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ouvrages de M. Caísini , faits avant sonarrivée en France , & lorsqu’il habitoit en-core l’Italie. M. Picard observa aulïì l’ap-platisíèment de Jupiter ; depuis ce tempslà M. Pound mesura les diamètres de Jupiter,Sc trouva l’applatiffement entre t» & ; des
observations encore plus récentes & plusexactes, que M. 8bore m’a communiquées,Sc qu’il a faites avec une héliomètre achro-matique , donnent auílì le rapport de i;à 14 entre le diamettre de Jupiter d’unpôle à l’autre, Sc le diamettre de son équa-teur; ce rapport est conforme à la théorie( Voye ^Newton princip.pag. 425, tome III,pag. A2 , édit. 1 742. ; M. Clairs ut, figurede la terre , pag. & 30$. ) Je me fuisíervi de ce rapport pour trouver la figurede sombre de Jupiter dans les éclipses dessatellites dont le calcul exige la considéra-tion de la figure de Jupiter. Voye ç monAgronomie;
Cet applatiífement de Jupiter a paruquelquefois moindre ; M. Caísini jugeamême que son disque étoit absolumentrond en 1690 , (anciens mémoires , tome Iî,p. z08. ) ; mais les observations que jeviens de rapporter ont été faites plusieursfois, & rendent le fait incontestable.
Les bandes obscures que son voit íur ledisque de Jupiter surent remarquées d abordà Naples par deux jésuites, Zuppi& Barcoli,Sc en 1633 par Fontana qui en figura trois{Novae calejl. & terre fi. obferv. Neupol.1646 ) ; Hévélius ( Selenog. pag. 25 ) LeP. de Rheita, le P. Riccioli, le P. Gri-maldi, les observèrent aussi ( Aftran, reform.pag. 37 0 )• dos. Campani qui fit à Romed’excellentes lunettes , observa dans Jupiterle premier juillet 1664 , quatre bandes obs-cures & deux blanches au rapport deM. Caíïìni. Il y a des temps où ces bandesparoiífoient très peu ; elles ne font pas éga-lement bien marquées dans toute la cir-conférence de son globe ; il y a des bandesinterrompues. ( Elem. d’Ajlron. p. 407 ).En 1691 on vit jusqu’à 7 ou 8 b&rìdesobscures fort près les unes des autres; sou-vent on n'en distingue qu’une ou deux ;en 1773 on en voyoit beaucoup , auílìJupiter étoit périhélie & périgée, îe plus( près de nous qu’il fut possible.
.M. Caíïìni ne,put appercevoir fur le globe
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de Sautille aucun point remarquable, doncle mouvement pût faire distinguer fa rota-tion ; nous sommes donc à cet égard dansla même incertitude que par rapport à Mer-cure , & nous ignorons même fi Saturne aun mouvement fur son axe ; mais il estprobable que fa rotation se fait dans le plande son anneau. ( M. de la Lande.)
ROTE, s. s. {Hijï. mod.) est le nor»d’une courou jurisdictionparticuliereétablieà Rome pour connoître des matières bénéfi-ciâtes de toutes les provinces qui n'ont pointd’indult pour les agiter devant leurs propresjuges. Voye[ Bénéfice.
Cette cour est composée de 11 conseillersqtson nomme auditeurs de rote. Ils font tirésdes4 nations: dTtalie, France, Espagne ScAllemagne : il y en a 3 Romains, un Flo-rentin , un Milanois, un de Boulogne, unde Ferrare, un Vénitien, un François, deuxEspagnols, Sc un Allemand. Chacun d’euxa fous lui 4 clercs ou notaires, Sc le plus an-cien des auditeurs fait soffice de président.On porte à leur tribunal toutes les causes bé-néficiales, tant de sintérieur de Rome quede sétat ecclésiastique, lorfqu'il y a appel ;ils jugent de plus toutes les causes civiles audesius de 500 écus.
On les appelle aussi chapelains du pape ,parce qu’ils* ont succédé aux' anciens jugesdu sacré palais , qui donnoient leurs au-diences dans la chapelle du pape. Voye^CnA-PELAIN.
A l’égard de la dénomination de rote , quivient de rota , roue , quelques auteurs lafont venir de ce que les plus importantesaffaires de la chrétienté roulent, Sc pour ainsidire , tournent fur eux. Ducange fait venirce mot de rota porphyretica , parce que lecarreau de la salle où ils s’affembloient d’a-bord , étoit de porphyrç, & fait en formede roue; Sc d’autres enfin de ce que les au-diteurs de rote , quand ils jugent, font rangésen cercle.
Le revenu de ces places peut monter à en-viron mille écus par an, Sc c’est le pape quiles paie. Il leur est défendu fous peine decensure, de recevoir aucune autre rétributionpour leurs sentences, même par forme deprésent. Pour qu’une affaire soir décidée àla rote , il faut trois sentences consécutivesdont la derniere contient les raisons, auto-rités