.6’, Sc la seconde leroseau cultivé , arundo fat 1 va. , feu donaxDioscoridis, J. R. H. $z 6 .

Le roseau de marais a des racines grossies,nerveuses, & entrelacées, qui s étendent fortloin , & serpentent obliquement dans laterre. Sa tige seleve à sept ou huit pieds;elle est creuse , & a des nœuds d’efpace enespace, à chacun defquels sortent des feuil-les longues , étroites, de la forme de celledes pailles , dures , Sc rudes au toucher.La tige est terminée en haut par une efpeced’épi ou de pannicule cossiu , d’un brunrougeâtre , plein d’une substance molle Sccotonneuse , ayant le sommet penchant enen-bas, Sc ne répandant aucune semence visi-ble. Certe tige meurt toutes les années.

Le roseau cultivé ne différé point del’efpece précédente par fes tiges, fes feuillesSc fes fleurs ; fa racine est d’un goût doux,& fes rejetons tendres peuvent même fsmanger. ,

Quant au roseau , ou canne à sucre ,arundosaccharisera , le lecteur en trouverala description au mot Sucre. {D. J. )

Roseau ou Canne , ( Mat. méd. ) detoutes les vertus que les pharmacoîogistesont attribuées au roseau , celle de poussierefficacement les urines , Sc de dissiper lelait, est la feule qui soit bien établie. Latisane ou décoction pour boisson ordinairede la racine du roflau , est un remede po-pulaire, & presque généralement employédans plusieurs pays pour faire perdre le laiedes nourrices. ( b )

Roseau a écrire, (Botan.) c’est unûefpece de canne qui ne croît que de la hau-teur d’un homme, Sc dont les tiges n’oníque trois ou quatre lignes d’épaiíìèur ,solides d’un nœud à l’autre, c’est- à-dire ,