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porels, peuvent immédiatement agir furl ame qui est une substance spirituelle.
Quoiqu'on convienne en général que Je-sus-Christ a institué tous les sacremens , parceque lui seul a pu attacher à des choses cor-porelles & sensibles la vertu de communi-quer la grâce sanctifiante , il n'est pas éga-lement constant s'il les a tous institués im-médiatement , c'est-à-dire parlui-même , oumédiatement , c'est-à-dire par ses apôtres &par son église. Il n'y a point de difficultépar rapport au baptême & à l'eucharistie.Quant aux autres , le sentiment le plussuivi est qu'il les a institués immédiatement,mais ce n'est pas un point de foi , puisqueles Théologiens soutiennent librement lecontraire.
Les sacremens font nécessaires pour obte-nir la justification , mais non pas tous aumême degré. Les uns , comme le baptême& la pénitence , font nécessaires d’une né-cessité de moyen , c'est-à-dire que sans lebaptême ou son désir, les enfans ni les adul-tes ne peuvent être sauvés, non plus que lespécheurs ne peuvent être justifiés fans la pé-nitence , ou une contrition parfaite qui enrenferme le désir dans le cas de nécessité.Les autres font nécessaires de nécessité deprécepte ; les négliger ou les mépriser, c'estse retrancher volontairement à soi-mêmedes secours spirituels que Jesus-Christ n'apas voulu préparer en vain.
Enfin l'administration des sacremens sup-pose des cérémonies ou essentielles ou acci-dentelles prescrites par l'église. Les premiè-res qui intéressent la validité du sacrement nedoivent être omises en aucun cas. Les au-tres peuvent être supprimées dans le cas denécessité. Voye^ Cérémonie.
Sacremens , ( Hijì. ecclés. ) les différen-tes sectes des chrétiens ont beaucoup variéfur le nombre des sacremens ; & pour abré-ger ce sujet dont le détail seroit très-étendu,je me contenterai de dire que les Chrétiensde S. Thomas ne reconnoistènt que troissacremens , le baptême , l'ordre & l'eucha-ristie. S. Bernard mettoit au nombre dessacremens la cérémonie de laver les pies quile pratique le jeudi-saint. Damien établis-íoit douze sacremens. Isidore de Séville necompte pour sacremens que le baptême, lechrême & l'eucharistie. Les Arméniens enTome XXIX.
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général ne mettent point la confirmation &l'extrême-onction entre les sacremens ; maisVardanès , un de leurs docteurs , .établitsept sacremens , savoir le baptême , la célé-bration de la liturgie, la bénédiction dumyron , l'iimposition des mains , le maria-ge , l'huile dont on oint les malades, & lacérémonie des funérailles. ( D. J.)
SACRER , v. act. ( Gram. ) dédier àDieu par le sacre ou par la consécration ; parle sacre , si c'est une personne ; par la con-sécration , si c'est une chose. Voye1 Sacre& Consécration. On sacre les rois. Onsacroit autrefois les pierres.
SACRIFICATEUR, f. m. (Gramm.)celui qui sacrifie à l’autel. Voy. Sacrifice.
Sacrificateur , ( Hifi. des Juifs. ) voyeçPretre des Juifs. Rajouterai seulement quepar ces mots , souverain sacrificateur pourtoujours , I. Machab. xiv ,2 .1 , les Juifs en-tendoient celui dont le sacerdoce seroit per-pétué dans ses deseendans. {D. J.)
SACRIFICE , í. f. ( Gram.) culte qu'oitrend à la divinité par l'oblation de quelquevictime , ou par quelqu'autre présent.
Sacrifice d'Abel , ( Critique sacrée. )plusieurs lecteurs vont me demander aveccuriosité , que je leur dise dans cet article ,en quoi consistoit le sacrifice d’Abel ; pour-quoi l'Etre suprême eut égard à son offran-de , & non à celle de Caïn, qui cependantlui présentoir les prémices de son travail &le fruit de ía sueur ; enfin comment Dieufit connoître que l'oblation d'Abel lui étoitseule agréable. Je vais répondre de monmieux à ces trois questions qui partagentles interprètes de l’écriture , anciens & mo-dernes.
L'auteur de la Genèse , ch. iv , vers. 4 .,dit, suivant nos traductions, qu Abel offritdes premiers-nés de son bétail, & de leur graisse ;c'est sor son passage que la plupart des com-mentateurs , d'après les rabbins, croientqu'Abei offrit à Dieu les premiers-nés de sontroupeau en holocauste , & ils prétendentque cet ordre de sacrifice étoit le seul quifut en usage avant la loi ; mais divers là-vans, au nombre desquels est l’illustre Gro-tius , sont d'une autre opinion. Ils pensentqu'Abei n'offrit que dp lait, ou de la crèmede son bétail; ils remarquent, pour appuyerleur sentiment, que l'on n'offroit à DieuM m m m