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Tome vingt-neuvième.
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S A I

toutes droites. Cet animal 11e fe trouve enSibórie que dans les environs de Sempalat-naja Krepost ; car Ranimai que bon nommesaiga dans la province d’írkursk est le musc.

On mange celui dont nous parlons ; ce-pendant entre cuir & chair il est rempli depetits vers blancs qui se terminent en pointepar les deux extrémités, & qui ont 8 ou 9lignes de longueur ; on dit que fa chair ale même goût que celle du daim. Voye [Gmelin , voyage de Sibérie.

Saïga , ( Monnoie. ) il est parlé dans leslois, que Thierri donna aux Allemands , &que Clotaire confirma l’an 615 , d’une mon-noie , dite saiga , valant un denier, qui étoitla quatrième partie d’un tiers de fol, & parconséquent la douzième partie d’un fol, le-quel valoit 1 z deniers. Il paraît de-là'que lefol de 1 z deniers avoir son tiers de fol, auifi-bien que le fol de 40 deniers ; mais je croisue les monnoies dont il est fait mentionans les lois de Thierri , croient particuliè-res aux Allemands; car il en est souvent parlédans les titres, dans les lois & dans les or-donnances des empereurs qui ont régné enAllemagne. (D. J.)

SAIGNÉE, f.f. ( Médecine thérapeutiquesla saignée est une ouverture faite à un vaisseausanguin, pour en tirer le fluide qui y est con-tenu. (Test un des plus grands & des plusprompts moyens de guérison que la Médeci-ne connoiflè.

Le vaisseau ouvert est artériel ou veineux,d’où naît la division de la saignée , en arté-riotomie 8c en phiébotomie. Voye^_ ces deuxMotS.

On verra ci-après la maniéré de pratiquercette opération : nous allons en examinerl’histoire , les effets 8c l’ufage.

Hi flaire de la saignée. Laiffant à part l’ori-gine fabuleuse que Pline attribue à la saignée,dont il dit qu’on est redevable à l’instinct del’hypopotame , qui fe frottoir les jambescontre les joncs du Nil, pour en faire sortirle sang ; nous dirons que les hommes du-rent appercevoir de bonne heure les avan-tages que procuraient les hémorragies exci-tées par les efforts critiques de la nature , oumême occasionnées par des plaies acciden-telles ; qu’il a dû nécessairement tomberdans leur idée d’imiter la nature ouïe hasard,dans les cas qui leur paroîtroient semblables.

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La saignée a donc été un des premiers secoursque tous les peuples ont mis en usage contreles maladies.

Le premier exemple que nous en ayons,remonte à la guerre de Troye. Podalire enrevenant, fut jetté fur les côtes de Carie ,où il guérit Syrna , fille du roi Damaîthus,tombée du haut d’une maison, en la saignantdes deux bras ; elle l’époufa en reconnoif-fance. Ce trait conservé par Etienne de By-zance , est le seul que nous trouvions avantKippocrate , qui vivoit environ 700 ansaprès la prise de Troye.

Ce pere de la Médecine parle íouvent dela saignée , & d’une maniéré qui fait con-noître que depuis très-long-temps on la pra-tiquait non-feulement fur la plupart des vei-nes, mais encore fur quelques artères. Dans1 opinion où il étoit que chaque veine cor-relpondoit à un viscère différent, il en fai-foit un très-grand choix: cependant en gé-néral , il ouvrait la plus voisine du mal. Ceprincipe le déterminent à ouvrir les veinessupérieures dans les maladies au-dessus dufoie ; 8 c les inférieures dans les maladies quiavoient leur siégé au-dessous. Il le condui-foit à saigner fous la langue & fous les mam-melics dans l’efquinancie ; les veines dufront & du nez, dans les douleurs de tête& les vertiges ; la basilique du côté maladedans la pleurésie. Il laissoit couler le sang jus-qu’à ce qu’il changeât de couleur. Il crai-gnoit d’autant plus la saignée dans les fem-mes grosses , qu’elles étoient plus avancées.Le printemps lui paraissent la saison la plusfavorable pour cette opération. Il croyoitque la saignée faite derriere les oreilles ren-doit les hommes inféconds. Il la prescritdans les grandes douleurs , l’épileplìe , lesinflammations, les fievres aiguës véhémen-tes , quand l’âge & les forces le permettent".Lorsque tout concourait à la conseiller, ilattendoit une légere défaillance pour fermerla veine. Il n’en parle nulle part contre leshémorragies ; il paraît par les épidémiquesqu’il en faifoit très-peu d’ufage.

E11 recherchant dans tous les ouvragesattribués à Hippocrate , ce qu’il est dit furla saignée ., 8c dont on s’est servi pour sou-tenir les plus grossières erreurs, on lit dansle livre des affections que la saignée est utilecontre l’hydropisie. Mais lorfqu’on s’en tientRrr r z