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Tome vingt-neuvième.
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est de même nature. Cette même membranedevient ensuite mamelonnée, & telle en estla seconde portion. Une tunique absolumentsemblable tapiísoit intérieurement le ventri-cule extraordinaire dont il s’agit. Ni sonorifice antérieur , ni ce même orifice dei'estomac commun 8c unique dans les che-vaux , n’étoient pourvus de ce nombre in-fini de fibres extrêmement fortes , qui res-serrent toujours ce dernier très-étroitement,8c qui ne font que la continuation de cellesde i’œsophage intimement mêlées 8c con-fondues avec celles de ce viscère. En ce quiconcerne les orifices postérieurs de f un &de l'autre , celui du premier n’offroit riende particulier , 8c sembloit n’être qu’un re-trécissemenr du canal membraneux dès sonarrivée à la partie postérieure de la poitrine;tandis que celui du second ne différoit en•rien de ce qu’il est dans Tétât naturel.

Ce cheval ruminoit-il? auroit-il eu lafaculté de vomir , qui est déniée à tous sessemblables ? enfin la situation de ce ventri-cule singulier qui occupoit une place consi-dérable dans le thorax , & qui devoir, furtout lorsqu "il étoit rempli, gêner les viscè-res que cette cavité contient, produisoit-elie quelques effets sensibles, & rendroit-dle la respiration plus laborieuse? On com-prend que cet animal ayant été acheté d J unhomme inconnu, il étoit impossible d éclair-cir ces différentes questions. Ces observa-tions fur le cheval à deux estomacs, sontde M. Fragonard .

L’homme n"est point du nombre des.animaux ruminans ; cependant Peyerus ,{p. zóq ) d’après Fabricìus Aquapendente ,cite plusieurs hommes & plusieurs femmesqui ruminoient. Le premier étoit un noblehabitant de Padoue ; le second , un moinebénédictin de la même ville. Celui-ci digé-roit promptement, & avoittoujours faim.U mourut de pourriture. Le troisième étoitun pauvre particulier de Gênes, qui à Tâgede deux ans ayant perdu fa mere, fut nourridu lait d"une vache qu’il tetoit, & il vécutjuíqu’à cinquante ans en ruminant toujours..Le quatrième fut un homme de Marien-bourg , qui étoit très-vorace ; il avaloit toutiTun coup ; & ses alimens s’étanr cuits dansson ventricule, il les faisoit remonter aisé-ment j & les ruminoit à la maniéré, des

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quadrupèdes. Le cinquième étoit Uft Sué-dois, qui, une demi-heure après ses repas,se retiroit dans un coin pour rebroyer 8cremâcher ce qu’il avoit pris. Le sixièmeétoit un Anglois, qui , une heure ou deuxaprès qu’il avoit quitté la table, ruminoit,mais sons avoir aucun mauvais rapportcomme le précédent. Le septième exemplecité, est une jeune fille qui ne ruminoit pasavec plaisir, comme ceux dont on vient deparler. Consultez Ephém. des Cur. de la nat.tome 1 , p. 160. Le dernier exemple quePeyerus cite des gens qui ruminent, fontun riche paysan de la Suiffe , qui pendanttoute so vie rumina avec plaisir, ainsi qu’unefemme du même pays. On nous a montréà Chour en Suisse , un homme qui étoitgoitreux , ventriloque & gastri-mithe ouruminant.

On lit ( dans les affiches de Z 754 ) qu’ilmourut en cette année, à Bristol en Angle-terre, un homme qui ruminoit comme lesanimaux à qui la nature a donné cette pro-priété nécessaire à leur conservation. Lors-qu’il étoit un jour sons ruminer, il tomboitmalade : il avoir apporté en naissant cetteétrange singularité, 8c il la tenoitde sonperesujet aussi à ruminer, mais beaucoup moinsrégulièrement- Voye £ Rumination. Cetarticle nouveau est de M. Valmont de sto-mate , qui a beaucoup répandu le goût dela physique, 8c par les différents cours d’hif-toire naturelle qu’il a donnés , & par lesdifférents ouvrages qu’il a mis au jour furcette partie inréresiante.

RUMINATION, si f. ( Pyfiolog .) c’esten deux mots faction de remâcher, qui estpropre à quelques animaux ; mais on peutla définir plus exactement un mouvementnaturel de I’estomac, de la bouche & desautres parties, qui succédé à une autre actiondes mêmes parties ; en sorte que par le moyen'de ces deux actions, Taiiment avalé d’abord,à la hâte, est de nouveau rapporté à la bou-che , où il est remâché, puis avalé une se-conde fois, le tout pour le bien 8c Tavantagede Tanimal.,

Les bêtes qui ruminent sont les bœufs,les moutons, les cerfs, les chèvres, les cha-meaux , &c. Les animaux qui semblent imi-ter la rumination , 8c qui ne ruminent paseffectivement, ruminantia sguria, sont les.