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efuantìté de sang. Les anciens saignoient àía tête ; i °. la veine frontale ou préparatc ,dont Hippocrate recommandoit ['ouverturedans les douleurs de la partie postérieure dela tête ; z°. la veine temporale, dans les dou-leurs vives & chroniques de la tête ; $°. l’an-gulaire , pour guérir les ophtalmies ; 4 0 lanasale, dans les maladies de la peau du vi-sage , comme dans la goutte-rose ; 5 0 enfinla rurale , dans l'efquinancie.
Toutes ces veines portent le sang dans lesjugulaires; ainsi en ouvrant la jugulaire, onproduit le même effet qu’on produiroit enouvrant une de ces autres veines, & on leproduit plus facilement & plus prompte-ment , parce que les jugulaires étant plusgrosses, elles fourniiìent par Couverturequ’on y fait une bien plus grande quantitéde sang. Voye^ Ranule.
On ouvre au cou les veines jugulaires ex-ternes.
Au bras il y a quatre veines qu’on a cou-tume d’ouvrir ; savoir , la céphalique , lamédiane, la basilique & la cubitale : on pi-que ordinairement les veines au pli du bras ;maison peut les ouvrir à l’avant-bras, aupoignet & fur le dos de la main , lorsqu’onne peut le faire au pli du bras.
On peut ouvrir deux veines au pié ; lasaphéne interne & la saphéne externe : onouvre ces vaisseaux sur la malléole interneou externe ; & si on ne peut ouvrir ces vei-nes fur les malléoles , & fur-tout l’internequi est la plus considérable , on peut enouvrir les rameaux qui s’ctendent fur lepié.
On ouvre les veines en-long , en-traversSc obliquement ; les groflès veines s'ouvrenten-long ; les petites & profondes , en-tra--vers ; & les médiocres, obliquement.
On distingue deux temps dans l’ouverturedes veines, celui de la ponction & celui de1 élévation ; le premier est celui qu’il fautpour faire le chemin de dehors en-dedansle vaisseau ; le second est le temps qu’il fautemployer pour faire le chemin de dedans endehors , en retirant la lancette. Pendant lepremier temps, on fait la ponction avec lapointe & les deux tranchans ; & pendant lesecond, on agrandit l’ouverturc du vais-seau & des tégumens avec le tranchant supé-rieur de la lancette.
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Avant l’opération, il faut préparer tou-tes les cho ( es convenables pour la pratiquer,une bougie ou une chandelle allumée , encas qu’on ne puisse pas profiter de la lumièrenaturelle , une compresse , une bande , &un vaisseau pour recevoir le sang ; il fauten-outre pour la saignée du pié avoir unchauderon , ou un sceau de fayence pleind’eau d’une chaleur supportable , pour ra-réfier le sang & gonfler les veines. On estquelquefois obligé de s’en servir lorsqu’onsaigne au bras, & que,les vaisseaux ne semanifestent pas assez. Le chirurgien doitavoir une personne au-moins pour éclai-rer , tenir le vaisseau qui est destiné à re-cevoir le sang , & donner quelque secoursau malade , en cas de íoiblesse ou d’autreaccident.
Pendant l’opération , le malade doit êtreplacé dans une situation commode ; il doitêtre couché , s’il est sujet à se trouver mal.On cherche l’endroit où est l’artere & letendon ; on pose la ligature à la distance detrois ou quatre travers de doigt du lieu oùl’on doit piquer. Voye[ Ligature. Ou faitfur l’avant-bras quelques frictions avec ledoigt indice & du milieu. Après avoir choisile vaisseau qu’on doit ouvrir , on tire unelancette , on I’ouvre à angle droit, & onmet à la bouche l’extrémité de la châsse , defaçon que la pointe de l’instrument soittournée du côté du vaisseau qu’on doit sai-gner. On donne encore quelques frictions »& l'on assujettit le vaisseau en mettant lepouce dessus, à la distance de trois ou quatretravers de doigt au-dellous de l’endroit oùl’on doit piquer. On prend ensuite la lan-cette par son talon, avec le doigt indicateur& le pouce ; on fléchit ces deux doigts ; onpose les extrémités des autres fur la partie ,pour s’aílurer la main ; on porte la lancettedoucement, & plus ou moins à-plomb ,jusque dans le vaisseau ; on agrandit l’ou-verture en retirant la lancette ; le sang re-jaillit ausfi-tôt. La personne chargée duvaisseau qui doit recevoir le sang, le pré-sente , & on fait tourner le lancetier dansla main du bras piqué, pour faire pafler plusvue le sang par le mouvement des muscles.Pendant que le sang sort, on pose la maindessous l’avant-bras pour le soutenir. Quandle sang ne sort point en arcade, on lâche
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