Band 
Tome vingt-neuvième.
Seite
464
JPEG-Download
 

464 R O U

& par la puissance, sont entr’eux dans laraison composée du nombre des révolu-tions de la roue la plus lente , au nombredes révolutions de la roue la plus prompte,& de la circonférence du pignon de la rouela plus lente à la circonférence de la rouela plus prompte. Et comme l’espace par-couru par le poids est toujours à l’espaceparcouru par la puiíîance , dans la raisonde la puissmce au poids, il s’ensuit que lapuissance est toujours au poids qu’elle peutsoutenir, dans la même raison composée dunombre des révolutions de la roue la pluslente , au nombre des révolutions de la rouela plus prompte , & de la circonférence dupignon de la roue la plus lente, à la circon-férence de la roue la plus prompte.

6 °. La circonférence du pignon de laroue la plus lente, & la circonférence de laroue la plus prompte, étant données, aussi-bien que la raison qui est entre les nombresdes révolutions de la premiere de ces rouesà l’autre , trouver l’espace que doit par-courir la puissance , afin que le poids par-coure un espace donné.

Multipliez la circonférence du pignon dela roue la plus lente par l’antécédent de laraison donnée , & la circonférence de laroue la plus prompte par le conséquent dela même raison. Trouvez ensuite une qua-trième proportionnelle à ces deux produits&c â l’espace qu’on veut faire décrire aupoids, & vous aurez l’espace que doit par-courir la puissance. Supposons, par exem-ple, que la raison des révolutions de la rouela plus lente à celle de la plus prompte ,soit celle de 2 à 7 , que l’espace à frire par-courir au poids soit dé 30 pieds, le rap-port de la circonférence du pignon de laroue la plus lente à la circonférence de laroue la plus prompte étant supposé celui de3 à 8 , on aura avec ces conditions 280pieds pour l’espace que doit parcourir lapuissance.

7 0 . La raison de la circonférence de laroue la plus prompte à celle du pignon dela plus lente, la raison des révolutions deces roues & le poids étant donnés, trouverla puissance.

Multipliez les antécédens de ces deux rai-sons l’un par l’autre, & faites de même desconséquens 3 trouvez ensuite au produit des

R O U

antécédens-, à celui des conséquens, Sc aupoids donné une quatrième proportionnelle,& vous aurez la puiíîance cherchée. Quela raison des circonférences soit celle de 8à 3 , par exemple, la raison dés révolutionscelle de 7 à 2 , & que le poids soit de2000 , on aura 214 \ pour la puissance. Ontrouveroit de la même maniéré le poids ,si c’étoit la puissance qui fût donnée.

8°. Les révolutions que doit faire la rouela plus prompte , pendant que la plus lenteen fait une , étant données, ainsi que l’es-pace dont il faut élever le poids, 6 c que lacirconférence de la roue la plus lente, trou-ver le temps qui fera employé à l’élévationde ce poids.

Trouvez premièrement une quatrièmeproportionnelle à la circonférence du pignonde la roue la plus lente , à l’espace quele poids doit parcourir, & au nombre desrévolutions de la roue la plus prompte , &cvous aurez le nombre des révolutions quedoit faire cette roue , pendant que le poidss’éleve de la quantité demandée. Trouvezensuite par expérience le nombre des révo-lutions que frit la roue la plus prompte dansune heure, & frites servir ce nombre dediviseur au quatrième terme de la propor-tion dont on vient de parler , le quotientsera le temps employé à l’élévation dupoids

Au reste , il est bon de remarquer enfinissant cet article , que quoique la mul-tiplication des roues soit souvent fort utiledans la méchanique , soit pour aider lemouvement, soit pour l’accélérer , cepen-dant cette même multiplication entraîneauísi d’un autre côté , une plus grandequantité de frottemens, & qui peut deve-nir si considérable , qu’elle égaleroit , oumême surpasserait l’avantage que la multi-plication des roues pourrait produire. C’està quoi on ne sait pas souvent assez d’atten-tion loríqu’on veut construire une machine,& sur-tout si cette machine est un peucomposée. Fojt.Machine & Frottement.Voye{ auffi Engrenage , Dent , &c. JVolf& Chambers. ( 0 )

Roue d’Aristote , est le nom d’unfameux problème de méchanique, sur lemouvement d’une roue autour de son ais-sieu. O11 appelle ainsi ce problème , parcs

qu’on