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Tome vingt-neuvième.
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yio S A I

Amand , l'a réuni à ia France avec son ter-ritoire , ce qui a été confirmé à la paixd’Utrecht.

A trois quarts de lieue de cette abbaye setrouvent des sources minérales connues fousle nom d'eaux & Boues de Saint-Amand : onles a rendues très propres & commodes en1765. Elles font précieuses & véritablementefficaces pour plusieurs sortes de maladies :on peut voir l’histoire de ces eaux & leurspropriétés dans l’excellent ouvrage de M.Desmilleville , médecin à Lille , intituléEssai hif.orique &' analytique des eaux &boues de Saint-Amand , ou l’on examine leursprincipes , leurs vertus.... à Valenciennes1767. M. Robert de Heffeln en a publié unbon abrégé dans son Vl e . vol. du Diclion-naire de la France , / 7 z- 8 °, VJJI , auquelnous renvoyons.

M. Morand a donné à l’académie desSciences , en 1743 , un mémoire fur lespropriétés de ces eaux, qui se trouve in-féré dans les volumes de cette académie.Il y est dit qu’on a trouvé un petit autel debronze avec les principaux traits de l’histoirede Remus & de Romulus en relief, dont cesavant fit ^acquisition; une petite statue dudieu Pan , plusieurs de Cupidon , quantitéde fragmens de vases antiques faits d’uneterre bolaire , fine & rougeâtre , telle quecelle de Bucakos.

La découverte de ces monumens semble-roìt indiquer que les Romains avoient con-nu & fait usage de ces eaux , & que ces fi-gures pourroient avoir servi à la décorationde la fontaine.

Elles ont été en réputation depuis quel'archiduc Léopold , gouverneur des Pays-Bas , y fut parfaitement guéri en 1648,d’une colique néphrétique & du gravier ,dont ce prince étoit attaqué. M. d’Hero-guelle fit revivre la réputation de ces eauxpar un traité qu’il publia en 168y fur leursvertus curarives. On commença par ordredu roi , en 1(^97 , à entourer d’une bon-ne maçonnerie le baífin de la premierefontaine afin d'en écarter les eaux étran-gères.

Les boues de Saint-Âmant ont depuis 7jufqu'à 10 degrés de chaleur au-desiùs dutempéré : mais le degré de leur surface

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est soumis aux variations de l’athmosphere.

(C).

SAINT-AMBROISE, (Géog. HiJÍ.Idtt.)petite ville du bas-Languedoc , fur la Ceze,au dioceíe d’Uzès; c’est la patrie de SamuelSorbieres , né de parens protestans, devenuprincipal du colleg-e d’Orange : il se fit ca-tholique à Vaison en 1653 ; íe pape Alexan-dre VII , Louis XIV , le cardinal Mazarin& le clergé de France , lui donnerent desmarques publiques de leur estime , & luiaccordèrent quelques bénéfices. Clément IX( Rofpigliosi ) , avec lequel il étoit en rela-tion de lettres, ne le traita jamais que com-me son ami , lans avoir foin de sa fortune;Sorbieres s’en plaignoit plaisamment , endisant qu’il avoit plus besoin d’une charre-tée de pains que d’un baífin de confitures:on envoie , disoit-il , des manchettes a unhomme ^ qui n a point de chemises. Il n’étoitpas savant , mais il entretenoit liaisonavec des savans , tels que Hobbes, [Gas-sendi , ùc. il appelloit les relations desvoyageurs les romans des philosophes. LeSorberiana n’est pas de lui , il a traduitì’Utopie de Thomas Morus , & est morten 1670. Vjye[ Anecdotes littêr. tome I ,IJSO. ( C. )

SAINT-AMOUR , ( Géogr. Hist. Litt. )petite ville de la Franche-Comté, au bail-,liage d’Orgelet, fur les frontières de la Bres-se, avec un chapitre.

Guillaume de Saint-Amour , chanoinede Beauvaís, un des premiers professeursdu college de Sorbonne , célébré docteur,& défenseur intrépide des privilèges de l’u-niversité , avoit été envoyé à Rome avectrois autres docteurs pour plaider la causede l’université contre les religieux men-dians ; après bien des vexations il eut unedéfense expresse du pape Alexandre IV,de revenir en France , avec priere au roide ne l’y pas laisser entrer. Guillaume seretira à Saint-Amour , sa ville natale , quipour lors n’étoit pas du royaume de Fran-ce : il avoit composé contre les mendiansion livre du péril des derniers temps. Il mou-rut dans fa patrie en 12.71, très-regretté del’univerfité & de tous les gens de bien. Unpoète contemporain parle de la persécu-tion qu’il souffrit comme d’une persécu-tion inique ;

Etre