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faire pour circuler librement, én líù con-servant la proportion de partie rouge néces-saire à la coction , est sart dont il suit qu’unpraticien soit instruit pour atteindre avecprécision la quantité de sang qu’il doitrépandre dans les maladies qui exigent lasaignée.
L’affoiblessement du jet du sang , est leterme auquel on doit s arrêter dans chaquesaignée. Lorfqu’il.est produit par la défail-lance que les malades puíillanimes éprou-vent en voyant couler leur sang , ( défail-lance quelquefois plus utile que la saignéemême ) & que le médecin juge qu’on doitcontinuer de le lailfer couler , on mettrale doigt fur la plaie , on lui laissera repren-dre courage, on ranimera le mouvementdu cœur par les secours ordinaires , pourdonner après ce'a de nouveau cours au íangqu‘on do: t évacuer.
Cet affaiblissement du jet doit être atten-du dans presque toutes les saignées , sur-tout dans les maladies inflammatoires ,6c les hémorragies, à moins que déja lasaignée ne paiîe seize ou dix- huit onces, quele tempérament du malade fe refuse à lasaignée , ou que la nature de la maladie lemette dans le cas dç n‘éprouver que très-tard du ralentissement dans la circulation( comme dans les fous. ) On doit s'arrêteralors; mais communément à la huitième oudixieme once , on voit le jet baisser ; noussavons vu tomber entièrement à la secondedans un jeune malade d‘un tempéramentsanguin , accoutumé à la saignée, qui éprou-vent le lecond jour d’une fitvre bilieuse , unredoublement violent, avec une douleur detête très-vive, en qui une défaillance presquefyncopale survint.
La quantité du sang qu‘on peut tirer pardifférentes saignées , fans nuire au maladedans 1 inflammation la plus grave , dans1 homme le plus robuste , avec la pléthorela plus décidée, n‘a jamais paru aux méde-cins éclairés, dont nous avons tâché de sai-sir selprit', devoir excéder soixante onces;ce qui fait environ un cinquième de la massetotale du sang. Dans les inflammations oùla consistance inflammatoire, & la pléthorene fe présentent pas avec des caractère aussiviolens, lorsque sage ou quelques autrescontre-indications viennent mettre des obf-
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tacle?, il faut rester beaucoup au-dessous,& douze, vingt, ou trente onces tirées enune feule ou différentes fois, suffisent dansles adultes, pour les cas courans.
Nombre des saignées. Nous avons vu qu‘onne doit saigner en général que dans les qua-tre ou cinq premiers jours de la maladie,jamais excéder soixante onces de sang ; quedans les cas ordinaires, il faut rester beau-coup au-deflous ; qu'il faut fermer la veinedans chaque saignée , lorsque le pouls s’af-foiblit ; que le temps le plus favorable pourla faire , est après le frisson , des accès ouredoublemens. En suivant ces maximes, onfe trouve borné à faire quatre ou cinq sai-gnées dans les inflammations les plus rares ;une ou deux dans les plus communes ; c‘estauss ce que nous voyons observer par lespraticiens les plus judicieux , qui n'étouf-fent point l’expérìence sous les sophifmes &les hypothèses dont nous avons fait tous nosefforts pour nous garantir.
Saignée , s. f. terme de chirurgie ; c‘estune opération qui consiste dans souvertured'une veine ou d‘une artere avec une lan-cette, afin de diminuer la quantité du sang.L'ouverture de sartere se nomme artériotc-mie ( voye^ Arteriotomie ; ) & celle dela veine fe nomme phleboromie. Voyei PhlÉ-botomie. Plusieurs médecins regardent lasaignée comme le meilleur & le plus sûrévacuant ; mais néanmoins son usage étoictrès-rare parmi les anciens , quoiqu’il soitdevenu présentement très-fréquent. Voye çEvacuant ù Evacuation. On dit queshyppopotame a appris le premier aux hom-mes fustige de saignée. Car quand cet ani-mal est trop rempli de sang , il fe frottelui-même contre un jonc pointu , & s‘ou-vre une veine, jusqu’à ce que se sentant dé-chargé il !e veautre dans la boue pour étan-cher Ion sang.
11 est peu important de savoir à qui sondoit sinvention d‘une opération si utile, Scdont les effets admirables étoient connus dèsles premies temps de la Médecine. Nousavons parlé de souverture de sartere à, article Arteriotomie ; & nous avons ditqu‘elle n’étoit pratiquable quà sartere tem-porale. Il n'en est pas de même de la phlé-botomie ; on peut ouvrir toutes les veinesque l’on juge pouvoir four nir une suffisante