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Fiugo , Odsumi & Satzuma.’ Le revenuannuel de ces neuf provinces monte à 344mankokfs. ( D. J.)
SAIKOKF , Île (Grog. mod.) c'est-à-direle pays de l 1 ouest , grande île de l'Océan.Après l’île de Nipon, c'est la plus considé-rable en étendue des trois grandes îles quiforment l'empire du Japon. Elle est situéeau íud-ouest de l'île de Nipon , dont elle estséparée par un détroit plein de rochers &d'iles, qui font en partie désertes & en partiehabitées. On la divise en neuf grandes pro-vinces , ôc on lui donne r 48 milles d’Alle-magne de circuit. (D. J.)
SAILLANT , adj. ou part. (Gram. ) quis’avance en-dehors ; la partie saillante decette façade ; enfoncé est le corrélatif & lecontraire de saillant. Il s'emploie au figuré :voilà un morceau de poésie bien saillant ;voilà une pensée saillante.
Saillant , en termes de Fortification ,signifie ce qui avance. V. Angle saillant.
On dit le saillant du chemin couvert,pour l'angle saillant formé par les branchesqui se rencontrent vis-à-vis l’angle flanquédes bastions, des demi-lunes, &c. (Q)
Saillant , en termes de Blason , se ditd’une chèvre , d’u.n mouton ou d'un bélierreprésenté avec les pattes de devant élevéescomme pour sauter.
U11 lion saillant est celui qui est placé enbande, ayant la patte droite de devant àdroite de l'écuíson, & à gauche la patte gau-che de derriere. C'est ce qui le distingue dulion rampant. Voye^ Rampant.
De Cupis à Rome, d'argent au boutsaillant d’azur, ongle & acorné d’or.
Capriol de Pechaflaut en Languedoc ,déagur a une chtvre saillante d , or.
Morlat de Doyx en Auvergne , d'atur àune licorne saillante d'argent. (G.D.L.T'.)
Saillans , (Géog. mod,') petite ville de-France au bas Dauphine, dans le Diois, furla Drôme, entre Die & Creft. On croit voirdans Í011 nom un reste de celui de Sanga-launi, anciens peuples de cette contrée. (D. J.)
SAILLE, (Marine.) exclamation que fontles matelots lorsqu’ils élèvent ou poussentquelque fardeau.
SAILLIE, s. f. (Art d’écrire.) pensée vivequi paroît neuve , ingénieuse , piquante ,Sc qui n'est cependant pas réfléchie. Pour
S A I
peu qu’on considéré les choies avec une cer-taine étendue , les Jaillies s’évanouiílent, ditl’auteur de l ’Esprit des lois. Elles ne naissentd’ordinaire que parce que l'esprit se jettetout d’un coté & abandonne les autres. Sil’on examine de près les saillies qu’on voitdans tant d'ouvrages qu’on aime & qu'onadmire tant aujourd’hui, l’on verra qu’ellesne tiennent à rien , qu’elles ne vont à rien,& ne produisent rien ; elles ne doivent doncleurs succès qu’à la frivolité d’eíprit qui ca-ractériíe ce iìecle. (D. J.)
Avoir des saillies ; c’est paster lans grada-tion d’une idée à une autre, ce qui demandefans doute de la vivacité &c un esprit agile.Ces transitions soudaines & inattenduescausent toujours une grande surprise. Sielles se portent à quelque chose de plaisant,elles excitent à rire ; íì à quelque chose deprofond , elles étonnent ; si à quelque chosede grand, elles éleveur : mais ceux qui nesont pas capables de s’élever, ou de pénétrerd’un coup d’œil des rapports trop approfon-dis , n’admirent que ces rapports bisarres &sensibles, que les gens du monde falsifientsi bien. Et le philosophe, qui rapproche parde lumineuses sentences les vérités en appa-rence les plus séparées, réclame inutilementcontre cette injustice. Les hommes frivole^,qui ont besoin' de temps pour suivre cesgrandes démarches de la réflexion , sontdans une espece d’impuiílance de les admi-rer , attendu que l'aamirarion ne íe donnequ’à la surprise , & vient rarement pardegrés.
Les saillies tiennent, en quelque sorte ,dans l’esprit, le même rang que l’humeurpeut avoir dans les pallions. Elles ne suppo-sent pas nécessairement de grandes lumières-;elles peignent le caractère de l’esprit. Ainsiceux qui approfondissent vivement les cho-ses , ont des Jaillies de réflexion ; les gensd’une imagination heureuse, des faillies d’i-magination ; d’autres, des saillies de mé-moire ; les méchans , de méchancetés ; lesgens gais, de choies plaisantes , &c.
Les gens du monde, qui font leur étudej de ce qui peut plaire , ont porté plus loin| que les autres ce genre d’eíprit : mais, parce| qu’il est difficile aux hommes de ne pas oa-j trer ce qui est bien, ils ont fait, du plus. naturel de tous les dons, un jargon plein