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Tome vingt-neuvième.
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^affectation. L’envie de briller leur a faitabandonner, par réflexion , le vrai & lesolide, pour courir fans cesse après les illu-sions & les jeux d’imaginadoin

Saillie ou Projecture, t. f. (Archi t .)avance qu’ont les moulures Sc les membresd’architecture au-delà du nu d du mur > &qui est proportionnée à leur hauteur. C’estauífi toute avance portée par encorbelle-ment au-delà du mur de face , comme fer-mes de pignon, balcons, ménianes, galeriesde charpente , trompes, S c. Les saillies furles voies publiques sont réglées par les or-donnances.

On doit regarder toute faillie comme lamesure ou la distance de laquelle une partied’un ordre & de chaque membre en parti-culier , s’avance fur l’autre , en comptantdepuis 1 axe. Les faillies des membres fontproportionnées à leur hauteur, excepté dansles plates-bandes*, auxquelles on donne pourfaillies la hauteur da liteau , & excepté en-core la plate-bande qui est une partie essen-tielle de la corniche , Sc qui a toujours unesaillie extraordinaire. {D. J.)

Saillie , ( Danse.) ou pas échappés de deuxpiés ; ce font des pas de danse qui s’exccu-tent de la maniéré suivante.

Il faut être élevé fur les deux pointes, lespiés à la quatrième position, le corps égale-ment posé. Je suppose que le pié droit soitdevant vous : laissez échapper vos deuxjambes comme íì les forces vous man-quoient, vous laiffez gliffèr le pié droitderrière, Sc le gauche revient devant. Enpartant tous deux à-la-fois & en tombantles deux genoux pliés, vous vous relevez aumême instant, & remettant le pié droitdevant, le pié gauche revient derrière, cequi vous remet à la même position où vousétiez en commençant. Comme vous êtesencore plié , vous vous relevez du mêmetemps en rejettant le corps fur le pié gauche,& assemblant par ce mouvement fauté lepié droit auprès du gauche en vous posant àla premiere position : vous faites enluite unpas du pié gauche, ce qui s’appelle dégagerle pié ,/Ce qui vous mer dans la liberté defaire les pas qui íuivent. Cet enchaînementde pas fe fait dans détendue de deux mesuresà deux temps légeis.

Ces pas sc font encore en tournant. Ayant

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les deux pics á la premiere position, & étantélevé fur la pointe, vous pliez en laissantéchapper les deux piés à-la-fois à la distancede la seconde position en tombant plié ;vous vous relevez , Sc vous rapprochez lesdeux piés l’un près de l’autre à la premiereposition ; vous dégagez ensuite l’un oul’autre des deux piés pour faire tels autrespas que vous souhaitez.

Saillies , ( Géog. mod. ) petite ville deFrance dans le Béarn, au diocèse de Lefcar,à ii lieues de Pau. Elie est remarquable parune fontaine salée qui s’y trouve , & quifournit beaucoup de sel au Béarn. {D. J.)

SAILLIR , v. n. ( Gram .) c’est faire uneéminence remarquable. Faites faillir cettepartie , détachez-la du fend. Il fe dit aussi''du mouvement rapide des eaux jaillissantes;on voir faillir de cet endroit mille jets. Sail-lir , c’est la même chose que couvrir. Cettejument n’a point encore été faillie.

SAIN , adj. ( Gram. ) qui jouit d’unebonne santé, qui n’a rien d’altéré , de cor-rompu , de contagieux. Cette femme estfaine , on peut en approcher fans danger. Illí dit auílî de l’air ; l’air de cette contréeest sain. Des choies qui contribuent à lasanté ; la promenade est faine ; le métier deslettres est mal -sain ; les fèves sont lourdesSc mal -faines. Il étoit sain d’entendement. Ila les mœurs faines. Sa doctrine est faine. Ila le jugement sain.

Sain , ( Critique sacrés .) tP y m t -, ce mot,dans l’Ecriture , íe prend au figuré pour cequi est pur, vrai, conforme à la droiteraison ; un discours sain , \oy<x oy/of, klite, c. ij, 8 , est une doctrine pure, hon-nête , solide , utile, véritable ; ce mot Cyioça le même sens dans les auteurs profanes.Archidamas, roi de Lacédémone , voyantun vieillard étranger qui teignoit sos cheveuxpour paroirre plus jeune, fe mit à dire : quenous proposera de stin un homme dont non-feuîement l’eíprit est faux, mais la tête même.Elian. Var. hifl. lib. III, c. xx. {D. J.)

Sain , île de , ou Sayn , ( Géog. ) petiteîle situé fur la côte méridionale de la Baíle-Bretagne , vis-à-vis la province de Cor-nouailles. M. de Valois prétendoit que Mer-cure y ctoit anciennement adoré. PomponiusMêla , l. III, í. vj , qui parle de l’oracle decette île > ne nomme pas la divinité qui 1-