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trompe remplie de cette liqueur , puis laxalongeoient, se brossoient les pattes & latête, failoient ressortir peu à peu la goutte-lette qui paroiísoit opaque , diminuée devolume , & continuoient ainsi jusqu’à ceque la gouttelette fut devenue claire & im-perceptible ; la mouche paroît après cetterumination plus leste & plus légere dans facourte. La pluralité des estomacs est - ellenécessaire pour la rumination î oun'y a-r-ilq thune maniéré de ruminer ?
Les anciens ont dit que le fcare est ulipoisson ruminant : c’est ce que dit auíïìOvide dans ces deux vers.
At centra, herbofâ pistes laxantur ttrenx ,
"Ut status > epastas stlus qui ruminât estas.
Il y a des poissons Sc des amphibies quifont quelque chose d analogue à la rumi-nation , & qui n’avalent pas tout d’un coupla nourriture qu’ils prennent : mais rumi-nent-ils exactement ? c’est ce qu’on ne sau-roit affirmer. Tout ce qu’on peut dire ,c’est que la véritable faculté de ruminer neprovient que de la pluralité des ventricules :l’on peut moins se tromper dans un qua-drupède , que dans un oiseau qui a un jabot,un gésier Sc un ventre ; toutes parties quifont, selon quelques-uns, l’office de la ru-mination. Ceux qui imitent les animauxxuminans , broient dans leur bec la nour-riture qu’ils prennent, elle descend ensuitedans leur jabot, où elle devient une masse :ils la dégorgent pour en nourrir leurs petits ;ïels font le pélican qui a un grand sac, lacigogne , le héron , le pigeon , la tour-terelle Sc les autres oiseaux qui dégorgentleur nourriture pour la donner à leurspetits.
Les quadrupèdes vraiment ruminans ,íbnt bilulces ou animaux à pieds fourchus.Les dents leur tombent pour repousser dansun certain âge. Les dents de la mâchoireinférieure font séparées en deux suites parun espace assez considérable : les incisivesfont au bout antérieur de la mâchoire :l’espace entre les dents incisives & molairesn’est point garni par des dents caninescomme chez les autres quadrupèdes qui neruminent pas : il n’y a pas même de dentsincisives à la mâchoire supérieure des qua-Tome XXIX.
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drup'edes ruminans. Peyerus établit qqatregenres de biscules ruminans ; le genre desbœufs, celui des cerfs, celui des brebis Sccelui des chevres. Dans le premier genre,on compte la vache , le veau, le bœuf, letaureau , les bœufs sauvages que l’on volten Dardanie, en Médie, en Thrace & ail-leurs , tels que l’urus, le bison , & le bona-sus, dont parle Aristote. Du second genresont le tarandus ou renne, le daim & lechevreuil. Du troisième sont le bélier, labrebis. Du quatrième font le bouc , lechamois & la gazelle. Plusieurs auteursmettent le rhinocéros Sc le chameau parmiles animaux ruminans. Il y a parmi les qua-drupèdes digités des animaux qui paraissentaussi ruminans, comme le lievre , le lapin ,la] marmotte , £rc. Tous ces ruminans vi-vent de végétaux , Sc ont les intestins pluslongs que les animaux carnassiers.
Le cheval n’est point un animal rumi-nant , il n’a qu’un seul ventricule ou esto-mac. A u mois de décembre 1764 on ouvrità l’école royale vétérinaire de Lyon, un su-jet dans lequel on en rencontra deux. Leviscère surabondant ou particulier à cet ani-mal , contenoit environ trois livres d’ali-mens aussi imparfaitement élaborés que ceuxque l’on trouve dans la panse ou dans lepremier estomac de tous les bœufs ; il neconíistoit point dans une simple dilatation del’œsophage, telle qu’on l’a observée dansquelques chevaux , ou semblable à la dila-tation de ce canal', qui, au cou & au des-sus du sternum des oiseaux, présente unesorte de bulbe ou de sinus qui constituece que l’on nomme vulgairement le jabot.Le ventricule que l’on apperçut dans le tho-rax , dès l’entrée de l’œfophage, dans cettacavité, étoit exactement distinct de ce tubemembraneux Sc charnu ; il étoit en effetpourvu d’une membrane qui ne différoit enaucune maniéré de celle qui forme la qua-trième tunique de l’estomac ordinaire deces animaux. On fait que la face internede cette tunique de l’estomac est partagéeen deux portions, que l’on diroit être en-tièrement dissemblables. Celle qui garnitl’orisice antérieur Sc toute la grosse extrémi-té, c’est-à-dire , plus d’un tiers du ventri-cule , paroît être une continuation de cellequi tapisse intérieurement l’ct sophage ; élis
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