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Tome vingt-neuvième.
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très-sine. Les barils ainsi préparés se vendenten raison de la beauté & dé la fineíle de lacouleur, & se transportent dans toutes lesparties de l’Europe ; on allure même aue lesChinois en ont tiré une grande quantitédepuis quelques années.

Telle est la maniéré dont on fait le safreen Misnie , où il y en a quatre manufacturesqui sont une source de richesses pour le pays.Les Saxons ont fait long-temps un très-grand mystère de ce travail ; le célébréKunckell est le premier qui en ait donné unedescription dans ses notes fur Yart de la Ver-rerie <TAntoine Néri. Depuis, M. Zimmer-mann.ena donné un détail très-circonstanciédans un ouvrage allemand qu’il a intitulé ,Académie minéralogique de Saxe ; ion mé-moire a été traduit en françois, & se trouveà la fuite de Y Art de la Verrerie de Néri &de Kunckel, que j’ai publiée à Paris en1751. Cependant il est certain que les Saxonsont toujours fait des efforts pour cacher leurprocédé, Sc jamais ils n’ont communiqué au

Í jublic les ordonnances & les réglemens deeurs manufactures de safre qui font de sau-née 1617 , non plus que les divers change-mens qu’on y a faits depuis ce temps.

Quoi qu’il en soit, on fait du safre enBoheme, dans le duché de Wirtemberg, à5 te. Marie aux mines en Lorraine, &c. Ilest vrai que l'on donne la préférence à celuides Saxons ; il y a lieu de croire que celavient de leur grande ex^erience, de la bontédu cobalt qu'ris emploient, & du choix desmatières dont ils font le verre. Comme lecobalt est une substance minérale qui setrouve très-abondamment presque par-toutoù il y a des mines, il est à présumer qu'onréussira auffi-bien que les Saxons en appor-tant à ce travail la même attention queux.i°. Il faut bien choisir les cailloux dont onfera la fritte du verre ; souvent des caillouxqui paraîtront parfaitement blancs & purs,contiennent des,parties ferrugineuses quefaction du feu développe, alors ces caillouxrougiront ou jauniront par la calcination ,& ils pourront nuire à la beauté de la cou-leur du safre ; d’un autre côté , il y a descailloux qui, quoique naturellement colorés,perdent cette couleur dans le feu , ceux-làpourront être employés avec succès ; on voitj>ar-là qu il faut s'aífurer par des expériences,.

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de la qualité des cailloux qu’on emploiera {au défaut de cailloux, on pourra ië servird’un sable bien blanc & bien pur. z°. Il fautque la potasse , la soude ou le sel alkali fixeque L’on mêlera dans la fritte du verre , soitaussi parfaitement pure. $°. Il ne faut pointnégliger seau dans laquelle on éteint le verrebleu au sortir du fourneau , afin de pouvoirle pulvériser plus aisément; si cette eau étoitimpure Sc mêlée de particules étrangères,elle pourroit nuire à la beauté du safre.. Engénéral ce travail exige beaucoup de netteté& de précaution. (—)

SAGA , f. f. ( Grain, hìfl,') anciennes his-toires du nord.

SAGACITÉ, f. f. ( Logique. ) Locke dé-finit la sagacité , une disposition qu’a l’eíprità trouver promptement les idées moyennesqui montrent la convenance ou la dissonancede quelque autre idée, & en même temps àles appliquer comme il faut. (D. J.)

SAGAIE , f. f. terme de relation , eípecede dard ou de javelot des insulaires de Ma-dagascar. Le bois en est long d’environ qua-tre piés ; il est fort souple, & va toujours endiminuant vers le bout par où on le rientpour le lancer. Le fer de ces sagaies est ordi-nairement empoisonné, ce qui fait que lesblessures en sont presque toujours mortelles..( D. J. )

SAGALASSE, Sagalassus , ( Géog. anc. )ville de Pilìdie, quoique Ptolomée l’ait misedans la Lycie ; son erreur est visible, par leconsentement général de tous les anciens*Pline, /. V, c. xxvij , la nomme Sagalejsus »Strabon compte une journée de chemin en-tre cette ville & Apamée ; il dit, l. XII , p.

qu’elle étoit du département de l’offtcierque les Romains avoient établi gouverneurdu royaume d’Amyntas , & que pour allerde la citadelle à la ville il y avoit une descentede 30 stades.

Arrien, dans ses guerres d’Alexandre , IIV , donne Sagalassus à la Piftdie. C’étoit,dit-il, une assez grande ville habitée par lesPisidieris. Tite-Live, l. XXXVIII , c. xv,décrivant la route que suivit le consul Man-lius pour passer de la Pamphylie dans laPhrygie, dit : “ En revenant de Pamphylie>» il campa au bord du fleuve Taurus le pre-» mier jour, & le lendemain à Xiline-v Corné; de-là il alla, sons s’arrêtsr^jufqu’s