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Tome vingt-neuvième.
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ROS

belle seifon donnera du nouveau 3e del'agréable.

* Le rosier étant donc de la plus grandereílource pour l’embellissement des jardins,on peut en faire plusieurs usages. On le meten buisson dans les plates-bandes ; on lemêle avec d’autres arbrisseaux fleuri ssansdans les bosquets’, on en garnit des carrésentiers , où on les retient à trois pieds dehauteur; mais si l'on veut tirer grand partide cet arbrisseau, c'efl de l’entre-mêler dejasmin & de chevre - feuilles pour en for-mer des bordures longues & épaisses, quel'on taille en ados, te que l’on retient à deuxou trois pieds de hauteur. Les bordurespeuvent se mettre, & réussissent fort bienfous de grands arbres taillés en hautes palis-sades fur tiges, où elles donneront des fleurspendant toute la belle saison.

La médecine tire des services du rosier.Il y a des roses astringentes , & d’autrespurgatives. On en tire un miel, une huile,te un suc électuaire : on en fait des sirops,des conserves, & jusqu’à du vinaigre ; lesroses pâles & odorantes font les plus pro-pres à donner l’eau-rose. On fait aussi quel-que uíage des fruits du roser , & d’uneforte d’éponge qui vient fur cet arbrisseau,te qui a des propriétés.

Les variétés du roser font si nombreuses,que la nature de cet ouvrage ne permet pasd’entrer ici dans une description détailléede toutes les efpeces. Je n’en rapporteraiqu’une seule , qui est en quelque façonnouvelle & fort à la mode.

Le rosier de Bourgogne , ou /e rosier apompons. Ce petit arbrisseau ne s’éleve qu’àun pied, ou un pied & demi. Il pousse dupied quantité de tiges, qui font fortes teont du soutien. Ses feuilles font petites,étroites, d’une verdure terne & pâle. Sesfleurs d’environ trois quarts de pouce dediamètre, font dans leur milieu de l'incarnatle plus vif, qui se dégrade insensiblementvers les bords qui font d’une couleur dechair pâle. L’arbrisseau en produit une grandequantité dès le commencement de mai ; ellesfont d’une odeur excellente , & de la plusbrillante apparence. Ce roser est extrême-ment propre à former de petites bordures,parce qu’il ne s’étend pas beaucoup. Il secouvre de tant de fleurs, qu’il s’épuise teTome XXIX.

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périt en peu d’années, fur-tout lorfqu’onle tient en pot. On peut y remédier par fataille en rabattant toutes ses branches àmoitié, te en l’arrosent fréquemment durantl’été. L’art & la culture n’ont eu aucune partà la découverte de ce roser. C’est un jar-dinier de Dijon qui l’a trouvé en 1755 , encherchant des buis fur les montagnes voi-sines dans le temps qu’il étoit en fleurs.

ROSIERES, ou Rosieres-aux-Salt-nes , ( Géogr. mod . ) ville de Lorraine dansle bailliage de Nancy , fur la Meurte, àdeux lieues de Nancy, & à quatre lieuesaufud-ouest de Lunéville. Ses salines fontd’un bon produit. Long. 2.4,3 ; lat. 48,30.(D. J.)

ROSITO , ( Géogr. mod. ) petite ville ,ou plutôt bourgade d’Italie , au royaumede Naples, dans la Calabre citérieure , furl’Acalandro, aux confins de la Basilicate,environ à trois milles du golfe de Venise.(D. J.)

ROSKOLNIKI, secte des , ( Relìg,chrétien. ) secte qui s’est établie de bonneheure en Russie, mais qui y régné paisible-ment , te qui n’a point produit de tumulte.Voici ce qu’en dit fauteur moderne de l’hif-toire de Russie.

La secte des Roskolnikì , composée au-jourd’hui d’environ 2000 mâles, est la plusancienne des sectes qu’on connoisse enRussie. Elle s’établit dès le douzième siée le,par des zélés qui avoient quelque connoif-fance du nouveau testament ; ils eurent, teont encore , la prétention de tous les sec-taires , celle de les suivre à la lettre, accu-sent tous les autres chrétiens de relâche-ment , ne voulant point qu’un prêtre quia bu de l’eau-de-vie , conféré le baptême ,assurant avec J. C. qu’il n’y a ni premier,ni dernier parmi les fideles , te fur-toutqu’un sidele peut se tuer pour l’amour deson Sauveur. C’est, selon eux, un très-grandpéché de dire alléluia trois fois ; il ne f utle dire que deux ; & ne donner jamais labénédiction qu’avec trois doigts.

Nulle société d’ailleurs , n’est ni plusréglée , ni plus févere dans ses mœurs. Ilsvivent comme les quakers ; mais ils n’ad-mettent point comme eux les autres chré-tiens dans leurs assemblées , c’est ce qui faitque les autres leuf ont imputé toutes les