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Tome vingt-neuvième.
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puis que M. Gellerr s’est rétracté fur cetarticle ; & aujourd’hui avec tous les Métal-lurgistes saxons, il regarde le speiss commeune combinaison de fer, de cuivre Sc d’ar-senic , Sc non comme un régule de cobalt.

Voici comment on sépare ce speiss d’avecle bismuth : lorsqu’on laisse éteindre le feudu fourneau, Sc que l’on veut sacrifier lescreusets , on les remplit des résidus qui ontété retirés de ces creusets & qui étoient aufond du verre ; on les fait fondre , alors lebismuth qui est le plus pesant tombe au fond.Sc le speiss qui est plus léger reste au-dessus ;Sc lorsque le tout est refroidi , on sépareaisément ces deux substances. Mais la sépa-ration s’en fait encore mieux lorsque l’onallume simplement du feu autour de cesmasses régulines qui font en forme de gâ-teau , par-là le bismuth qui se dégage estplus pur Sc se fond plus promptement. Lors-que l’on fait l’extinction du safre dans l’eauil tombe auíïì quelques particules de speissau fond des cuves, dans lesquelles on éteintle fifre dont on sépare ces particules.

Après que le verre bleu a été éteint dansl’eau , on le retire Sc on le porte pour êtreécrase sous les pilons du boccard ; au íortirdu pilon , on le passe par un tamis de filsde laiton , & on le porte au moulin. C’estune pierre fort dure, placce horizontale-ment Sc entourée de douves, qui formentainsi une espece de cuve. Au milieu de cettepierre, qui sert de fond à la cuve , est untrou garni d’un morceau de fer bien trem-pé, dans lequel est porté le pivot d’unaiísieude fer, qui fait tourner verticalement deuxmeules de pierres; ces meules fervent à écra-ser & pulvériser encore plus parfaitement leverre bleu ou le safre qui a été tamisé , &qui a été étendu sur le fond de la grandecuve & recouvert avec del’eau.On broie ainsice verre pendant six heures, alors on lâchedes robinets qui font aux côtés de la cuve dumoulin, & l’eau , qui est devenue d’unecouleur bleue en paílant par ces robinets,découle dans des baquets ou seaux qui sontplacés au-deflous ; de- là on porte cette eaudans des cuves où elle séjourne pendantquelques heures, par ce moyen la couleurdont elle étoit chargée se dépose peu-à-peuau fond des cuves ; on puise l’eau qui sur-»age, on la verse dans des auges qui la

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conduisent à un réservoir où elle acheve dele dégager de la partie colorante dont elleest encore chargée ; l’eau qui surnage dausce premier réservoir retombe dans un se-cond , & de-là dans un troisième où elle ale temps de devenir parfaitement claire , Scla couleur de se déposer entièrement.

On met la couleur qui s’est dépoíee dapsdes baquets, ou on la lave avec de nouvelleeau pour en séparer les saletés qu’elle peutavoir contractées ; cela se fait en la remuantavec une spatule de bois ; on réitéré ce la-vage à plusieurs reprises, après quoi on puisecette eau agitée, on la passe par un tamis decrin fort ferré, & cette eau qui a ainsi passéséjourne pendant quelques heures dans unnouveau vaifleau. Au bout de ce temps,on décante l’eau claire , & l’on a du safrequi fera d’une grande finesse Sc d’une bellecouleur.

On étend également cette couleur fur destables garnies de rebords ; on la fait sécherdans des étuves bien échauffées ; lorsque lacouleur est bien sechc, on la met dans unegrande caisse garnie de toile , ou on la fasseau-travers d’un tamis de crin fort ferré.L’ouvrier qui fait ce travail est obligé de sebander la bouche avec un linge, pour nepoint avaler la poudre fine qui voltige. Onmet ainsi plusieurs quintaux de safre dans lacaisse , on l’humecte avec de l’eau, on lepétrit avec les mains pour le mouiller égale-ment , on le pese ; alors un inspecteur exa-mine si la nuance de la couleur est tellequ’elle doit être ; lorsqu’elle est ou plus claire,ou plus foncée qu’il ne faut, il y remédie enmêlant ensemble différons safres , Sc par-làil donne la nuance requise. Après que cettecouleur a été pesée , on l’entasse fortementdans des barils, fur lesquels on imprime avecun fer chaud une marque , qui indique laqualité du fifre qui y est contenu. Les Saxonsnomment efchel la couleur la plus fine Sc laplus belle : suivant ses différons degrés definesse & de beauté, on la désigne par diffé-rentes marques ; HE F désigne la plus par-faite ; E F E est d’une qualité au-dessous ;fE est encore inférieure ; ME signifieefchel médiocre ; O E efchel ou couleur ordinaire ; O C marque une couleur claire ordi-naire ; OH annonce un bleu vif; M C clairemoyen ; FC couleur fine ; FFC une ÇQttleuïP P p p i